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Maximes, pensées, anecdotes, caractères & dialogues : ; précédé de l'histoire de Chamfort par P. J. Stahl; suivi de fragments complètement inédits / Sebastien Roch Chamfort
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MAXIMES ET PENSÉES.

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,*, Croirait-on que le despotisme a des parti-sans, sous le rapport de la nécessilé dencoura-gement pour les beaux-arts? On ne sauraitcroire combien létat du siècle de Louis XIV amultiplié le nombre de ceux qui pensent ainsi.Selon eux, le dernier terme de toute société hu-maine est davoir de belles Iragédies, de bellescomédies, etc. Ce sont des gens qui pardonnenttout le mal quont fait les prêtres, en considé-rant que, sans les prêtres, nous naurions pas lacomédie de Tartufe.

,*, En France, le mérite et la réputation nedonnent pas plus de droit aux places que le cha-peau de rosière ne donne à une villageoise ledroit dèlre présentée à la cour.

La France, pays il est souvent utile demontrer ses vices, et toujours dangereux demontrer ses vertus.

»* Paris, singulier pays, il faut trente souspourdincr; quatre francs pour prendre lair; centlouis pouravoir lesuperllu dans le nécessaire, etquatre cents louis pour navoir que le nécessairedans le superflu.

Paris, ville damusements, de plaisirs, etc., les quatre cinquièmes des habitants meurentde chagrin.

On pourrait appliquer à la ville de Parisles propres termes de sainte Thérèse, pour-