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ALAl'X.
ALBAN (St-).
ALBAN (St-).
meme Observation sur cette distance dans l’ar-ticle Crociatonum. II est aussi fait mentiond ’Alauna dans l’Itineraire d’Antonin, quoiquele savant commentateur de cet Iliueraire pa-raisse douter que ce lieu soit le mämc dansl’Iliuuraire que dans la Table. On peut con-sulter l’article dont le titre est Coscdia, pourconnaitre ce qui concerne la position d’AIauna,relativement ä la mention qu’en fait l’Itineraire,et specialement ä l’egard de la position de Co-scdia. » D’Anville. Notice de l’ancienneGaule, p. 42. Y. aussi Mercure de France,fevrier 1743, p. 311; Antiquitcs de Caylus,t. vn, p. 314.
ALAI MOI (lat. 43°, long. 24°). « L’Itine-raire d’Antonin donne une route qui, en la pre-nant ä im lieu connu, eomme est Segustero,couduit ä Apia Julia. La mime route est traceedans la Table llieodosienne ; et les lieux inter-mediaires, ä partir de Segustero, sont Alau-nium et Caluiaca. La distance de Segusteroa Alaunium est marquee XXIV dans l’Itine-raire, XIII dansla Table. Entre Alaunium etCaluiaca, l’Itineraire et la Table sont d’accordä marquer XVI : de Caluiaca ä Apta Julia,XV suivanl l’Itineraire, XII suivant la Table.Le total dans l’Itineraire est 55, dans laTable 42 : or, ce qu’il y a d’espace absolu etdirect entre Apt etSisteron, selon l’estime qu’ilm’est permis d’en faire, est d’environ 29,000toises, dont il ne resulte guere que 38 millesromains. Ainsi le compte de la Table est pre-ferable ä celui de l’Itineraire, parce qu’il luiest inferieur. Car, quoique laroute traverse unpays fort inegal, et particulierement une cliainede montagnes, qui s’etend depuis la, rive droitede la Durancc au-dessous de Sisteron, jus-qu’au mont Yentoux, et que l’on nomme lesinonts de Lurs, toutefois il est liors de vraisem-lilance que la difference entre la mesure di recteet la mesure itineraire soit autant dispropor-tionnee que de 38 ä 55. Cette analyse ne re-garde que l’objet general de cette route, et j’a-voue qu’elle ne in’instruit point de la positioniS Alaunium en particulier. Je presume seule-inent que la route, en s’eloiguant de Sisteron,sortait des montagnes de Lurs vers un endroit,dont le nom d Hospitalet designe communcmcntle passage d’une grande route, le dcbouched’un col de montagne, et l’liospice ou la retraitepreparee pour le voyageur dans ce passage.Les Alpes et les Pyrenees en fournissent desexemples. Et la distance, ä l’cgard de Sisteron,sur le pied de Xlffi, oü la duplication ile l’Xest un exces manifeste dans l’Itineraire, fait ju-ger qu ’Alaunium ne doit pas avoir ete forteloigne du lieu designe ci-dessus. Il coiite peuä Nicolas Sanson d’attribuer plus d’un nom aumeme lieu ; et, eomme si celui de Forum Ne-ronis ne sufGsait pas ä Forcalquier, il ajoutecelui S Alaunium.» D’Anville. Notice de l’an-cienne Gaule, p. 43.
AI.AUZIE (Ste-), vg. Lol (Quercy), arr. etä 21 k. de Cahors, cant. et (xj de Castclnau deMonlratier. Pop. 536 li.
ALAl'x, li. Aveyron, comm.de Rodeile,Elde Rodez.
ALAYRAC, vg. Aveyron, eomm. elEjd’Es-palion.
ALAYRAC, Droine. V. Aieyrac.
ALAYRAC, vg. Herault. V.Aleyrac(L an-guedoc).
ALAYRAC, vg. Tarn, eomm. de Vindrac-Alayrac, E de Cordes.
ALBA Al’Ol'STA (lat. 45°, long. 23”). «Lacapitale des Ilelvii est cilee dans Pline sous lenom d 'Alba, entre plusieurs aulres villes de laNarbonnaise (lib. m, cap. 4).DausPtolLmce,son nom est Allaugusla, parune elision. Maisc’est un etrange deplacement ä lui reproclierque de faire sa position plus orientale de troisdegres que l’entree de l’Isere et de la Durancedans le Rhone, et de la rejetcr au dela d’A-qua; Sextice, en tirant vers les Alpes. Il fautattribuer ä cette fausse position la eonjecture deSurita, que ce pourrait etre celle d ’Augusta,placce dans les Itineraires et dans la Table en-tre Yalence et Die, mais qui ne peut se trans-porter aux Ilelvii, dont il est question dansl’tolemee en citant Albaugusla. Quoique M. deValois (p. 145) paraisse ]>ersuade qu 'AlbaAugusta des Ilelvii n’est differente de Viviersque pour avoir cliange de nom, qua; Albapri-mum dicta est, postea dici ccepit Vivarium,vel Vivaria; et qu’il blAute I’apire Masson devouloir ga’Alba soit un lieu appele Alps, onnepeut neanmoins se refuscr a l’evidence desrestes d’une ville selon l’idee qu’on peut avoird’une capitale, eomme on les voit en ce lieud’Alps. Il faut sur ce sujet recourir ä ce querapporte M. Lancelot, dans le vii* vol. del’Academie, p. 235. Quaud Gregoire de Toursappelle Viviers Civitatem Vivariensem, dansun siede oii le siege episcopal des Ilelvii etaittransfere en cette ville, celle d’Alba n’avaitpoint perdu la prerogalive de capitale dans letemps qui convient ä la Notice des provinces dela Gaule, oii Civitas Albensium tient son rangdans la Viennoise.» D’Anville. Notice de Van-cienne Gaule, p. 44. «
ALBACNAC, vg. Aveyron, eomm. deCastclnau-Pcyrales, 13 de Sauveterre.
