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AGDE.

AGDE.

AGEDIXCUM.

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«t la redoute d’Agay, qui eu defendent len-tree. La voie Aurelienne passant pres de ceport, les Romains y bätirent une ville qui,d’apres l’Itineraire d’Antonin, s appelait Por -Zuf Agatonis, dont on a fnit Agay.

AGDE, Agatha, Heraull (Languedoc), tres-ancienne ville maritime, chef-lieu de cant. del’arr. de beziers. Trib. et bourse de comm,Conseil de prud’h. pecheurs. Place de gnerrede 4* classe. Ecole d’hydrographie de 4° classe.Syndicat marit. Vice-cons. elrangers. Cure.Gite d’etape. ES],^— Terrain d’alluvions ettourbe.— Pop. 8,202 h.—Sur lemont d’Agdeestun pbare de premier ordre, a feu tonrnant äeclipses de une niinule en une minute, de126 m. delevation au-dessus de la mer, et de35 V. de portee. Lat. 43° 18’, long. 1° 9’.Sur la jetee de Test, a drohe de l’cutree duclumal, i! y a un feu de port fixe de 9 in. deliauteur et de 8 k. de portee. Lat. 43° 11’,long. i« q\

Autrefois ev6che et comte en Languedoc,parlemeni de Toulouse et intendance de Mont-pellier; amirauie, gouvernement pai ticulier;cmq grosses fermes, Irois paroisses; couvenlde capucins.

La ville d’Agde (ayatfvj, bonne) fut un despremiers et des plus considerables etablisse«ments des Phoceens de Marseille. Scymnus deChio dil qu’Agde a ete fondee par les Phoceens,et Strabon s’accorde avec lui en disaut qu’ellel’a ete par les Marseillais, On place sa fonda-tion vers Tan 163 de Rome. On croit que Ma-guelonne et quelques autres pays des environsetaient des dependances d’Agde, qui devaitetre une ville riebe et puissante, parce qu’elleetait l’entrepot des Marseillais pour le com-merce interieur de la Gaule. Son premier ev&-que (incertain) vivait, dil-on, dans le milieudu v e siede. L’eveque d’Agde eiait seigneurde la ville et de loule la vicomte d’Agde, sousla suzerainete des comtes de Toulouse, aux-quels il faisait hornmage, et porta jusqu’auxvin e siede le titre de comte d’Agde. llavaitaussi le droit de battre monnaie, et de ne pou-voir etre exeommunie ou suspendu que par lePape. Ce diocese, le plus petit du royaume,Oe rentermait que dix-neuf paroisses; cepen-dant le vevenu de l’eveque etait, au comrnen-cemeut Uu xvin* siede de 30,000 liv., et sataxe de 1 »500 üor. Abbayes, deux : revenu,15,000 hv. ; ia Xe , 2,400 flor.— Alaric, roidesYisigoths, convoquaä Agde unconcile en 506;il s’y est teuu un se c 011 a concile en 1535.

Eil 580, Agde eiait une des villes les plus im-portantes et les plus commer^antes de la Sepli-manie. Elle fut remise ä Pepin, fil s de CharlesMärtel, par un seigneur go th, nomme Mise-mont, en 743. Le roi d’Aragon ceda «es droitssur cette ville k saintLouis en \ 258.—LouisXIlIy avait etabli un siege d’amiraute. En 1629, leCardinaldeRidielieu,ayantvisiteles cotes delaMedilerrauee, fit ordonner relablissement d’unport sous le cap d’Agde, en face du fort et dela petite ile de Brescou. En 1634, une diguequi subsiste encore, et qui porte le nom dedigue de Richelieu, fut construite&l’O. du cap.

Les armes d’Agde sont d'or a U'ois facesondees d'azur .

La ville d’Agde est dans une posiliou ties-avantageuse, au milieu d’une plaine riebe etfertile, ä l’eoibouchure d’une des braue lies ducanal du Midi, sur la rive gauche de l’IIerault,que l’on traverse sur un pout suspendu cons-truit recemment. Elle est eniieremenl balie enlaves basaltiques, et flanquce de tours rondeset noires ; les quais et une grande partie desmaisons sont construils en laves, les ruesensont pavees, et les environs sont couverts deproduits volcaniques , provenant de la petitemontagne de St-Loup, dont les ilancs sontembcllis de vignes et de maisons de Campagne.Le port, precede d’un beau chenal, forme parl’emboucbure de l’Hcrault, est frequente parun grand nombre de pelits batimenls qui fontun cabotage actif et Ires-avantageux; il peutconlenir 450 navires de 60 ä 200 tonneaux,il y en a 30 a 40 pour l’ordinaire. Plus dequarante petites tartancs, continuullemeut oc-cupecsäla peche, alimeutent en poisson fraistout le deparleinent de THcrault et partie decelui du Gard. La largeur moyenne du che-nal est de 200 m.; il est borde, jusqu’ala mer,de beuux quais eil laves. Pres de la ville, lalargeur de la riviere n’esl plus que de 70 in. Laprofondeur du chenal est partout de 5 in.;l’enlree, defendue par un fort siluea l’embou-chure de l’Heraull, en est facile par tous lesvenls, excepte celui du nord. La Station du portest tres-süre.

