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ARLES.

ARLES.

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faires pubUcs qui avaieut fait celebrer les jeuxa leurs frais.

Dans le Tin* siede, l’amphilheälxe d Arleslut change en forleresse, et Ton eleva des tourssur ses quatre portes : deux de ces tours exis-tent eocore. Plus tard, ou batit dans 1 inlerieuruue uiultilude de petites maisons qui le mas-quaient presque enlierement» et donl il a eiedebavras&e recemment.

Theatre. Non loin de Tamphitheatre, ducole du midi, sont les restes du theatre. Deuxportions de la decoralion exterieure sont visi—bles; celledu midi, engagee dans le mur de laville, conserve les trois etages dont se compo-sait Pedifice: c'est ce qu’on nomine la Tom-Rolland ; celle du nord n’a plus que l’arcade durez-de-chaussee, et cest par celle-la que l’onarrive ä la petite place sur laquelle etait jadis1 ancienne maison de la Misericorde, bätieexactement sur 1 emplacement de la scene, au-jourd hui demolie. Il teste de ce theatre lesfondations du mur de face de la scene, et deuxadmirables colonnes de breche d’Afrique, avccsoubassement, bases, chapiteaux et partie del’entablement. La scene proprement dile, leproscenium, et une partie des gradins ont eieniis en totalite ä decouvert pendant radminis-tration de M. Laugier de Chertrouse, ancienruaire d’Arles, qui a fait deblayer rampliitheä-tre de deux ceut treize hideuses constructionsmodernes dont il etait obstrue. — Cet adminis-trateur a fonde uu musee oü sont recueillis etconserves avec le plus grand soin tous les ves-tiges de l’art execules a toutes les cpoques del’histoire; en regard des bas-reliefs et chapi-teaux anliques, on vcnt des sarcopbages cbre-tiens d’un beau travail et du plus grand interct.— N • ß. Pour avoir une idee exacte de Pam-phitheätre et du theatre d’Arles, on doit voir aupalais des Beaux-Arts,a Paris, les plans en re-lief de ces deux monuments faits avec la plusgrande exactitude par M. Pellet.

Okelisque. Cette superbe aiguille, en granitl’Esterel, est le seul monolithe de granit exe-cute hors de l’Egypte. Ce fut en 1389 qu’on enl*t la dccouverte, mais il ne fut relire de terreque sous \ e r ^ gne de Charles IX. En 1676, onengea sur J a place Royale; un globe fleurdeÜseut P^ ac e a sa cime, et des inscriptions graveessur son piedestal le dcdierent a Louis XIV,alors rcgnant. L’obelisque a 16 in. 26 c. del0Dg,l m. 66c. delargeur ä sabase, et porte surquatre lions en bronze places en 1829, cpoquede la restaurnlion du monument; le piedestal a4 in. 54 c. de liauteur; aiusi le monument en-tier a 20 m. 14 c. d’elevatiou. XI est imposantet noble, et bien en rapport avec l’dlendue dela place.

Arles possede encore plusieurs a nt res debrisde monuments antiques. Sur la place Sl-Luciensetrouvenl deux colonnesde granit, adossees aumur d’tine maison, et soutenant l'angle d’unfronton d’ordre corinthien qu’on croit etre lesrestes d’un temple de Minerve. Non loin de läsont les ruiues des Therroes ou du Forum, edi-fice encore enfoui dans plusieurs de ses partieset des plus cuvieux ä visiter. Representtz-vous

une cour rectangulaire autour de laquelle regneune double galerie ä arcades surbaissees, et vousaurez une idee de Fanden Forum d’Arles.L’interieur de ce monument etait, d’apres Si-doine Apollinaire, orne de colonnes et de sta-tues*. Aujourd’liui la plupart des galeries sontencore encombrees de terre. A l’extremile del’une d’elles, on trouve un autel sur lequel lesPremiers chretiens d’Arles paraissent avoir ce-lebre le saint sacrifice. -— Yers les bords duRhone et pres l’ancienne maison du grandprieure de l’ordre de Malte se trouvent les rui-ues de I’ancien palais de Constantin.

