I.
De la situation de l’homme de lettres en temps de révolution. —Disgrâces de la notoriété. — De la nature des rapports des écrivainset des grands seigneurs au sviuo siècle. — Bon cdté de ces rapports.— Rôle politique de Chamfort entre les partis extrêmes.
La situation de l’homme qui est né avec la voca-tion des lettres est difficile en temps de révolution.Outre que ces grands mouvements absorbent à leurprofit tout l'intérêt publie, ils créent à l’écrivain desdevoirs et lui opposent des obstacles d'un ordre par-ticulier.
S’il se confine dans les lettres, s'il oublie d’ètre deson temps, de vivre de sa vie, de souffrir et de pal-piter avec lui, s’il vient à bout de s’abstraire dansl’art et d'y demeurer sans être atteint, sans êtretouché jamais par l’émotion publique,on lui fait unreproche mérité de cet égoïsme. Les cœurs dévouésque la lutte entraîne se demandentavcccolère ce quepeut être celui dont la respiration est assez froidepour lui permettre de jouer solitairement de la flûteou du flageolet quand le canon gronde, quand le
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