PORT DE DIEPPE. 1 55
courans assez puissans pour enlever successivement tous les sablesfins et les alluvions glaiseuses qui pouvoient fixer le galet. Il enest résulté des vides qui ont préparé des tassemens 5 et l’équilibre,qui s’étoit soutenu pendant huit années, a été rompu par la surabon-dance des eaux de toute la rivière d’Arques, jetées imprudemmentdans la retenue de cette écluse, comme je viens de le dire [178].On peut encore ajouter à cette cause de destruction la surchargedu radier produite par les deux piles de maçonnerie d’un poidsévalué à plus de deux millions.
ARTICLE XVII.
Pesanteur et force de pression de Veau de la retenue sur toutesles parties de Vécluse de chasse .
181. Jusqu’à ce jour, on a placé verticalement les portes desécluses de chasse , et l’on a fait tourner les ventaux sur des axes,terminés à leurs extrémités supérieure et inférieure par des tou-rillons parfaitement centrés et se correspondant bien à plombentre eux.
Ce même procédé a été suivi dans la construction de l’écluse deDieppe. La hauteur de l’eau, qui devoit être de 1 8 pieds dans laretenue, exigeoit que la distance verticale entre les deux tourillonsdes portes fût de 20 pieds. Ces dispositions ont forcé de donnerde fortes dimensions aux portes, afin qu’elles pussent soutenir cettepression verticale de l’eau sur 14 pieds de largeur, évaluée à peu prèsà 128,888 livres j ce qui fait 3 8 6,6 6 4 livres pour les trois passages,séparés par deux piles de maçonnerie, chacune de 9 pieds d’épaisseur.
Ainsi l’ouverture entre les bajoyers étant de 60 pieds, la sectionaffluente et verticale du fluide pendant la retenue des eaux, à