Eglise cathedrale. Cette eglise fut bätie parsaint Virgile, au commencemenl du vn“ siecle,sous 1’mvocation de saint Etienne. Elle prit lenom de St-Tropliime, en 1152, ipoque oülesreliques de cet eveque y furent Iransportees.En 1421 et en 1450, eile fut agrandie. Dansson etat aetuel, c’est une des eglises les plus re-marquables du departement; l’interieur est fortvaste et decore d’assez bons tableaux; la petitenef fait le tour du sanctuaire. Le portail, bätidans le im' siecle, est un chef-d’ceuvre d’ar-chitecture du lemps; le dessin en est simple etgrand, les details tres-riclies, et la sculptureaussi bonne qu’on puisse l’attendre de cettecpoque. La faejade s’eleve sur un vaste escalierde liuit ou dix marebes, et se lermine en unfronton dont les deux cötes inclincs portent unecorniche soutenue d’espace en espace par desconsoles, donl la face represente des ligures al-lcgoriques, des mufles de lion, etc. La porte estprofondement enfoncee, et surmontee d’ungrand arc ä plein cinlre. Il y a de chaque cötedu portail six colonnes, les unes rondes, les au-Ues oclogones, qui forment six niches. La porte,qui s’eleve encore de deux marebes au-dessusdu premier palier, est partagee en deux par unecolonne d’un beau granit violet de l’ile d’Elbe,dont le chapiteau et la base sont ornes de figu-res humaines. Ce portail est orne d’une multi-tude de figures representant la tentalion de lapvemiere femme, la naissance du Christ,le ju-gement deruier, enfin des supplices, oü l’hor-rible et le grotesque se tiennent par la main.—Non loin de cette eglise et derriere Fanden pa-lais arcliiepiscopal est le beau cloitre de St-Tropliime. Ce monument, dont l’architectureest golhique, est divise en quatre galeries, ren-fermant ensemble cinquante arcades. Ces gale-ries ont ete construites ä des epoques diverses,puisque le style est different. Les galeries nordet est sont ä plein cinlre incline ; leur construc-tion remonte au xi c siecle. Les galeries sud etouest sont en ogives et de la fin du xrv' siecle.Elles paraissent avoir remplaceä cette cpoquecette partie du cloitre qui s’etait peut-etreecroulee ou menacait ruine. Le preau de cecloitre a 17 m, du midi au nord, et 19 m. deFest ä l’ouest.

Notre-Dame de la Major. La fondalion decette eglise remonte au vi' siecle; Fon croitqu eile a ete bätie sur les fondations d’un templede Cybele; le fameux autel de la bonne deesse,conserve au museed’Arles, y fut trouve enl758»en fouillant sous le seuil de la porte d’entree.

Outre ces deux paroisses, il y a deux suc-cursales sous le litt e de St-Cesaire et de St-Ju-lien.

L’eglise de Mont-Majour, peu eloigneede la ville, fait partie du territoire d’Arles.L’abbaye de Mout-Majour fut fondee au X*siecle, sur un rocher autrefois entoure de ma-rais que traverse aujourd’hui une belle route.

La facade du inidi est enlierement ruinee;celle du nord, simple mais imposante par sonelevalion, est bien conservee et domine majes-tueusement la jdaine : l’eglise , une belle touret la chapelle Sainte-Croix sont les parties an-ciennes qui ont echappc ä une enliere destruc-tion. —L’eglise, autrefois fort vaste, a ete rac-courcie en demolissant une partie de la nef eten reportant la faqade vers le clioeur. Elle estsurtoul remarquable par une chapelle souter-raine, oü l’on descend par un vaste escalier ,au pied duquel eile s’etend sous l’eglise supe-rieure en forme de croix. — La tour est un mo-nument magnifique, edifie en 1369. Saliauteurest de 26 m., sa largeur de 12 m. de Fest äl’ouest, et de 6 m. 50 c. du nord au sud. — Lachapelle Ste-Croix est un charmant pelit edi-(ice voisin de Mont-Majonr, dont la construc-tion remonte ä l’an 1019. Son plan est unecroix grecque formee par quatre cercles ren-trant Fun dans l’autre. Le rocher sur lequel estbäti ce pelit chef-d’ißuvre est creuse partoutcomme une ruclie; on y a pratique un nombreconsiderable de tombeaux de toutes formes etde toutes grandeurs.

EuLrsE St-Howorat. Cette eglise fut fondeeau vi" siecle par l’eveque St-Virgile. Elle asouvent change de face depuis, et est reduitepresque au seul sanctuaire, entoure de plu-sieurs chapelles vastes et riclies autrefois; lafametise crypte, autrefois si reveree, est presquetout ce qui reste de la primitive conslruclion.Le sanctuaire est du xn e siecle et peut-etre duxi". On a decouvert exterieuremenl en 1841,conlre le flanc meridional de cette eglise, lesplus anciennes peintures qui existent en France.Derriere un mur eleve contre le mur du nordde l’eglise primitive auquel on faisait des repa-rations, on aperent, sur le bandeau et le tym-pan d’une large archivolte, des peintures äfresque analogues ä celles de Pompei, et un per-sonnage vctu d’une rohe, d’un manteau et quiest nu-pieds. On travaille au degagement desmateriaux qui interceptent la vue du reste deces peintures, dont il est on ne peut plus inte-ressant de continuer la decouverte.

Hotel de ville. Cet edilice fut construitsous Louis XIV d’apres les dessins de Man-sard. Il est ä trois etages et est decore d’un ordrecorinthien, plus riche du cöte de la place dumarche, oü est la facade principale, plus sim-ple du edle oppose, mais ayant, sous Fun etl’autre aspect, une grande etmagniFque appa-rence; l’archilecture de la voüte est regarddecomme une merveille. A l’extremite orientales’eleve une tour plus ancienne que Fedificedanslequel eile est engagee, mais qui cependant,d’apres le style de son arcliitecture, ne sauraitremonter au delä du xvt' siecle.

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