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Tome trente-deuxième.
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T C H

TCHOHACAR, s. m. terme de rïíaùon,porte-manteau du grand-seigneur ; c’est letroisième page de la cinquième chambre ,appelle' khas-oda , c’est-à-dire , chambreprisée, qui a cet emploi. Duloir. (.0.7.)

TCHORBA , terme de relation , c’estune espece de crème de ris, que les Turcsavalent comme un bouillon ; il semble quece soit la préparation du ris dont les anciensnourrisiòient les malades, (o. 7.)

TCHORVADGI, f. m. terme de rela-tion , capitaine de janistàires ; les tchor-vadgis portent dans les cérémonies desturbans pointus , du sommet desquels fortune haute & large aigrette , plus grandeencore que ne font les panaches qu’on meten France fur la tête des mulets, nuloir.(z>. J.)

TCHUCHA, f. m. [Minéral.) espece deminéral ; c’est peut-être le cinnabre íì rarede Dioscoride. Le meilleur vient de laville de Chienteou , dans la province deHouguang : on le trouve dans les mines ;il est plein de mercure. On assure mémeque d’une livre de tchucha , on pourroittirer un quart de livre de mercure ; maisle tchucha est trop cher pour faire cetestai : les grosses pieces font de grand prix ;lorsqu’on le garde, il ne perd rien de savivacité & de sa couleur. II a son rangparmi les remedes internes : pour cela onle réduit en une poudre fine ; & dans lalotion , on ne recueille que ce que l’eauagitée éleve & soutient. C’esl alors uncordial chinois pour rétablir les espritsépuisés ; mais je crois qu’iì ne produitguere cet ester. [D. J.)

TCHUKOTSKOI, ÇHist.mod.) peu-ple de l’Asie orientale , qui habite lesconfins de la Sibérie , fur les bords del’Océan oriental ; ils font au nord de Iío-rekis , & de la péninsule de Kamtchatka ,qui est soumise à l’empire de Russe ; ilsfont séparés du pays des Korekis, parla riviere Anadir , & vivent dans Indé-pendance. Ces peuples habitent dans descabanes fous terre , à cause de la rigueurdu froid qui règne dans ce climat ; ils senourrifíênt de postions qu’ils pêchent dansla ruer, ou de la chair des rennes, dontils ont de grands troupeaux , & qu’ils em-ploient aux mêmes usages que 1 on fait

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ailleurs des chevaux ; ils se font tirer parces animaux attelés à des traîneaux , &voyagent de cette maniéré. Ces peuples,ainsi que ceux de leur voisinage, n’ont niidée de Dieu , ni culte , ni temps marquépour faire des sacrifices ; cependant detemps à autre ils tuent une renne ou unchien , dont ils fixent la tête & la langueau haut d’un pieu ; ils ne savent point eux-memes a qui ils font ces sacrifices, & ilsn ont d autre formule que de dire 1 c’ejtpour toi , puijfe-tu nous envoyer quelquechose de bon.

Les Tchukotskoi n’ont point une moraleplus éclairée que leur religion. Le vol estchez eux une chose estimable , pourvu quel’on ne soit point découvert. Une fille nepeut être mariée à moins qu’elle n’ait faitpreuve de son savoir faire en ce genre. Lemeurtre n'est pas non plus regardé commeun grand crime, à moins que ce ne soitdans fa propre tribu ; alors ce font lesparens du mort qui se vengent sur le meur-trier. La polygamie est en usage parmi eux ;ils font part de leurs femmes &c de leursfilles à leurs amis , & regardent commeun affront , lorsqu’on refuse leur politesse.Les Tchukotskoi font de dangereux voi-sins pour les Korekis & pour les sujets dela Russie, chez qui ils font de fréquentesincursions.

. TCHUPRIKI, ( Hifi. mod. économie.)c’est le nom que les habitans de Kamts-chatka donnent à du poisson , moitié cuit& moitié fumé , dont ils se nourrissent ,& qu’ils font aussi sécher pour le mangercomme du pain. On assure que le poissé»préparé de cette maniéré est assez bon.

T E

TÉ , ( Mufiq. des anc. ) l’une de qua-tre syllabes par lesquelles _ les Grecs sol-fioientla musique. Voye\ SOLFIER. (S)

TEANUM , ( G'éog. anc. ) ville d Ita-lie , dans la Campame & dans les terres ,aujourd’hui Piano. Pline , lw. III, ch. v.qui ! ui donne le titre de colonie romaine!a surnomme Sidicinum ; & etl e ;f et c ][g^ffoit besoin d un surnom pour pouvoiretre diít.nguee dune autre Teanum quietoit dans la Fouille. Tite-Live,/'v. XXII.

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