l38 PONT DE SATIMUR.
des arbalétriers, dans les jambes de force, des entailles «, b , c, d ,et e, f, g, h , de deux pouces de hauteur, de manière que lesarbalétriers ne sont plus soutenus que par les deux supports c ,Z>, e, g - , et ci) h. Cette opération se fait, en même temps,
aux deux extrémités des rangs inférieurs d’arbalétriers d’une mêmearche. On la répète ensuite aux deuxième et troisième rangs, etenfin remontant au quatrième, lorsqu’il y en a quatre. Ceci finià tous les rangs d’arbalétriers et à toutes les arches, on ruinesuccessivement les deux supports, sur un pouce de hauteur et danstoute la profondeur de l’assemblage, aux rangs inférieurs desarbalétriers, et successivement aux deuxième, troisième et qua-trième rangs; ensuite, revenant aux rangs inférieurs, on ruineencore, et de la même manière, les deux supports sur le poucerestant de hauteur. On continue cette opération jusqu’à ce quela voûte ne porte plus sur les cintres; ce que l’on connoît lorsqu’onpeut facilement retirer les couchis sous la clef.
Il faut avoir la précaution d’enlever les calles et les couchisà fur et mesure qu’ils se trouvent libres sous les reins des voûtes,afin d’éviter les accidens qui pourroient résulter de leur chute surles charpentiers, lorsqu’ils sont occupés à ruiner les abouts desarbalétriers.
Meurthe, aujourd’hui Inspecteur général des Ponts et Chaussées, me remplaça àSaumur, où il termina la totalité du pont, tant pour la fermeture des dix archesrestantes que pour la perfection de cet édifice.