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Tome trente-deuxième.
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T A R

tîon , & par la couleur terne & bleue dusel, il faut le calciner ou le refondre pourlui ôter le cuivre qui le rendroit ciné-tique.

Ce remede n’est pas autant employé qu’ille devroit être.

Tartre , ( Teinture. ) les Teinturiersmettent le tartre au nombre des droguesnon colorantes, c’eíf à-dire , qui ne fer-vent point à donner de la couleur aux étof-fes , mais qui les préparent à la recevoir.Cette drogue, bien ou mal employée dansles bains ou bouillons , met une grandedifférence dans les teintures.

La crème ou crystal de tartre qu’em-ploient les Teinturiers du grand teint,st est a 1 tre choie que le tartre blanc ourouge mis en poudre , & ensuite par lemoyen de l’eau bouillante , de la chaustè& de la cave , réduit en petits crystauxblancs. {D. J.)

Tartre martial ou calibé ,

(Mat. méd. ) voye\ MARTIAL.

TARUDANT, ( Géog. mod. ) ville d’A-frique , au royaume de Maroc , capitale dela province de Sus, dont elle porte aussile nom. Elle est à deux lieues au midi dugrand Atlas, & passe encore pour une desbonnes villes d’Afrique par son commerce.

1ARUIDUM , ou TaRUEDUM ,k ireog. anc. ) promontoire de la GrandeBretagne. Ptolomée , /. II. c. iij. le mar-que lur la cote septentrionale après l’em-bouchure du fleuve Nabirus. On croît quec est présentement Dungisbehéad en Eto-ile , dans la province de Cathnet. ( D. J.)

TARUNTIUS , f. m. ( Ajìronom. )c’est le nom de la quarantième tache de !alune, suivant le catalogue que le P. Ricciolinous en a donné dans fa scénographie,(D. J.)

TAR US , {Géog. anc. ) fleuve d’Italie,dans la Gaule cispadane , selon Pline , /.III. c. xvj. Il a conservé son nom ; onl’appelle Taro. (/?./•)

, TaR USA TES ,{Géog. anc.) peuplede la Gaule aquitanique , & dont César ,liv. III. ch. xxll j. L- XXVIj. fait mention.M. Samson , dans ses remarques fur lacarte de Vancienne Gaule , dit : on ne dis-£«te presque plus aujourd’hui que k paysTome XXXII.

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des Tarufates ne soit le Turf au , & Aire estla capitale du Tursau. {D. J.)

TARY , s. m. ( terme de relation. ) c’estainsi que les voyageurs appellent la liqueurqui distille des cocotiers ; c’est le seul vinque l’on recueille dans le pays de Malabar ,Lt même dans toute l’Inde ; car la liqueurqui fe tire des autres especes de palmiers,est presque de méme nature que celle quifort du cocotier. Ce vin n’est pas à beau-coup prés íì agréable que ce’ui que l’onexprime des raisins , mais il enivre tout deméme. Quand il est récemment tiré , il estextrêmement doux ; si on le garde quelquesheures, il devient plus piquant, & en mê-me temps plus agréable ; il est dans fa per-fection du soir au matin ; mais il s’aigrit aubout de vingt-quatre heures.

On n’a point dans les Inles d’autre vi-naigre que celui-là. En distil ant le jus ducocotier , lorsqu’il est parvenu à sa plusgrande force , & avant qu’il ait commencéde contracter de l’aigreur , on en fait d’af-fez bonne eau-de-vie ; on peut méme larendre très-forte en la paílant trois fois parPalambic.

Les Brésiliens ne s’adonnent point ,comme les Indiens , à tirer le tary des co-cos ; ils n’en font pas non plus d’eau-de-vie , parce que les cannes de sucre leur enfournistent suffisamment, & que Tailleurson leur en porte beaucoup de Lisbonnequi est bien meilleure que celle qu’ils pour-roientfaire. {D. J.)

TAS , MONCEAU , f. m. ( Synonym.

Gram. ) ils font éga'ement un assemblagede plusieurs choses placées les unes fur lestautres , avec cette différence que le taspeut être rangé avec symmétrie , & que lemonceau ffa d au re arrangement que ce-lui que le hazard lui donne.

II paroìt que le mot de tas marque tou-jours un amas fait exprès , asin que les cho-ses n’étant point écartées, occupent moinsde place , & que celui de monceau ne dé-signe quelquefois qu’une portion détachéepar accident d une masse ou d’un amas

On dit un tas de pierres, Iorsqu’ellesfont a des matériaux préparés pour faireun bâtiment. & I on dit un monceau depierres, lorsqu elles font les restes d’un édit

fice renveríe,

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