MAXTMES ET PENSÉES. 89
nation, par la raison que de la cliarpie n’est pasdu linge.
Le publie est gouverné comme il raisonne.Son droit est de dire des sottises, comme celuides ministres est d’en faire.
,*, Quand il se fait quelque sottise publique,je songe à un petit nombre d’étrangers qui peu-vent se trouver à Paris, et je suis prêt à m'affli-ger, car j’aime toujours ma patrie.
Les Anglais sont le seul peuple qui aittrouvé le moyen de limiter la puissance d’unhomme dont la figure est sur un petit écu.
Comment se fait-il que, sous le despotismele plus affreux, on puisse se résoudre a se repro-duire? C’est que la nature a ses lois plus douces,mais plus impérieuses que celles des tyrans;c’est que l’enfant sourit à sa mère sous Domitiencomme sous Titus.
,*„ L’n philosophe disait : « Je ne sais pas com-ment un Français qui a été une fois dans l’anti-chambre du roi, ou dans l’OEil-de-Bœuf, peutdire de qui que ce puisse être : « C’est un grand» seigneur. »
„*, Il est malheureux pour les hommes, heu-reux peut-être pour les tyrans, que les pauvres,les malheureux, n’aient pas l’instinct ou ta fiertéde l’étéphant, qui ne se reproduit point dans laservitude.