ALPIS COTTIA.
ALPIS MARITIMA.
ALPIS PEXXIXA.
rias et viantibus opportunas medias inleralias Alpes vetustas. Cet Etat, forme parCollius, etait composc de douze cautons, Ciui -tates Cottiance XII, selon Pline (lib. ix, cnp.20), qui dünne pour raison de ce que ces citesDe sout poiut comprises daus finscription dutropkcc des Alpes, qua: non fuerint kostiles.Car l’objet de cette iuscriplion regarde les ua-tious qu’Augu.ste avait reduites ä l’obeissancedu peuple romain, sub Imperium pop- Rom .redactas ; et ce qui couq.osait le royaume deCottius, ou la prefeciure, sclon le tilre quedonne 1’inscription de l'Arc de Suse, ne fut re-duit en piovince que sous Neron, corame plu-sieurs hisloricns Tont ecrit. L’ltincraire de Bour-deaux a Jerusalem marque le commeuceiuentdes Alpes CoUiennes ä Embrun, quil convientd’y comprendrc, puisquedans Imscriplion deSuse les Caturiges sont dcuouimes enlre lescites soumises a Collius. Mais le passage desAlpes, sur la route qui conduit de Briancon aSuse, esl nommc parliculicremeiit Alpis Cottiadaos la Table theodosienne. Cette niontagneporte le nom de Matrona daus ITtineraire deJerusalem, ou on lit ä la suite de Brigan -lium, inde ascendis Matronam, et AmmienMarcellin (lib. xv) donne la raison de cettedeuomination : cujus [Matrente verticis)•vocabulum Casus Jccrnincc nobilis dedit. Lenom que porte aujourd’hui le mont Genevreest mons Janus daus des titres du xi e et duxn e siccle, nolamment dans Je partage desterres de Provence ent re les comtes de Barce-lone et de Toulouse, qui est de Tan 1125. Cen’est pas, a beaucoup pres, une des plus bautesAlpes. Le lieu habile sous le nom de montGenevre est meine enviroune de hauteurs, etvoisin d’un vallou du cöle du nord, qui senomine vallou de VAlpet* Mais, a envitou deuxmilles au dela, on trouvc une gorge tres-elroiteou coule la Doria, et un lieu silue ä l’enlreene semble avoir etc appele les Clavicres qu’euy employant 1c ternie de clares, ronmie clantla clef de ce passage qui conduit a Sezane. LaTable marque VI entre Brigantiurn et AlpisCottia, et V au dela, jusqu’au lieu dont lenom y est ecrit Gadao, et dans ITtineraire deJerusalem Gcsdao. Cd Uineraiie rassembleles deux distauces en une scule indication, quiest X. Uue carte mauuscrile et topograpbiqueque j’ai sous les ycux nie l'ait connaitrc que lamostire iliueraire parail ties-convenable Mir lepied d’environ 10 milles, quoiqiie la mesuredirecte de Briancon ä Sezaue ue soil guereque de V ; rnais il faul considerer que c’est undieiuiii dans les Alpes. M. de Valois n’est poiutentre dans le detail que luurnissent iTlinerairee: la Table. Ce detail le conduisait au montGenevre, et l’aurait empeche de transporterY Alpis Cottia au mont Cenh. Nos tri, dit-il,Alpfitn Coitiam , vcl Cotiianam (vocnnl)montem Cinisium, le mont Cenis (p. 349). IIne peut etre quesliou du mont Cenis cn pas«sant de la Gaule en Italic, qu’eu sortant de luMaurienne, et non pas en partant de Brianeon.Le nom de» Alpes Coltieimes n’etait pas en-core mi» en oubli daus le xi* siede, Pierre Üa-
\u\e\\(Epist. 17), ecrivant a Adelhaide, fille deMaiulroi, marquis de Suse, et femme d’Auic-dee, couite de Maurienne, la qualifie du titrede Ducissa Alpium Coltiarum . » D’Anville.Notice deVancienne Gaule , p. 54.
ALPIS GRAIA (lat. 46°, long. 25°). « Elleest marquee dans ia Table theodosienne, sur latrace de la route qui passe par Darantasiapour entrer en ltalie par Augusta Pretoria.LTlincraire d’Antoniu n’cn fait poiut mentiondans le detail de la meine route (Hist., Üb. xv).Dans Tacile, c’est Mons Graius f dans Corne-lius Nepos [in Annibale), Saltus Graius .* lTines’explique sur la Situation d*Augusta Preto-ria, dans le pays des Salassi, eu ces termes :juxta geminas Alpium fauccs, Graias atquePitninas; et on von en eflet (pie les voies ro-maines, en partant de cette ville, traversentl’Alpe Gretjue d’un cöte, et de l’autre l’AlpePeuniiie, c’est-ä-dire le pelit et le graud St-Bernard. Ptolemee, qu’il faut approuver d’a-voir place les villes des Centixmes dans lesAlpes Greques, esl ä btäuier d’y placer egale-ment Segusium, Suse, qui est au pied des Al-pes Cotliennes, et, de plus, Eburodunum ,Euibrun, qui esl bien eloigne du pelit St-Ber-nard. On sait que la denomiualion d’ AlpisGvaia est attribuce au passage plus labuleuxqu’liistorique d’Hercule, qui, selon la tradilionque Pline rapporte (lib. m, cap. 20), avaitetabli dans ces quarliers une parlie des Grecsdont il etait suivi. Tite Live (lib. v, sect. 341)fait connaitre ce qu’il pensaitdu passage d’Her-cule, lorsqu’en disant que les roules, pour Ua-vetser les Alpes, ne paraissaient poiut frayeesaux Gaulois, qui ueanmoius pcnelrereut eu Ita-lic, il ajoule : nisi de Hercule fabulis cre-dere hbet. » D’Auville. Notice de l'ancieuneGaule, p. 5G.
