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Tome second.
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146 PORT DE DIEPPE,

de ces machines , auquel on employoit jusqu’à trois cent cinquantetravailleurs du régiment de Bourgogne et cent quatre-vingts paysans,commandés dans dix-huit paroisses, il ne fut pas possible de poserla fondation plus bas que 3 pieds 6 pouces au-dessous des basseseaux. L’approche de l’hiver et la fatigue causèrent beaucoup demaladies parmi les ouvriers.

Cette fâcheuse expérience détermina M. Devoglio, Ingénieuren chef, à adopter pour la fondation des dix autres piles et de ladernière culée d’autres moyens d’exécution. Les caissons lui paru-rent préférables à tout. En effet, on peut voir par le compte decet Ingénieur rendu à M. Trudaine, en 1766, et déposé au bureaudes Ponts et Chaussées, que la nouvelle méthode procura au Gou-,vernement une économie de 400,000 liv. On n’est jamais discon-venu de la vérité de ce fait.

Preuve tirée de la comparaison des ouvrages construits àHonjleur , avec ceux exécutés à Dieppe depuis 1778.

176. Comme on ne doit comparer ici que les moyens d’exécution,il n’y sera question que des objets relatifs à cet objet. On y mettradonc en parallèle la dépense des batardeaux, épuisemens, fauxfrais, etc. qui ont eu lieu à Honfleur, avec celle de tout ce qui con-cerne les caissons employés à Dieppe.

La difficulté de fonder un ouvrage, ne dépend point de lahauteur à laquelle on doit l’élever 5 mais elle est en raison de laprofondeur à laquelle il doit être établi en contre-bas d’un repèrecommun, et de l’étendue superficielle de la fondation (1).

(1) La profondeur est indifférente lorsqu’on fonde au moyen d’un caisson ;l’augmentation de sa dépense ne peut avoir lieu que^pour quelques pieds de plussur la hauteur de ses bordsj ce qui n’est pas considérable.