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Tome trente-deuxième.
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â’un demi-pouce ; ce qui peut s’expliqueren supposant Zurich plus élevé que Up-miníter.

5 0 . La quantité de pluie qui tombe enSuisse & en Italie est pl? s grande que cellequi tombe dans la province d Eílex, quoi-que dans cette province il pleuve plus sou-vent ou qu’il y «r plus de jours pluvieuxque dans la Suisse. Voici la proportion despluies d’une année entiere en disséremlieux , tirée d’astêz bonnes observations. AZurich la hauteur moyenne de la pluietombée pendant un an étoit de 1 31 f poucesanglois ; à Pise 43 5 à Paris 23 ; à Lilleen Flandre 23 l ; à Townley, dans la pro-vince de Lancalire,42 § ; à Upminster 10 J.Voye\ Pluie.

6 U . Lc froid contribue considérablementà la pluie , vraisemblablement à causequ’il condense les vapeurs suspendues & lesprécipite ; en forte que les saisons les plusfroides & les mois les plus froids sont engénéral suivis des mois les plus pluvieux ,& les étés froids sont toujours les plus humi-des.

7 0 . Les sommets glacés des hantes mon-tagnes agissent non-seulement sur les lieuxvoisins, par les froids, les neiges, les pluies»&c. qu’ils y produisent , mais encore sordes pays assez éloignés , témoin les Alpes ,dont fesser agit jusqu’en Angleterre ; carle froid extraordinaire du mois de décem-bre 1708, & les relâchemens qu’il eut ayantété apperçus en Italie & en Suisse quelquesjours avant qu’en Angleterre , doivent ,suivant M. Derham , avoir paíïé de l’un àl’autre.

Depuis un certain nombre d’années , onfait par toute l’Europe les observationsmétéorologiques avec une grande exacti-tude. La société royale de Londres adressail y a environ vingt ans, un écrit circulaireà tous les scavans pour les y exhorter. II yavoit d-'ja long-temps que l’on les faisoitdans l’académie royale des sciences deParis, Dès avant 1688 , quelques-uns deses membres avoient observé pendant plu-sieurs années , la quantité d’eau de pluie fkde neige qui tombe tous les ans, soit àParis , soit à Dijon ; ce qui s’en évapore ,& ce qui s’en imbibe dans la terre à plus oumoins de profondeur , comme on en peut

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juger par quelques ouvrages fort antérieurs, 1touchant l’origine des fontaines & des ri-vières, & íur-tout par le traite du mou-vement des eaux , de M. Manotte. Mais ilest certain qu’en 1688 , la compagnie réso-lut de mettre ces observations en réglé,

M. Perrault donna le dessein d’une ma-chine propre à cet usage , ik M. Sedileanfe chargea des observations. Après M. Se-dileau , ce fut M. de la Hire , ífo. & en-fin, elles ont été continuées jusqu à aujour-d’hui sans interruption. On y joignit bien-tôt les observations du baromètre & duthermomètre , le plus grand chaud & leplus froid qu’il fait chaque année, chaquesaison , chaque jour , 6c avec les circons-tances qui y répondent, les déclinaisons de1 aiguille aimantée , & dans ce siécle les ap-paritions de Tau tore boréale.

P ronofiìc du temps. Nous ne voulonspoint entretenir ici le lecteur de ces vaines&^rbitraires observations du peuple. Nousabandonnons cette foule de prédictions quiont été établies en partie par la ruse , & enpartie par la crédulité des gens de la cam-pagne ; elles n'ont aucun rapport natu-rel & nécessaire que nous connoiíîîons avecles choses en elles-mêmes. Telles sont lesprédictions de la pluie & du ventqn’on tiredu mouvement qui est parmi les oiseauxaquatiques pour sc rassembler vers la terre,& les oiseaux terrestres vers l’cau ; qu’onconclut encore , lorsque les oiseaux éla-guent leurs plumes , que les oies crient ,que les corneilles vont en troupe , que leshirondelles Volent bas & geroillent, queles paons crient, que les cerfs fe battent,que les renards & les loups heurlent , queles postions jouent , que les fourmis & lesabeilles fe tiennent renfermées, que lestaupes jettent de la terre , que ses vers deterre fe traînent, &c.

Nous n’offrirons rien de cette nature ,mais ce qui peut être fondé en quelque ma-niéré fur la nature des choses , ce qui peuejeter quelque lumière fur la cause & lescirconstances de la température del’air , oudu-iTioins aider à découvrir quelques-unsle sos effet sensibles.

t o. Lorsque 1 e ciel est sombre, couvert,qu’on est quelque-ten ps de bute fans so-leil , ni fans pluie , il deViCntd'uboid Leeu,

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