ALPIS MARITIMA (lat. 44°, long. 26 J ).« La Table theodosienne marque VIII entre Ce -melium et Alpis Maritima; et l’indication estia meine dans lltineraire d’Antonin, ent re AlpisSumma et Cemelium, en suivaul la voie quietait appelcc Aurelia . C est sur ce sommet del’Aipe Maritime qu’etuienl eleves les tropheesd’Auguste,et leur position nous est connue danscelle qui existe sous le nom de Turbia, qui estune alleratiou de la deuomination de Tropica.Je suis iustruit, pardescarlesqui outeteleveesdans le plus grand detail, et selon laplus par-faile tupographie,par ordre du roi,que ce qu’ily ad’espace entre Cimies, ou lesvestigos de Ce-menelium, et Turbia , est au moins de 5,000toises, et repond a environ 7 milles romains.Mais il faut croire que la mesure itineraire surune route dans les Alpes, doit surpasser sen»i-blement la ligne aerienue et directe; et la lo-pographie quej’ai sous les yeux me donne toutlieu de jngcr que cette mesure ne peul gueredifferer de ce que ITtineraire el la Table iu-diquent cgalcment; les cartes dont je viens depailer s’etendent jusqu’ä Viutimille; l’avan-lage (pi’on en peut liier m’invite a rccounaitreles dislauces ju>qu ä celle position. L’ilmerairefait mention d’un lieu enlre Albintimilium ,ou plulöt Albium- lntemclium ß et YAlpis
Summa, sous le nom de Lumone; et on ytrouve d* Albintemiliurn a Lumone XVI, etde Lumone au sommet de l’Alpe X : la Tableestmamleslcmenl en faule, parce qu’on n’y voitaulre choseque VHI entre l’Alpe Maritime etAlbintimilium , ce qui pourrait etre attribue äPomissiondu lieuintermcdiaireiu parl’I-tiueraire.Orje remarque que i’espaceen droiteligne de Turbia a Viutimille li est donne que de9,000 toises au plus, ce qui ne repond qu’a en-viroul2 milles romains* d’oii il laut conclureque, qutlque peil directe et unie que soit laroute, qui dans presque toute celle ctendueborde le pied des monlagnes a peu de distancede la liier, eile ne peutcependanl consumer 26milles, coirnne l’Uiiiei aire les fait compter. Enpartant de Viutimille, et mesuraut autaut quepossible lescircuilsde la route, je rencontrc,aulernie de 6 milles, la position de Menton, queje vois etre la seule qui puisse repicsenler cellede Lumone . Ainsi rindicalion de ITtineraireau lieu de XVI, se reduit ä VI; et le comptcdes distanccs enlre Viutimille et Turbia u’etantplus que de XVI, 1’erreur de ITtineraire con-si»te a avoir applique a un iutervallc parlicu-lier ce qui regarde la distance entiere de Vin-timilie ä Turbia. Eutre Mcnton et Turbia, il mepurait que l’indicalion de VIIII qu’ou trouvedans la Table sufliraii ä remplir cet intcr-valle, et que celle de X, par consequent, selonITtineraire, aurail quelque chose de trop. J’aicru qu’il fallait proliler ainsi du moyen quim’eiait donne d’analyser ces distauces, quoiquebors des limites de la Gaule, mais qui tiennenta la position de YAlpis Maritima .» D’AumIIo.Notice de l’ancienne Gaule, p. 57.
ALPIS PEXXIXA (lat. 46", long. 26").« Dans ITtineraire d’Anlouin et dans la Tabletlu odosieime, le passage que Ton nommc au-jourd’hui le grand Sl-Bernurd est appele Sum-tnus Penninus . 11 paruit que dans la prouon-cialion de ce nom Penn on a fait soimcr lVt,counnedans le mol lalin pi/um, quoiqu’il soitecrit diversemeut, et avec IV* seule, spceiale-nient dans l’inscription trouvee sur le mont St-Beniard: nxo tknino. On lit Penninus dansTite Live; dans Tacite, Pennina juga, Pen -ninum iter (\\h. xxr, seh. 38) ; dans la No-tice des provim es de la^Gaule [Hist, lib., c. 61et 70), Alpes Penni/icc . Le nom de l’Appeninqui derbe de penn, s’ecril Appenninus .Cliez les nations celtitpies, Penn desigue uneelevation, la cime d’un lieu dominant. 11suhsisle dans la deuomination de quelquesmonlagnes et promoutoircs, chcz les Galloisde la Grande-Bretagne, et dans la Bretagnefrancaise. La langiic opagnole conserve letermc de Pena, ou des Carthaginois, eu sup-posaut tprAnuibal etait descemlu en Italic parcette niontagne. Tite Live, lorsqu’il refutccette opiuiou, fait voir qu’elle avait cours, eton la trouve pareillement dans IMine (lib. ux,cap. 17), en parlaut de la double gorge desAlpes, GraiarumetPicninarumfauciumt hisPanios, ajoute-t-il» Graus Herculem trans-issc rnemorant. Mais quaiid on suit la marebed’Aimibal, et que du cuutou qu’occupaieut les