L’ancienne cathedrale , surmontee d’un clo-cher qui domine la ville, offre un caraclere degothicite que sa teifite basaltique noire rendtres-piquant. Ce bei edifice a ete origiuaire-ment un teinple paien; il n’a etc consacre auculle catbolique que vers le vn e siede.Lesartistes regardent le rctable de ceUe cglisecomme un cbef-d’oeuvre d’architeclure: le clo-cber, conslruit en pierres de taille, est une tourde forme enrrce de la plus grandesolidite, dontla hauteur est de 35 m. ; il est tres-utileaux navigateurs qui frequentent les cotes dudeparleinent. CeUe eglise a ete designee parl autorite locale comme un des edifices suscepli-bles d’6tre classes au nombre des monumentsbUtoriques.

Les environs d’Agde meritent d’etre visites :la promenade de la cbapelle Notre-Dame duGrau, longue de deux kilometres, borde la ri-viere ; on y voit, de distance en distance, lesrestes de douze cbapelles ou stalions. C’est lebut d’un pelerinage et d’une affluence conside-rable de marins et de peuple les 15 aoüt et 8septembre. — On doit visiter aussi, dans levoisinage, les bords charmants du canal desDeux-Mers; le cratere du volcan St-Loup,eleve de 292 m. au-dessus de la mer; on y voitles vestiges d’un semaphore romain,sur le »om-met duquel on vient d’clever un pbare de pre-mier ordre, mentionne plus baut, pour guiderla marebe des navires qui se dirigent vers leport d’Agde. — On ne doit pas non plus man-quer de voir au bord de la mer le cirque volca-nique, appele les Conques, et unjoli chäteau,

conslruita Pilalienne, forme de trois terrassessuperposees, d’ou la vue s’etend sur un horizoninaguifique qui einbrasse les deux tiers de l’ansedu golfe du Lyon. — Le fort Brescou estsituea 1 k. d’Agde; les magasins, les caserues et lesbatteries, qui sont tailles dans le roc, sont äremarquer. Y. Brescou.

Fabmcjues de savon et de verdet. Distilleried’eaux-de-vie. Construclion de navires. —Commerce de vins, eaux-de-vie, liqueurs ,buües, poison frais, salicor, soies, laines, boisde charpente, cordages, fer, goudron. Com-merce actif de grains et de farines avec l’Espa-gue; de vin avec l’Italie, dont il recoit desliuiles et du riz. Entrepöt de sei. Entre|öt ducommerce entre fouest et le midi de la France.—Navigation sur laMediterraneeet sur le canaldu Midi. Cabotage. — Le commerce d’Agdepossede 120 bätiments de 100 ä 300 lonneaux.— Foire de 4 jours, le 3 aout.— A 22 k.S.-S.-E. de Beziers, 51 k. S.-O. de Montpellier, et a772 k. de Paris pourla laxe des lettres.

Biographie. Agde est le lieu de naissanceJe M. Victor de Moleon, fonda teur de la societejdiilotecbnitpie, et auteur des Annales de Pin-dustrie francaise et etrangere (1820-26), etd’un grand nombre d’ouvrages philanlhropiqueset induslriels.

Bibliographie. Jordan. Histoire de la ville

d’Agde , in-8, 1824.

* Monuments des anciens dioceses de Ma-

guelonne , Montpellier, Beziers , Agde,

‘etc., in-4, 1835.

AGEA, b. Jura, comm. de Legna, S d’A-riutbod.

AGEDINCUM , postea Senones (lat. 49 ü ,longil. 21°). « Il est fait plus d’une fois uieution,dans les Conunentaires, de celte capilale d’unpeuple qui eiait puissant dans la Gaule. Quoi-que, selon leseditionsdes Commentaires,le nomsoit Agendicum , M. de Yalois (N. G., p. 6)veut qu’on prefere la lecon Agedincum , surletemoignage de Surita, qu’elle est plus conformeaux manuscrils, et sur ce que, dans quelquesecrivains du moyen age, et entre aulres l’auteurdes Annales de St-Bertin , qui affecte d’em-ployer les anciens noms des villes, on lit Age-dincum. Le m^me nom, ecrit Agetincum dansla Table iheodosienne, favorise encore cettelecon. On lit dans Plolemee ’AAu reste,le nom du poiiple a pris la place du nom pri-mitif, comme il est arrive a la plupart des ca-pitales. On irouve le nom de Senones pour ce-lui d’une ville dans Amniien Mareellin (lib. xv,cap. 2). Il eite cette ville comme une des plusconsiderables de la Lyonnaise premiere, dansun temps oü il n’y avait encore que deux pro-vinces Lyonnaises. Mais, lorsque le nombre futde qualre, la quairieme etant distinguee desautres par le nom de Senonia, Sens, capitaledes Senones , parvint au rang de metropole, etc’est ainsi qu’it en est mention dans la Noticedes provinres de la Gaule : Metropolis (Lug-dunensis Senonice) ciuitas Senonium. On adit Senonce egalement comme Senones.»X)' Au-ville. Notice de Vancienne Gaule, p. 38.

On s’est beaucoup occupe, dans ces deniers