INTRODUCTION.
XVII
malgré les efforts qui, nous aimons îi le croire, ont été tentés, leItul est loin d’être atteint et les plus graves erreurs subsistentencore dans l'Index palxontologicus.
§ 15. — Pour les espèces dans leurs rapports avec la géologie,nous avons vu (g H) d’après quels principes elles ont été souventréunies a tort les unes avec les autres. Si maintenant nous cher-chons quel âge leur a été assigné, quelle est leur date géologique,nous verrons que souvent cet âge est fautif, parce que d’aprèstelles ou telles préventions, l’auteur prenait de préférence uneautorité plutôt qu’une autre, dans son indication, ou bien en donneplusieurs à la fois pour certaines espèces les mieux circonscritesdans leur zone, dont elles ne s’écartent jamais. Ainsi l’on ne peutse lier à i’càge géologique énoncé , toujours sans localités ; ce quiest une grande lacune dans un tel ouvrage.
§ 14. — Quant aux espèces considérées relativement au nomqu’elles doivent conserver, nous ne douions pas que M. Bronn n’yait apporté une profonde érudition; mais alors qu’il change lenom, pourquoi ne pas accompagner ce changement de la date quil’a déterminé? Lorsqu’on fait une critique, il faut mettre le lecteurà portée de juger sur quoi elle est fondée ; aussi aurions-nous dé-siré voir attacher une date aux ouvrages cités et moins abrégerles titres de ces ouvrages ; car on les rend souvent inintelligibles,ou l’on oblige h rechercher aux auteurs, d’abord leur nom tropabrégé, qu’il faut apprendre à Ireconnaître, puis le litre de leursouvrages, ce qui est un véritable travail que quelques mots de plusà chaque article, pouvaient épargner au lecteur. En supposant queM. Bronn soit quelquefois dans le vrai pour le nom le plus ancienappliqué aux espèces par les auteurs qui ont décrit des fossiles,n’a-t-il pas commis la faute que nous avons signalée (g 5), enparlant des travaux indépendants des paléontologistes et des zoolo-gistes? A-t-il toujours vu si le nom le plus ancien appliqué parles paléontologistes, n’était pas déjà donné depuis longtemps pardes zoologistes ou des concbyliologistes à des espèces vivantestoutes différentes? Ici, nous sommes encore obligé de l’avouer, sil’érudition de l’auteur est très-grande en ce qui touche les fossiles,il ne l’a pas étendueaux auteurs qui, bien antérieurement, faisaientde la science; aussi le nom conservé par lui, comme le plus an-ciennement appliqué par les paléontologistes, n’est-il pas encorecelui qui doit rester à l’espèce, car il a souvent été appliqué bienantérieurement h d’autres espèces vivantes par des auteurs spé-