FRAGMENTS INÉDITS.
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lion. Il s’agissait de savoir quelle était la plusbelle. La laide veut qu’on demande quelle est laplus riche.
On pourrait faire un petit chapitre quiserait intitulé : Des vices nécessaires de la bonnecompagnie. On pourrait y ajouter celui des qua-lités médiocres.
Lorsque M. le duc de Richelieu fut reçude l’Académie française, on loua beaucoup sondiscours. On lui disait un jour dans une grandeassemblée que le ton en était parfait, plein degrâce et de facilité, que les gens de lettres écri-vaient plus correctement peut-être , mais nonpas avec cet agrément. « Je vous remercie,messieurs, dit le jeune duc, et je suis charmé dece que vous me dites. Il ne me reste plus qu’àvous apprendre que mon discours est de M. Roy,et je lui ferai mon compliment de ce qu’il possèdele bon ton de la cour. »
M..., à qui on demandait fréquemment lalecture de scs vers, et qui s’en impatientait, disaitqu’en commençant cette lecture, il se rappelaittoujours ce qu’un charlatan du pont Neuf disaità son singe, en commençant ses jeux : « Allons,mon cher Rertrand, il n’est pas question ici dr.s’amuser. Il nous faut divertir l’honorable com -pagnie. »
M. Bressard, le père, écrivait à sa femm»;
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