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Blanchisseries de toiles.— Commerce de graius,volailles, beiirre et oeufs pour l’approvisionne-ment de Paris.— Foires le 9 nov., ou le 10 sile 8 est un diroanche, et le 1 er lundi de elia-que mois.—Marches Ires-frequentbs.
ANtltl'.T, bg B.-Pyrenees (pays de La-bour), arr., cant., K et a 4 k. de Bayou-ne. Pop. 3,016 h.—II est siluc au bord del’Ocean, oü il a uu pelit port de piScheurs. T.aplage se termine brusqueinent aux rocbersde laChambre d’Amour. V. Biarritz. —Le terri-toire d’Anglot produit des vins blaues fortagreables, lorsqu’ou les boit la premiere an—nee.
AXC.LF.TKItHE, vg. Oise, cotmn. d’Ande-ville, £3 de Mcru.
AXGI.IEItS, vg. Charente-lnf. (Aunis),arr. et ä 16 h. de la Roelielle, cant. deCourron,r -: de Noaillc. Pop. 416 li.
AXGI.lKItS, vg. Fienne (Poitou), arr., (3Det ä 8 k. de Loudiin, cant. de Moncontour.Pop. 651 h.— p’oires le lundi de Piques etlundi de la Pentecöle.
AXGI.IX (1’), pelite rivicre qui prend sasource dans le dep. de la Creuse, pres descordins de celui de VIndre . Elle passe ä Be-labie, a Mcrigny et ä Angle«, au-drssous du-quel eile se jette dans la Garlcmpe, apres uncours d’environ 48 k.
AXGI.OISCIIKVII.LE, vg. Calvados, coui.de I'resne-Ia-Mere, Kl de Falaise.
AXGI.UItK, Ang/ura, Angularia, jolie pe-lite ville, Marne (Champagne), chef-1. decant., arr. et a 60 k. d'Epernay. Cure. ßj.A 127 k. de Paris pour la laxe des lettres.Pop. 724 h. — Terrain d’ulluvions moder-nes. — Elle est dans une charmante Situation,sur la rive droite de l’Aube, qui y est naviga-ble. — Falrirpte de bonuelerie. Filalure decoton.— Commerce de graius.
AXGI.FUE, vg. Orne, comm. de St-Sulpice-sur-Rille, K de Laigle.
AXGIXS, 'g. H.-Marne (Champagne),arr. et ä 24 k. de Vassy, cant. et K de Mon-tiei ander. l'op. 229 b.
A\(, I.l'/. LI.I.K, Angluzellce, vg. situe dansune grande plaine, pres la rive gaticbe del’Anbe, Marne (Champagne), arr. et a 46 k.d’Epernay, cant. de Fere-Champonoise, r?jdePleurs. Pop. 329h. —C’etaitaulrelois un hourgassez considerable, qui parait avoir etc ruinedans les guerres de religion du ivi' siede.
AXGOISSE, bg Dordcgne (Perigord), arr.et a 47 k. de Nontron, caut. de la Xouaille, Kd’Exideuil. Pop. 1,220 h.—llaul fourncau etforges. Sur la Loue.
AXGOMOXT, Vg. Meurlhe (Lorraine),arr.et ä 40 k. de Luneville, cant. de Baccarat. Kde Radonviller. Pop. 409 b.
AXGOS, vg. B.-Pyrenees (Navarre), arr.et ä 15 k. de Pau, cant. de Tlieze, [3 d’Au-riae. Pop. 96 h.
AXGOST, vg. H.-Pyrenees (Gascogne),arr., cant., £3 et ä 9 k. de Tarbos. Pop. 189 h.
AXGOVI.K.ME, Iculisna,Ecolisna. Engn-lisma, grande et ancienne ville, clief-l. dudep. de la Charente. Trib. de 1 r *inst. et de
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comm., chambre cons. des manuf. Societed’agr., arts et comm. Evßclie, grand et petitsemin., 2 eures, College communal. Gite d’e-tape, K, W. Pop. 18,622 h.— Terrain cre-tace inforieur, gres vert.
Autrefoisducbe et eveebe, capitale de l'An-gouniois, parlement de Paris, intendance deLimoges, chef-lieu d’election, gouvernementde place, prevöle royale, seneebaussee et prc-sidial, maitrise parliculiere, bureau des cinqgrosses fermes, lieutenance de inareehaussee;douze paroisses; deux abhayes ordre de St-Benoit, couvents de jacobins, minimes, car-mes deebausses, capncins et cordelicrs; d’ur-sulines, carmelites, hcnedictines, hospilalieresetfdles de I'Union chretienne.—L’eveche d’An-goulemefut fondevcrs260.Hevenu,30,000 liv.;taxe, 1,000 flor. Paroisses, 490. Abbayes, 8 :revenu, 39,300 liv.; taxe, 1,339 flor. Leseveques d’Angouleme pnr'laicnt le title de ba-rons de la Plaine; ils avaient des droits sei-gneuriaux ctendus, et la suzerainete sur plu-siuurs lief« de leur diocese.
Angouleme est une ancienne ville. La routemoderne tracee entre Mediolanum, Sainles,Vesunna, Perigueux, ne passe pas par Angou-leme, et il en etait ainsi du temps des Ro-mains, puisque Ausone, qui faitinention decetteville, l’appellelieu solitaircet ecarte de la route.Dans Gregoire de Tours, Iculisna est noinmcEcolisna; dans la Notice des provinces, ontrouve Ecolisma; enfin Robert, dans sa Cliro-nique, dit Civitas En/’olisma, d’oü ensuile,dans le langage vulgaire, on a l'ait Angoulöine.
