CABACTÈBES ET ANECDOTES.
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« Je lui écrirais : « Je suis charmé d’apprendre» que le ciel ait enfin béni noire union ; soignez» votre santé ; j'irai vous taire ma cour ce soir. »,*, Madame de H... me racontait la mort deM. le duc d’Aumont. « Cela a tourné bien court,disait-elle; deux jours auparavant, M. Bouvardlui avait permis de manger, et, le jour même desa mort, deux heures avant la récidive de sa pa-ralysie, il était, comme à trente ans, comme ilavait été toute sa vie ; il avait demandé son per-roquet, avait dit: «Brossez ce fauteuil... Voyons« mes deux broderies nouvelles... » enfin, toutesa tête, ses idées comme à l'ordinaire. »
M..., qui, après avoir connu le monde,prit le parti de la solitude, disait, pour ses rai-sons, qu'après avoir examiné les conventions dela société dans le rapport qu’il y a de l’hommede qualité à l’homme vulgaire, il avait trouvéque c’était un marché d’imbécile et de dupe. « J’airessemblé, ajoutait-il, àun grand joueurd’échecs,qui se lasse de jouer avec des gens auxquels ilfaut donner la dame. On joue divinement, on secasse la tête, et on finit par gagner un petitécu. »
»*, Uncourlisan disait à la mort de LouisXIV:« Après la mort du roi, on peut tout croire. »
J.-J. Rousseau passepouravoir eumadamela comtesse de Boufllers, et même (qu’on me
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