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ses législateurs, Harmodias , Aristogiton& Pindare. Xerxèt avoir enlevé toutesces statues ; mais Alexandre les ayant trou-vées dans le palais de Darius , les ren-voya aux Athéniens.
C’est chez les Romains principalementque Mars étoit honoré, car ils le regar-doient comme le protecteur de leur em-pire. Auguste lui bâtit deux temples célé-brés , Pun fur le capitule, d’après le mo-delé de Jupiter Férétrius , & à l’occa-siondes étendards rapportés parlesParthes.Il éleva Pautre dans son forum , & ie dé-dia à Mars vengeur, rrtartì ultori, en mé-moire de la bataille de Philippes, selon letémoignage d’Ovide :
Templa feres , & me vìclorc vocaberisultor ;
Voi'erat t & Jufo Icetus ab hofie redit.
Dion , liv. L. de son histoire , ajoutequ’on déposa dans ce temple les enseignesenlevées aux défenseurs de la liberte ro-maine , & le sénat ordonna que le charsur lequel César avoit triomphé -, seroitmis dans le temple de Mars , pour con-server la mémoire des victoires de Pem-perenr. Ce temple de Mars étoit soutenude cent colonnes. On prétend que c’estfur ses ruines qu’on a bâti dans Romemoderne Péglise de Sainte Marie desPalmes.
Ií y avoit encore dans l’ancienne Romeun autre tempk de Mars , hors de laville & fur )a voie Appienne y où le sénats assembla quelquefois. La remarque deVitruve est en général vraie ; il dit qu’or-dinairement les temples de Mars étoienthors des murs , afin de servir de rempartaux villes contre les périls de la guerre :cependant, outre qu’Auguste s’écarta decette réglé , nous savons du même Vi-truve , qu’à Halicarnastè , le temple deMars étoit situé au milieu de la forte-resse ; mais ce qu’on observa plus régu-lièrement , fut tordre dorique dans lestemples de ce dieu. ( L>. J. )
Temples de Mercure , ( Antiq.grecq. & rom. ) ce dieu semble avoir étéinventé pour le bien des hommes , si tou-tes les louanges que lui donne Horacedans une de ses odes ( ode x. L I, ) font
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vraies. Quoi qu’il en soit , les Grecs & lesRomains eurent Mercure en vénération,& lui dressèrent dans les carrefours & furles grands chemins ces statues , nomméeshermes. 11 y avoit plusieurs temples endifférentes villes de la Grecs , dont quel-ques-uns cependant étoient déja en ruine dutemps de Pausanias ; mais ce dieu étoitparticulièrement honoréàCyllene en Elide,où il avoit un temple célébré, & à Ta-ri agre où il en avoit deux. U eut enAchaïe un temple & un oracle qu’on con-sulta long-temps. Mercure avoit encore àRome, dans le grand cirque, un fort beautemple qui lui fut dédié Pan 67 y , de lafondation de cette ville. Enfin, si nousen croyons Tacite , les Germains l’ado-roient comme le souverain des dieux , &lui immoloient des victimes humaines :Deorum maximum Mercurium colunt ,cui humanis quoque hoftiis litare sashabent. ( D. J.)
Temples de Minerve, (Antiq.grecq. & rom. ) le culte de Minerve ap-porté d’Egypte dans la Grece , pastà dansla Samothrace , & de-là dans P Asie mi-neure. Les Rhodiens furent les premierspeuples de ces cantons r qui dressèrent destemples à Minerve, pour leur avoir en-seigné Part de faire des statues colossales- ;mais ayant manqué de feu dans un sacri-fice qu’ilslui faifoient, la fable dit qu’ellese retira de dépit en la ville d’Athènes,où elle fut adorée sous le nom de va-finof*c’est-à-dire, la de'effe vierge. Les Athé-niens lui firent bâtir un temple immortel,& lui dressèrent une statue de la main dePhidias , toute d’or & d'ivoire, de 39pies de haut. Nous en avons parlé aumot Statue , & au mot Sculpteursanciens , à Partiels de Phidias.
La déesse, car c’est ainsi qu’on la nom-moit par excellence, ne raignoit pas moinssouverainement dans la Laconie que dansPAttique : en effet, il n’est pas étonnantque celle qui présidoit aux combats , socsingulièrement honorée par les Lacédémo-niens ; aussi avoit-elle sept ou huit templesdans Sparte ; maïs le plus célébré ( &peut-etre de 1 ancienne Grece ) , fut com-mence par Tyndare, qui en jetra lesfondemens ; Castor Lc Pollux y travail-