Uneopinion vulgaire et evidemment erroneeatlribue la fondation de cettc ville a AngelinasMarrus, capitaine romain , qui vivait531 ansavant l’ere chretienne. Des medailles qu’on ya deterrees sollt les seuls temoignages de sonexistence du temps des Romains. II paraittoutefois qu’elle etait la capitale des pcuplcsconnus sous le noin d’Agesinates, qui oceu-paient 1’Angoumois. De la dominatiou des Ro-mains, Angouleme passa sous celle des Yisi-golbs, qui la consei verent jusqu’en 507, epo-ipie oü Clovis s’cu rendit niaitre apres la ba-taille deYouillc. Au ix'siede, lesNormands laruinerent. Rebätie dans le x'siede, celte villepassa ensuile sous la dominatiou des petits sou-verains qui, pendant la feodalite, exercerentlous les alnis, et prirent le notn de coinlesd’Angoulcme : eile a eu jusqu’a dix-neuf sii-zerains, doul quatorze etaient issus de la raceclievalcresque des Taillder, et cinq de celle desI.iisignan. Lecomle Turpion est le premier qui,sous Louis le Dcbonnaire, conimenca cetle Se-rie de tyranneaux qui fonnaient, avec leursvoisins, la vaste ebaine feudale sous laquellegemissait la France cnlicre. La ville d’Angou-leine, apres avoir eie rctinie a la couronne, futccdeeaux Anglais apres la bataille de Poitiers;mais ses habitants, indignes de passer sous lejoug de retrangcr, cliasscrent les soldats deleurs murs. Une teile comluite fut apprccicepar Charles Y*, qui lit d’Augoultme l’apanagedes lils de France, et accorda a celte ville, cn-tr« aulres privileges, celui de noblesse par les
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maires, cclievins et consei Ilers. Ce privilege futsupprime en 1667, et retabli ensuile pour lapersonne du maire seuleinent.
Angouleme souffrit, pendant les dissensionsreligieuses qui armerent les Franqais conlreles Franeais, tonte l’borrcur des guerres civiles.Les calvinistes la surprirent dans le xvi* siede.Le seigneur de Sansac la reprit en 1562; maiseile se rendit, peu de temps apres, a l’amiralColigny, qui eut ä se reproeber d’avoir laisse, äla suite de la prise de celte ville, ses soldats s’ylivrer iinpuncmcnt aux plus sanglanls abus dela vicloiie : les cglises l'urent pillces et sacca-gees, la catbedrale fut detrnite, et n’a etc re-bätie que dans le siede dernier. Angoulemeappartenait alors a la seconde brauche de Ya-lois, dont le cbef avait Ihre de comlc de cettcville. Francois l r , issu de celte inaison, origenAngouleme et son territoire en duebe en 1515.Elle passa ensuile dans la ninisoii de Guise, etfut rctinie ii la couronne eil 1710, par la mortdu dernier dne d’Angonlfcme.—Il s’y est tenudeuxconciles, en 1118 et enl170.
Les armes d’Angouleme sollt : ctazurseine de j.leurs de lis d’or, ä la lande cnm-ponntie d'argent et de ftueules. —Dansun ma-nusrrit de 1669, dies sont liguiees ainsi : d'a-zur ä un portail de -ville cotivye de deuxtours crenele.es d’argent, et unejleur de lisd'or en ccrur couronnee li'or en chef.
Si les situalions elevees des villes sont loind’etre propices , comme c.elles des plaines, auxrapports faciles et commodes des habitants, ilfrut convenir que leuraspcct Halte et interessele voyageur, qui trouve toujours une grandevariele de tableaux dans un sol accidenle, dansses anfrac.tuositcs et ses mouvements.Tel est lesite d’Angouleme, balie sur une montagne be-rissec de rocbers, qui domiuc au loin tonte lacontrce, et au bas de laquelle coule la Charente.Celte villu n’est pas seuleinent agrcableineut si-lue«, eile est eu general bien conslruite. Sesrues sont propres, ses maisons sont bien batics.La pronienadeenlerrasse qui occupc l’emplace-inent des unciens remparts olfre un horizoudes plus vastes par son ctendue, et Tun desplus inagiques par le tableau esente de
campagnes aussi riantes qu’elles sont fertiles,aussi helles qu’elles sont bien cuhivecs. Du bautde ces murs, eleves d’environ 100 m. au—dessus du niveau de la plaine , l’ceil se reposeavec plaisir sur le riant bassin de la Charenteet sur celui de la petile rivicre d’Anguienuo,dont les canx serpentent au milicu de vastesprairics ondiragees de loiilles d’arbres et do-miuees pardes coleaux couverts des plus richcsvignobles. On voit, d’un autre cöte , des ro-rliers agrestes et escarpes, des chemins creux,des forels immenses ; d’un autre , la vue s’egaresur de vastes plaines traversees par les gramlesroutes de l’aris et de Bordeaux. Des coteauxil’un aspect agrcable, qui semblent se perdredans le loinlain, servent de cadrc a ce mngni-lique tableau, dont la perspective est d’un efl'etadmirohle.
Ou parvient ä la ville par plusieurs rampesplus ou moins rapides. I.ci deux rampes de