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Maximes, pensées, anecdotes, caractères & dialogues : ; précédé de l'histoire de Chamfort par P. J. Stahl; suivi de fragments complètement inédits / Sebastien Roch Chamfort
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MAXIMES ET PENSEES.

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malheureux que nos passions ; et on peut dire delhomme, quand il est dans ce cas, que eest unmalade empoisonné par son médecin.

Le moment lon perd les illusions, lespassions de la jeunesse, laisse souvent des re-grets ; mais quelquefois on hait le prestige quinous a trompés. Cest Armide qui brûle e( détruitle palais elle fut enchantée. .j.

Les médecins et le commun des hommesne voient pas plus clair les uns que les autresdans les maladies et dans lintérieur du corpshumain. Ce sont tous des aveugles ; mais les mé-decins sont des quinze-vingts qui connaissentmieux les rues, et qui se firent mieux dafïaire.

Vous demandez comment on fait fortune.Voyez ce qui se passe au parterre dun spectacle,le jour il y a foule ; comme les uns restent enarriére, comme les premiers reculent, commeles derniers sont, portés en avant. Cette imageest si juste, que le mot qui lexprime a passé dansle langage du peuple. Il appelle faire fortune sepousser. « Mon fils, mon neveu se poussera. » Leshonnêtes gens disent s'avancer, avancer, arriver,termes adoucis qui écartent lidée accessoire deforce, de violence, de grossièreté, mais qui lais-sent subsister lidée principale.

Au lieu de vouloir corriger les hommes decertains travers insupportables à la société, il