CARACTÈRES ET ANECDOTES. 155
c’est l’arrivée de deux ou trois personnes quil’en a empêché. — Cela n’est pas vrai, s’écrial’oncle ; c'est une calomnie. — Soit, dit Diderot ;mais, quand cela serait vrai, il faudrait encorepardonner à la vérité de son repentir, à sa posi-tion et aux malheurs qui l’attendent si vous l'a-bandonnez.»
de Voltaire se trouvant avec madamela duchesse de Chaulnes, celle-ci, parmi les élo-ges qu’elle lui donna, insista principalement surl’harmonie de sa prose, Tout d’un coup, voilàSI. de Voltaire qui se jette à ses pieds. «Ah ! ma-dame, je vis avec un cochon qui n’a pas d’or-gane, qui ne sait ce que c’est qu’harmonie, me-sure, etc. » Le cochon dont il parlait, c’étaitmadame Duchâtelet, son Émilie.
Le roi de Prusse a fait plus d’une fois leverdes plans géographiques très-défectueux de tel outel pays; la carte indiquait tel marais imprati-cable qui ne l’était point, et que les ennemiscroyaient tel sur la foi du faux plan.
SI... disait que le grand monde est unmauvais lieu que l’on avoue.
,*. Je demandais à SI... pourquoi aucun desplaisirs ne paraissait avoir prise sur lui ; il merépondit : « Ce n’est pas que j’y sois insensible ;mais il n’y en a pas un qui ne, m’ait paru sur-payé. La gloire expose à la calomnie; la consi-