Band 
Vol. 1.
Seite
21
JPEG-Download
 

AI.

AI.

AIGLE (Y).

lafin du xvm« siede. Levaisseau moderne sesoude a deux absides romanes d’une grandebeaute,seu) reste de l’ancienne eglise. Souscettepartie de l’edifice, est une cryple dont la voüleest soutenue par six colonnes coniques d un pe-tit diametre; au fond est un tombeaunuetsansornement, objet du cuile populaire. A 1 entreede l’eglise est une niche snrbaissee, rempiie parune l'ide d’un beau travail, dont les six per-sounages encalcaire et polychromes, ont 1 m.30 c. de proportiou. Ce gioupe, precieux parsa Conservation et l’eclat des peintures, a tousles caracteres du xv« siede.

Pies d’Aliun existe uu bassin liouiller quis’i-lenddepuis cette villejusqu’ä Lioreix,sur unelongueur d’un myriaroctre et demi et une lar-?eur moyeune de 600 m. Deux concessions,mmnnees l’une d’Aliun du nord, et l'autred Ahnudu midi, y ont ete inslituees ; dies com-prennent ensemble une surface de 1,920 hect.

Fabrique de toiles.—Exploit. de houille.—•Commerce considerable de besliauxrenommcs:le canlon d’Aliun est de toule la Crcuse celuioü le beurre, le lait, le froniage et les veaux delait sont les meillcurs. — Foires les 15 janv.,26 rnai, 22 juin, 2 sept., 1 er et 22 dec., mer-credi des Cendres.

A1HJY, vg. Cale-d’Or (Bourgogne), an'.,cant., [>3 et ä 6 k. de Dijon. Pop. 1-41 h. II estsilue pres du Suzon sur un coteau cleve, et tireson nom d un aqueduc Souterrain qui existe aumidi du village sur presque toute sa longueur,et dont oii ignore la fondation. A peu de dis-tance de 1 eglise, on voit les restes de l’ancienclaleau deYergv, consistanten deuxtourelles,p acees de chaque cöte de la porte d’entree de

cet aucien edifice. — Carrieres de pierres detadle. 1

AI, ou Ay, Aggeium, petite ville, Marne(Champagne), cliet-lieude cant., arr. et ä 26 k.

e einis, IS. A 140 k. de Paris pour la taxedes lettres. Cure. Pop. 3,130 li. _ Terraincretaco supeneur, craie blanche

Ai est une ancienne ville, situee au pied d’un«die coteau plante de vignes, au bol-d d’unevaste praine qm s etend sur la rive droite de h

cette m le dont on ne contestera point l’an-

cienuete a Vaspectdesesnotnbreuses rue

tes et tortueuses. Une charte latine de 1310donnee par Louis le Hutin, accorde aux bald:tants d Ai e dioit de justice sur tout les dclitsqm ne depasssent pas l’evaluation monetärede 7 sols 6 den. tournois, droit dont il paraitqu’ils joutssaient depuis un temps immemorial.Par cette meine charte, que contirma Henri IVil leur est accorde le droit d’elire un maire etdeux echevins.—Des lettres patentes de Hen-ri III, du 23 octobre 1578 et 23 mai 1583,confirment la permission accordeeaux habitanlsd’Ai, en 1514, par Francois I er , de faire cloreet fermer la -ville de tours, murailles, porteset fosses, pour eviter les pilleries des gens deguerre. —Henri IV et Sully possedaient ä Ai,suivant la tradition, des maisons ou l’on voit en-eore des sculptures curieuses et des plafondspeints dont il est difbcile aujouvd’hui de distiu-

C7-q

guer les sujets. Plusieurs autres maisons de cequartier, bätiesen bois,offrent,commecelledilede Henri JF, d’anciennes sculptures, ctpas-sent pour avoir servi ä loger les ouvriers quitravaillerent ä la restauration de 1’eglise, or-donnee par Tbibault, conite de Champagne,qui est reprcsenle eil guerrier sur le portail ägauche en entrant, et son epouse il droite.—Dans le Recueil des villes de France , parChälillon, imprime vers 1600, se Irouve unplan d’Ai, avec ses fosses, tours et portes. Lesfosses sont presque entierement comblcs aunord ; ceux du sud ont etc depuis environ 60ans convertis en prouienades.—L’eglise d’Ai aete designee par l’autorilc locale connne un desedifices susceptibles d’elre classes au nombredes inouuments historiques.

La Situation d’Ai est des plus agreables, etsous peu d’aunces l’iulerieur de la ville repon-dra ä cette belle Situation. Les nies s’elargis-sent et les maisons s’alignent inseusiblement;la proprete y est entretenue par des fontaiiiespuliliques, dont 1’etablissenient a ete facilitepar le palriotisme de M. Bigot, proprielaired’une belle source qui y envoie ses eaux par unlong developpement de 2 k., et eil grande par-lie par des conduits en terre cuitc.

