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ESPRIT DE CIUMFORT.
excessivement dans une société le ministère deM. Necker; quelqu’un qui apparemment nel’aimait pas, demanda : « Monsieur, combien detemps est-il resté en place depuis la mort deM. de Pczay? *> Ce mot, en rappelant queM. Necker était l’ouvrage de ce dernier, fittomber à l’instant tout cet enthousiasme.
Le roi de Prusse, voyant un de ses soldatsbalafré au visage, lui dit : « Dans quel cabarett'a-t-on équipé de la sorte? — Dans un cabaret oùvous avez payé votre écot,àKollin,»dit le soldat.Le roi, qui avait été battu à Kollin, trouva ce-pendant le mot excellent.
Christine, reine de Suède, avait appelé àsa cour le célèbre Naudé, qui avait composé unlivre très-savant sur les différentes danses grec-ques, et Meibomius, érudit allemand, auteur durecueil et de la traduction de sept auteurs grecsqui ont écrit sur la musique. Bourdelot, sonpremier médecin, espèce de favori et plaisant deprofession, donna à la reine l’idée d’engager cesdeux savants, l’un à chanter un air de musiqueancienne, et l’autre à le danser. Elle y réussit,et cette farce couvritdcridicule les deux savantsqui en avaient été les auteurs. Naudé prit laplaisanterie en patience; mais le savant en vss’emporta et poussa la colère jusqu’à meurtrirde coups de poing le visage de Bourdelot, et,