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ARREUHE (deparlement de 1’).

AHOI.CHE (departement de l*_)

AUDECHE (depai I erneut de Y).

aViviers, annee moyenne, 33 poucos 11 lignesd’cnu; le nombre des jours pluvioux a cte decenl deux.—Les observateurs du departementallribuent aux dcfriclu-menls »ne gründe in-fluence sur les changementsque la temperaturea eprouves depuis un derni-sieele. M. de La-l'oque, ancien sous-prelet de lournon, dit queBolivier eiait antrelbis cullive avec succös danscet Arrondissement, et y prospcrait memo surles plaleaux eleves de 600 in. au-dessus duniveau du Rhone. II affirme aussi qne pHisieursmonlagnes dont les sommites etaient cou~ronnees de haute futaie avaient leurs flanesgarnis de vignes. — M. le docteur Jayeux aIah des observations analoguessur les anon-dissements de Privas et de L’Argenlicre.

Production«. Les produclions de l’Ardechesonl iufmimeut variees ä cause des modific.»-tions appoiiees par les dillcrenles elevations du

sol et la multitude d’expositions diverses (jui endcrivent. Les terres produisent du froment ,du seigle et de Bavoine, en qmmtite ä peu pressulfisantc pour les besoins, ainsi que de folge,du nieleil, du sarrasin, des pommes de lene,des havieols, du niais, du pe.tit milUM,des eha-taigues etc. Le produit anuuel du sol est d’. n-\inm1 ,2l0,000hecloL de ecröales el parmen-tieres, et de 105,000 hectol. d’avoine.— Les pä-turages sont abondanls et dVxcellente qualitcdans la vallee du Rhone. Les prairies ailili-cielles ne sont pas aussi mulliplices qu’ellespounaienl Belre.—De vastes forels couvraientjadis presque toute la parlie occidentale duYivarais. Leur inasse est maintenaul reduite ä08,004hecl., dont [es esseiices dominante'* sontle pin, le sapin et le hetre.—Les chülaigniersformen! une des ricbesscs priori paies du döpar-tement, cl fournissenl uu Supplement couside-rable ä la nourriture des habitants. Lescoteauxa l’ouesl de l’Ardeche sont couverisde vastesel epaisses forels de cbälaigniers, qui Journis-Se »l les excellents marrons counus sous le nomde nrarrons de Lyon. Le produit des chaiaignespcut eire evalue, annee commune, a 160,000dont 80,000 sont consommes \eS llab 'tants, et | e re ste hvre ä Bexportalionou euqdoye a la nourriture des animaiix. Lenoyei est tres-repandu , et doune presque la^.eu e »uile recohee dans le deparlement. Leuiurier, introduit p ar Olivier de Serres, est•res-a bond.ni : l e prodllit de chaque ar bre fdaus les localites oü l’on se Uvie a l’iducaüondes vers a soie, peut iire evalue, deduclionlaile de (oute depe„ se , ä environ 30 flaueslndependamment de teile applicalion, le nll ,_rier fournit d’excellent nierrain , et, rouiecomme le chauvre, sa blasse donne un fd preqm» aussi beau q»e la soie. L’olivier et le li-guier croissenl avec succcs dans la partie me-ridionale du deparlement.—On ne peut sedefendre d’unsentmienl d admiration lorsqu’onconsidere les montagnes de PArdeebe, arra-chees par la main des hommes ä une steriLii

absolut»., couvertes de la base au somnu*td’ar-bres, de fruits, de graitis el surloul de vignes,dont 26,86-Zbect. donnent, annee commune,497,633 hectol. de vin de qiudiles Ires-diftc-

rentes, a cause de la variete des sols et de ladivmile des expositions. Les coteaux de Limo-ny, de St-Joseph, de Cornas, deSt-Peray, etc.,lournissent des vins fort agreables et tres-re-cherchcs, dont une partie s’exporle dans toute1’Europe. I 4 es vins d’ordinaire, qui ne sont pasconsommes dans le deparlement, sont exporiesdans ceux de ln Loire, de la Hautc-Loiro et dela Lozere. Les chevaux sont en petit nonibre,ain^i que les mulets et les äncs, et d’une cspececlietivc. Les betes a eornes sont assez nmlti-pliees ; dies sont nourries a Petablc, et donnentdes produits considcrables cn beurre et entromage, Ledepartemeut nourrit de nombrevixtroupeaux de nioulous reputes pour In delica-lesse de leur chair, niais la laine esl grossiere.On evalue le nombre des chevaux et des muletsa 15,000, celui des betes ä eornes ä 60,000, etcelui des moutons a 300,000. L’education desabeilh's est soignee; dies donnent un miel cs-time, ainsi que de la eire en nbondance. — Lesvers a soie alinientent les manufaelures du de-partement, et fouvnissent meine des produits al’exporlation. —Les lavicres et les eaux vivesdu deparlement noun issent benueoup de pois-sons de toulo cspece, tels que truilcs, brochets,

I carpes, angnilles, lottes, esturgeons, aloses elI lampi oies, dans le Rhone. Les ruisseaux abon-dent di helles ecrevisses.

