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Tome premier.
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l4o PONT DE SAUMIIR.

joints, tantôt obliques, tantôt horizontaux } des assises, jusqu’à 5

et 6 pieds de profondeur.

188. Lorsque le trou étoit à une profondeur suffisante, onprésentoit le tube de fer blanc, choisi d’une longueur convenablepour que le bout supérieur excédât de 6 pouces le dessus de lamaçonnerie et de l’eau. O11 proportionnoit la charge de poudreau diamètre de la chambre, et à la profondeur d'eau dont elleétoit recouvertej les plus fortes étoient alors d’une livre de poudre.Le trou supérieur étoit bouché de liège, dans la crainte que, parmégarde, on y laissât tomber de l’eau ou du mortier de ciment,dont je tne servois pour maçonner le pourtour extérieur du tube,jusque dans le fond et au-dessus de l’eau, à l’affleurement deson extrémité supérieure.

189. Cette maçonnerie ayant pris de la consistance, on re-levoit le bouchon de liège pour y mettre une charge de poudre,renfermée dans une gargousse proportionnée à la profondeur, aprèsquoi l’on bourroit le tout fortement avec de l’étoupe 5 on intro-duisoit, comme à l’ordinaire, l’aiguille à mine de 4 lignes degrosseur, ayant un œil dans le bout*supérieur, pour la tournerpeu à peu, à mesure que le remplissage en glaise et cailloux,très-menus et bien battus, s’exécutoit. Ensuite, avec un refouloirde bois, on achevoit le remplissage depuis la bourre jusqu’ausommet du tube de fer blanc.

190. Cette aiguille, retirée doucement, laissoit un passage pourconduire la poudre fine jusqu’à la bourre. J’avois disposé un moyeUqui me parut très-sûr pour conduire la charge jusqu’au fond, etempêcher que la poudre ne s’attachât aux parois de la glaise ; cequi arrive par la méthode ordinaire des mineurs, et produit soU'vent des accidens.

191. J’avois fait coudre un ruban de fil d’un pouce de largeur,