CARACTÈRES ET ASECROTES. 215
,*,Le duc de..., qui avait autrefois de l’es-prit, qui recherchait la conversation des hon-nêtes gens, s’est mis, à cinquante ans, à menerla vie d’un courtisan ordinaire. Ce métier et lavie de Versailles lui conviennent dans la déca-dence de son esprit, comme le jeu convient auxvieilles femmes.
Un homme dont la santé s’était rétablieen assez peu de temps, et à qui on en demandaitla raison, répondit : « C’est que je compte avecmoi, au lieu qu’auparavant je comptais surmoi. »
« Je crois, disait M... sur le duc de...,que son nom est son plus grand mérite, et qu’ila toutes les vertus qui se font dans une parche-minerie.
On accusait un jeune homme de la courd’aimer les filles avec fureur. Il y avait là plu-sieurs femmes honnêtes et considérables, avecqui cela pouvait le brouiller. Un de ses amis,qui était présent, répondit : « Exagération ! mé-chanceté ! il a aussi des femmes. »
qui aimait beaucoup les femmes, medisait que leur commerce lui était nécessaire,pour tempérer la sévérité de ses pensées, et oc-cuper la sensibilité de son âme. « J’ai, disait-il,du Tacite dans la tète, et du Tibulle dans lecœur, »