ALBAIX (St-), vg. Savne-et-Loire (Bour-gogne), arr. et ä 13 k. de MAcon, cant. deLugny. W, El de St-Oyen. Pop. 774 h. Il C stsur un coteau, ä 4 k. de la Saöne .—Fabriquede fecule de pomme de terre .—Faires les 8mars et G nov.
ALBAGXAN, vg. Ilerault, eomm. de St-Etienue d’Albagnan, El de St-Paul.
ALBAN (St-), vg. Am (Bonrgogne), arr. etä 17 k. de Nantua, cant. de Ponciu, El deCerdon. Pop. 564 h.
ALBAN (St-), Vg. C6tes-du-Nord (Breta-gne), arr. et a 22 k. de St-Rrieuc, cant. dePleneuf, El Lamballe. Pop. 1,373 h.
ALBAN (St-), h- Gard, eomm. de St-Pri-vat-des-Yieux, O d’Alais.
ALBAN (St-), 'g. Il.-Garonne (Langue-doc), arr., cant., El et a 12 k. de Toulouse.Pop. 260 h.
ALBAN *S'.-), Loire, eomm. de St-Andre-d’Apchon. Pop. 100 li.—T errain tertiairemoyen.
EAUX MINERALES DE SAINT-ALBAN.
Le liameau de St-Alban possede des eaux mi-nerales tres-frequeutees ä cause de leur proxi-mitc de Lyon. M. le docleur Carlier indiquetrois sources principales, tres-abondautes, ren-fermees dans une cnceinte de cinq metrescarrcs qui occupe le fond d’un vallon etroit.Les eaux minerales qui jaillissent dans cet en-droit sout connues depuis longtcmps; maisellesne sont frequentees que depuis qu’on y a eta-bli des logeinents tres-commodes pour les ma-lades, qui s’y rendent anuuellement au nombred’environ deux Cents. St-Alban est en vir onnede promenades agreables; la nourriture y estsaine, abondante et ä un prix modere. On ytrouve des salles de bains tres-propres. Lasource est une propriete particulicre.
Les sources de St-Alban ont ete exploileestrcs-ancienncment, ainsi que l’attcstent deuxgrandes piscines exhumees rccemment, et legrand nombre de medailles qu’on y a trouvees a^differentes epoques. Ces sources ont appartenuA l’ordre de Malte, puis aux Seigneurs de St-Georges, et cnsuitc a differents proprietaires;elles sont aujourd’hui exploitees en grand parune societe de capitalistes, qui n’ont rien ne-glige pour en rendre l’usage conlortable auxmalades.
Saison des kadx. On prend les eaux de St-Alban depuis lei"mai jusqu’au 30septcmbre.
Les lidtels sont spacieux, les tables d’bötessont bien servies, les chambres sont propres,commodes, etquelqucs-unes meme fortclcgam-ment dccorees. Le prix de la depense journa-liere est de 4, 5 et 6 fr. —Des Omnibus fontjournellemcnt le Service de St-Alban ü Roanne,oü elles correspondent avec les voitures deParis, Lyon, St-Etieunc et Clermont.
Proprietes ruYsiQUEs. Ces eaux sont clai-res et limpides : elles ont un goüt piquant etaigrclet; elles deposent sur les parois du bassinun sedimeut rouguatre. Leur temperalure, d’a-pres M. le docleur Cartier, est constammentde 15° du thcrmomelre de R. Leur pesanteurspecifique est de 11°.
Proprietes chimiqdes. D’apres l’analysede MM. Carlier et Barbe, une pinte d’eau mi-nerale de St-Alban contient:
Gnunj.
Nitrate de chaux.6
Carbonate de soude.32 1/2
Sulfate de chaux.2 1/2
Carbonate de chaux.6 1/2
Oxyde de fer. 15/6
Terre argileuse.4
Gaz acide carbonique. ... 47Proprietes meijicinales. Les eaux de St-Alban s’cmploient avec succes dans les mala-ilies chroniqucs, la Suppression des regles, le-puisement qui succede ä l’exces des plaisirsveneriens, dans differentes affcctions nerveuses,et surtout dans les maladies qui surviennent autemps critique. On prend les eaux de Sl-Alhauen boisson, a la dose de quatre a six verrcschaque malin. Dans la plupart descas, on joifitl’usage des bains d’eau minerale et d’eau com-