Le vignoble d’Ai est le premier des vigno-bles Hits de la ririere de Marne; il lournitles vins niousscux (ins, petillants, delicats etpourvus d’uu joli bouquet, auxquels s’associeuttoules les idees de gaiete, d esprit de compaguieaimabie et piquante. Plus legers ct plus moel-leux que les vius de Sillery, les vius d’Ai leurdispulent la priorilc lorsqu’ils ne moussent pas,ct ou les prefere souvent cn France, oü ilsprennent quclquefois le nom de ce rival.—LaSituation d’Ai est tellement heureuse qu’on yvoit la vigne lleurir et le raisin niiirir toujoursen temps opportun. En tirant vers Dizy, au basdu bois des Eearnots, est une petite gorge de3 beet, qui produit la creme des vins; vieunentensuite les environs de cette gorge, la conlreeau-dessous du mouliu de Chezelles, et quel-ques autres eu tirant vers Mareüil.

Les vius du cantou d’Ai se partagent en vinsde riviere, qui sont ceux de Mareuil, Ai, Dizy,Ilautvillers et Cumicres; et en vins de mon-tagne, tels que ceux d’Ambonnay, de Bouzy etd’Avcnay. — Sur 17,930 hect., superficie ducauton, il y a 1,884 liect. planles eil vignes,reparlies sur 16 communes, et dans 13 des-quelles la culture de la vigne est la principaleoccupation des habitanls. Les 1,S84 hect. pro-duisent annce moyenne 21,220 pieces de vin,du prix de 40 ä 150 fr. la piece, et produisantensemble annuellement 1,802,600 fr.—Le prixde l’hectare de vigne des communes viguoblesdu cauton, classees par le cadastre, varie de2,000 ä 10,000 fr., sclon que ces viguobles sontclasses dans la 1", 2 e , 3% 4° ou 5 e classe.

Patrir du conventionnel Hemart, mem-r< T ^ eonseil des cinq Cents et du corps le-gis a i .. Fcbriijue 'iVau-de-vie.— Commerceimportant de vins de Champagne. Exploitationd argue pour poterie et gozeltes ä porcelaine.—Foires les 22 avril et 8 sept.

AIBF.S, vg. Sonl Uainan!), arr. et ä 20 k.d’Avesnes, cant. ct [11 de SoIre-le-Chäteau.Pop. 358 h.

AIBRE-,vg. Doubs (Fr.-Comte), arr., cant.,El et ä 10 k. de Montbeliard. Pop. 344 li.

AIOItlTS, vg. Basses-Pyrenees (Bearn},arr. et a 26 k. de IVIauleon, cant., [Hl et ä 2 k.de St-Palais. Pop. 232 h.

AIDES, vg. Loiret, tomm. et [13 d’Orleans.

AIDL1XG, vg. Mosellej comm. ct [-3 deBouzonville.

AIFFKES, Vg. Ücux-Scvves (Poitou), arr.,Kl et a 6 k. de Niort, cant. de Prahccq. Pop.93o li.

AIGALADES(les),vg. Bouches-du-Rhone,comm. et 123 de Marseille.

AIGALIKRS, vg. Gard (Languedoc), arr.,cant., Set a 9 k. d’Uzes. Pop. 52S h.

A1GI.AXDE, vg. Manche, [-.1 de St-I.O.—Carrieres akondanles de pierre calcaire.

AIGLF. (F), li. Doubs, comm. et K deBaume-le.s-Dames.

AIGLE (1’), Castrum Jquilense , AquilaCastrum, jolie ville, Ornc (Normandie), chef-lieu de cant., arr. et ä 35 k. de Mortagne. A138 k. de Paris pour la taxe des lettres.—Trib.de commerce, ebamb. eons. des mamif. Cure.K, 'QJ'. Pop. 5,505 h. — Terrain tertiairemoyen.

Autrefois chäteau et marquisat, diocesed’Evreux, parlenicnt de Rouen, iutendanced’Alenqon, eleclion de Verneuil; sergenterie,brigade de marechaussee, deux paroisses, rou-vents de Picpus et de henedictines, grenier ä sei.

La ville de l’Aigle fut fondee,au commence-ment du xi“ siccle, par Fulbert de Beiun. SuivantOrderic Vital, son nom Aquila ou CastrumAcjuilense viert de ce que, lorsqii’on la bätis-sail, un aigle viut placer son nid sur les cons-Iructions commencees, ce qui engagea les ha—bitants a donner ä leur ville le nom de cet oi-seau, dont on voit une image colossale, auxailes ctendues, au sommet dela grande tour del’eglise principale.

L’Aigle eut d’abord pour origine un chäteaufort considerable, oü, en 1354, Charles d’Es-pagne, connetable de France, fut assassine parles ordres de Charles le Mauvais, roi de Na-varre. Cette ville a soutenu plusieurs sieges.Les Franeais la prirent sur les Angbis en 1118.— Le vicomte de Dreux, clicf des piotestants,s’en empara en 1563.

L’Aigle est dans une Situation agreable, surle penchant de deux coteaux, pres d’ime belleforet; eile est traversee par la Bille, qui 1 en-toure cn partie, et eile con.-erve eucore quel-ques restes de murailles et de fosses. C est uneville bien bätie, propre, et qm tend ä s’embel-lir tous les jours; il n’y a point de monumentspublics remarquablcs, mais on y voit de helleseonstructions pai ticulieres et des manufacturesdignes de fixer l’iittention.—Aux environs soniles eaux minerales de St-Sanlin.

L’eglise principale, dvdice ä saint Martin,est une construclion assez vaste de plusieursepoques. La petite tour en pierres grises peulremonler ä la fondation de la ville; eile aura