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CONCLUSION.
D: s différentes éludes qui onl été faites de Chamfort. — Celle deM. de Sainte-Beuve. 1 —Quelques mots sur 3t. de Sainte-Beuve elsur li nature de son talent.Son attitude, ses erreurs cl ses injus-tices en ce qui touche Chamfort. — Intérêt que nous a jmru offrirla ligure de Chamfort.
Il y a deux hommes dans Chamfort. I-’un, celuiqu’on pourrait appeler le littérateur, existe à peinepour nous. Ses comédies, sa tragédie, ses vers, sestableaux de la Révolution, ses éloges académiques,méritaient peu desurvivre aux circonstances qui lesont vus naître; touteela n’est que d’un homme très-intelligent, épris des lettres, cherchant et trouvantle succès à la suite du passé dans les sentiers battus,mais qui, dans son effort pour ne point sortir descadres convenus, en arrive à ne pas même laissersoupçonner ce qu’il y a en luide véritable originalité.L’autie, au contraire, le moraliste, le satirique, lephilosophe, le politique, l'auteur enfin des maximeset pensées, des portraits, dés caractères et anecdotes,est à bon droit immortel. Sa personnalité est si vive,qu’elle se détache en saillies vigoureuses au milieudes plus éclatantes figures de son époque, et qu’ellese fait sa place en dépit des opposants dans les meil-leurs rangs de nolré littérature.
Chose bizare, le vrai Chamfort, celui qui restera,ne fut vraiment connu de ses contemporains quepar sa parole.