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Chersonncse Tauriqne. Elle étoit dans lesterres , selon Prolonge , L III. c. vj. quila place entre Taphros & Portigia. {!). J.)
TAROPECZ , ( Ge'og. mod.) ville del’empire ruffien, dans le duché de Rescow,aux confins de la Lithuanie & du duchéde Smolensko. ( D. J.)
TAROT, f. m. (terme de Luthier.)instrument à anches & à vent, qui a onzetrous , & qui sert de basse aux concertsde musettes. {D. J.)
TAROTS, terme de Cartier , ce fontdes especes de cartes à jouer , dont onse sert en Espagne , cn Allemagne &d’autres pays. Ces cartes font marquéesdifféremment de celles dont on se serten France ; & au lieu que les nôtres fontdistinguées par des cœurs , des carreaux ,des piques & des trefl.es , elles ont descoupes , des deniers , des épées & desbâtons appelles en espagnol , copas , dî-neras , ejpadillas , bajìos. L’envers descartes appellées tarots , est communémentorné de divers compartimens.
TAROT, f. m. (terme de joueur de de's.)c’est une espece de dé d’ivoire, dont cha-que côté porte son nombre de trous noirs,depuis i jusques & compris 6 , & dont onse sert pour jouer. ( D. J.)
TAROT IERS, f. m. { Artmechaniq.)ouvriers qui font des tarots. C’est un desnoms que l’on donne aux maîtres cartiersfaiseurs de cartes à jouer, dans leurs statutsde î’année 1594. Foyq Cartier.
TAROUPE, f. f. ( Aaatom. ) espacequi est entre les deux sourcils ; i! est chargéde poils dans quelques personnes, & c’étoitlà le cas de M. de Turenne ; le comte deRusty trouvoit que sa taroupe velue luirendoit la physionomie malheureuse : quoiqu’il en soit, c’est une difformité à nosyeux ; mais les anciens pensaient tout lecontraire ; car ils employaient fart pourfaire naître du poil dans cette partie, &réunir les deux sourcils : anesuperciíii con-smia nuda repletis , dit Ovide. ( D■ J.)
TARPEIEN , {Hift. anc.) épithete quel’on a donné à un rocher de Rome, dontla hauteur est considérable, & d’où la loides iz tables avoit ordonné de précipiterles coupables de certains crimes capitaux.
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C’est fur ce rocher qu’o n avoit bâti le ca-pitole. Voye\ Capitole.
II se peut que le mont Tarpeien fûtautrefois assez escarpé d’un côté pour tuersur le champ ceux/jue l’on précipitoit de sacime ; mais il est impossible qu’il ait étéjamais de cette élévation surprenante quelui ont donnée quelques auteurs , s’il enfaut juger par celle qu’on lui voit à présent.Voyei les lettres de Burnet, p. zj 8 , &le voyage de Misibn , p. t o 5.
Ce rocher reçut son nom cfune vestale,appellée rarpeia , qui livra aux Sabins lecapitole dont son pere étoit gouverneur ,à condition que les ennemis lui donneroienttout ce qu’ils portoient à leurs bras gau-ches , entendant parler de leurs bracelets ;mais les Sabins, au-lieu de lui présenterces joyaux , lui jeterent leurs boucliersqu’ils portoient aussi aux bras gauches, &l’écraserent sous le poids de ces armes.
D’autres attribuent la trahison du ca-pitole à son pere Spurius Tarpeius ; ilsajoutent qu’il fut précipité du í c cher parordre de Romulus, & que depuis ce temps-là on fit subir le méme supplice à tous ceuxqui s’étoient rendus coupables du crime detrahison.
Tarpeiens , jeux, (Antiq. rom.) jeuxinstitués à Rome par Romulus, en 1 hon-neur de Jupiter Feretrius ; mais comme onles nommoit plus communément jeux ca -pitolins , voye\ CapiT.OIINS, (D. J.)
TARPEIUS , ( Mythologie. ) Jupitera quelquefois ce surnom à cause du templequi lui étoit consacré sur le mont Tarpeien,depuis appellé Capitole ; il y avoit aussi lesjeux tarpeiens ou capitolins , que l’on cé-lébrait en 1 honneur de ce dieu. {D. J.)
TARQUINIE, Tarquinii , {Géog.anç.)ville de la Toscane , selon Tite-Live , /. I.c. xxxiv- ses habitans font nommés Tar-quinienfes. Uoye\ ce mot.
Tanaquille , femme de Tarquinius Pris-ais , roi de Rome , étoit née à rarquinie ,où elle fut mariée à Lucumon , hommetrés-riche , & qui , par cette alliance ,espéra de s’avancer aux dignités ; cepen-dant , comme il y trouva de grands obsta-cles en Toscane , Tanaquille son épousef engagea de venir s’établir à Rome avecelle. 11 s’y rendit j se fit nommer t arqué-