114 ESPRIT DE CHAJIFORT.
Fontenelle termina la discussion en disant : « Jel'ai vu, moi ; mais je ne le crois pas. »
,*, L’abbé Maury, allant chez le cardinal dela Roche-Aymon, le rencontra revenant de l’as-semblée du clergé. Il lui trouva de l’humeur etlui en demanda les raisons. « J’en ai de bienbonnes, dit le vieux cardinal : on m’a engagé àprésider celte assemblée du clergé, où tout s’estpassé on ne saurait plus mal. 11 n’y a pas jus-qu’à ces jeunes gens du clergé, cet abbé de laLuzerne, qui ne veulent pas se payer de mau-vaises raisons.»
„% L’abbé Raynal, jeune et pauvre, acceptaune messe à dire tous les jours pour vingt sous ;quand il fut plus riche, il la céda à l’abbé de laPorte, en retenant huit sous dessus : celui-ci,devenu moins gueux, la sous-îoua à l’abbé Di-nouart, en retenant,quatre sous dessus, outre laportion do l’abbé Raynal; si bien que cettepauvre messe, grevée de deux pensions, ne va-lait que huit sous à l’abbé Dinouart.
,*» Un évoqué de Saint-Brieuc, dans une orai-son funèbre de Marie-Thérèse, se lira d’affairefort simplement sur le partage de la Pologne :« La France, dit-il, n’ayant rien dit sur. ce par-tage, je prendrai le parti de faire comme laFrance, et de n’en rien dire non plus. »
Milord Marlborougli étant à la tranchée