Mink» xr.oGiE. Lessubstance?minerales son?tres-variees dans le deparlement. Toutes lesroches feuiiletees composees qui presenlcnt uneiran.siiion bien manjuee entre les terrains deprcniicre et de sccomie formation, enlre legranil prirnilif el le calcaire compacte eu cou-cbe, et qui sont les especes les plus riches enlilons metalliques, se rencontient dans le de-pnriement. Ainsi, on y trouve le granit, le |schisie argilcux secondaire et diversement tno- Idilie, le calcaire compacte et le calcaire grös-ster, les gres, la homlle el le gypse ou pvorre aplatre. Le noyau des monlagnes de Mezenc etdu Coiron est presque tont granitique. Au mi-lien du granit on trouve quelques masses cal-caires el du gres jilus ou moins solide. Mais,cn general, le calcaire ne se trouve que le longdu Rhone, ä pariir de Soyons ; la sa masse eslircs-ctrcile; au Pouzin, eile s’clargit, et finitpar oceuper tonte la largeur de la parlie meri-dionale du deparlement. On trouve, pres deRochemaure, le silex et des pierros caleairesfaeiles a tailler. On fabrique dans cette com-mune des pierres ä fusil. Il y a des marbres dediverses couleurs sur plusieurs points du de-pai tement. Les marbres les plus remarquablessont ceux du Pouzin et de Chomerac. Le mar-bre du Pouzin est d’un gris cendre avec destaches orbicnlaires et des veines blanche« : ceinarbre d’architecture inlerieure et monumen-tale a servi a construire le beau pont de laDiome. Les carrieres de Cruas, Je Crussol, deCbiiteaubourg, elc., fournissent aussi aux ou-vrages d’arl de bons malcriatix. A St-Vincent-de-Barres , a Thueyts, Aniraigues, Jnnjac etquelques aulres emlroils, on renconlrcen abon-dance leslaves, les liasalles, la pouzzolane etaulres produits volcaniques. Le Lasalle est em-

ploye, pour l’ordinaire dans les constructions.

Le departemenl possede un assez grandnombre de mines de liouille : celles de Pradcs,de Niaigles, de Bannes, de Pigere, de Salfer-nouze, de Mazel, de Oreissac, de Creisseilles,de Boree, de Jaujac, de Salavas, d’Aubcnas,etc., sont les seules bien connues et suscep-tibles d’elre iiTiniediatement cxploilecs.

On trouve quelques paillettes d’ov dans leRliöne, dans TArdecbe et dans l’Erieux. ■—L’Argentiere possede des mines d’argent quiont ete exploitees autrefois, et que la decou-verte de PAmerique a fail abandonner. — Lequartz cristallin verdätreque Ton apercoit dansla commune de Si-Laureiit-lez-Rains, sembleannoncer Pexistence d’une mine de cuivre.—

On trouve plusieurs mines de plomb dans lesenvirons de Tournou et dans la commune deMayres, et une inine d’aritimoine h JVlalhosc.

La Voulfe offre une mine do fer dVxcellentoqualite, dont rexploilalion a pris, cn dernierlieu, beaucoup de devtdoppement.

Sourcf.s minerales a Jaujac, a Thueyts, äNicrac, ä St-Laurent, ä Vals, ä Marcois, üjMavras,äSi-Sauveur-de-Montagnt, aDe>aiguc.

Industrie kt commerce. Le deparlementde rArdeebe iigure d’une maniere distingnee,par ses produits naturols, par Pactive indus-! irie de ses habitants, par IV’tendue et )a varietedes objets de son commerce. La soie, les vinsI fins, les papiers de premiere (juafile qu’il bvreä la cousoinmation, le rangent principalemeatparmi les contrees les plus interessantes. Ung»-aml nombre d’aulres objets de l’ir.dostrie dei’Ardeche oppellent Pallention desspeculaleurs.On y engraissc beaucoup de besliaux; \\ s’yexploite de tres-bons minerais de fer, quialinientent quatre Jiauts fourneaux; les olhes,les uoix dont on fait beaucoup d huile; lesmarrons, les truffes y sont des produits impor-tant«. L’iudustrie des habitants u’est pas rc.stecau-üessousdcces nvaniages natu reis; on trouvedans le. departemenl des fahriques de draps, deebapeanx de paille, une megisserie renommee,une grande quantife de scieries hydrauliques,une exploitation assez considcrahle de Imudlc;des exploitation« de pierresa fusil, d’anhmoine,de couperose verte. Mais les objets prinripauxet veritablement tres-importants sur lesqnclssVxerre Pac.tivile de la popuiation sont la pa-pelerie et Pouvrage des «oies : la dernierc deces Industries produit auuuclicment 300,000kilog. de soie prete a e!re livree au commerce,et la premiere donne plus de 300,000 rames depapier.

Dans Parrondissemenl de Privas, on engmisependant l’hWer beaucoup de porcs, el lVm faitun grand commerce de beurre , de fromages,de cbälaignes, de truffes; les habitants de larive gauche du Rliöne viennent s’y approvi-sionner de res denrees. Aubenas a uu granddepöt de soies greges et ouvrees. A Meysse etä Rorhemnure, on exploite en grand le silexpyromaque pour piewes a fusil e i briquets afeu. Le Pouzin, esl Pentrepöl des vnarrhandisestireesdes deparlcnmnts de la Loire et du Rhone.Au Theil, il y a une tuiierie rcmarquablc t>ar

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