Al’G l'STA VEROM AXDUORUM.
AUGUSTOIIURUS.
AUGUSTOMAGUS.
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que la Table fait connailre le lieu qui, surcette voie, succede ä Natomagus, savoir Acu-num, dout la position qui subsiste au bordduRhöue , sous le nom d’Ancöne, est marqueedans l’Itineraire de Bourdeaux ä Jerusalem ,t n lendant directemenl a Valence. J’observememe que l’indication qu’on trouve dans laTable , entre Acunum et le lieu dont le nomse prend pour Nceomagus, savoir XVIII, estce qui convient entre St-Paul-Trois-Chaleauxet Ancöne , et ce qui ne suffirait pas, ä beau-coup pres, dans l’inlervalle qui separe Ancöned’avec Nions. M. de Valois est de meme opi-nion, que Natomagus de Ptolemee n’est pointune viile differente d 'Augusta, saus neanmomss’appuyer sur des consideralions aussi positivesque celles qu’on vient de voir. Gelte viile aquilte ses anciennes deuominations. C’est sousle nom de Civitas Tricastinorum qu’elle estmise au nombre de celles de la Viennoise, dansla Notice des provinces de la Gaule. » D’An-ville. Notice de inncienne Gaule, p. 120.
AUGUSTA VEHOMAXDUOROI (lat. 50",long. 21°). ” Ptolemee fait menliou de la viileprincipale des Romandues, qui sont \es Ve-romandui, sous lenoui d’ Augusta. L’Itineraired’Anlonin et la Table llieodosienne placentcelte viile entre Camaracum, ou Cainbrai, etAugusta Suessionum, ou Soissous. La dis—tauce a l’egard de Camaracum, qui est oniisedans la Table, est marquee XVIII dans l’Iti-neraire. On ne peut ncaumoins conclure qu’en-viron 17 lieues gaidoises de ce qu’il y a d’es-pace entre la position de St-Quenlin, qui esteelle d 'Augusta Veromanduorum, et Cam-brai, parce que cet espace n’est que de 19,000toises. Ce qui concerne la voie qui couduisaita Augusta Suessionum est discule dans Par-bcle Contra Aginnum. 11 y a dans la Table'me indication de dislancc, qui est XXXI,place entre le nom de Samarobriva et celuid Augusta Veromanduorum, et on reconnailencore sur le local la Irace d’une voie rornaiue
entre Amiens et St-Quentin. L’espace que cetlevoie traver»e ctanl d’environ 37,000 toises, ilen resulte rigoureuseinent plus de 32 lieuesgauloises. Gelte voie, venant d’Amiens, passaitau delä d 'Augusta Veromanduorum, a Lug-dunum clavatum, ou Laon , selon la relatione la decouverte du corps de sainl Quentin :jOCus , (jui dtcitur Augusta Viromanduo-,uln , juxta fluiutun qui vocatur Somena,u t transit agger publicus, qui venit deAm tanensium ctvitate, et pergit Leodunumclavatum. Mais cette conlinuatioh de voie" est point exprimee dans les anciens Itine-1 alles, cton ne sanrait uonmier Lugdunumclavatum dans une carte qui est reslreinle ä<:e qui se trouve eile dans les nionumenls ro-maius, quoiqu’on ne puisse douter que cetteplace ne soit vcrilablcment d’antiquitc gau-loise. La trace d'une ancienne voie qui tendaitde Reims äSt-Quentin, en traversanl la riviered’Aisne, au Iiac-a-Berri, de la passant a Cor-» comme le dit Bergier ( Hist, des Gr.C,l \< liv - "1, eil. 39 ), devait se joindre auxenvrons de Laon ä cet agger publicus, dor.l
la legende fait mention. M. de Valois (p. 596)rapporle les textes de plusieurs auleurs dumoyen äge, dont il resulte indubitablement quela viile de St-Queulin est la meine qu 'Au-gusta Veromanduorum; et il y a des aetesparticuliers passes dans cette viile, par les-quels on voit que le nom d ’Aouste, derivedl Augusta, s’est eonserve au plus ancien desquarliers de la viile. M. l’abbe Belley, dansune savante dissertation du t. xix des Me-moires de l’Academie, s’est atlache particu-licrenient a comballre l’opinion qui veut quele lieu qui porte le nom de Vermand , a quel-que distance de St-Quentin, ait eie pendantuu temps la capitale des Veromandui, auprejudiee d’Augusta. » D’Anville. Notice delancienne Gaule, p. 121. V. aussi l’abbeBelley. Memoires de Vacademie des' helles-lelres, t. ix, p. 071-690. Walekenaer. Geo-graphie des Gaules, t. i, p. 430-480.
AUGUSTIX (St-), vg. Correze (Limousin),arr., Kl et ä 27 k. de Tülle, El de Correze.l’op. 1,203 h.
AUGUSTIX (St-), vg. Seine-et-Marne(Brie), arr., canl., 0etä C k. de Cuulom-miers. Pop. 1,291 h.—L’eglise est isolee surune emiuence avec un vieux ebateau. Il se faiten ce lieu un pelerinage sous l’invoealion desaiule Aubierge ; on y remarque une cliapelleantique et une fontaine tres-abondante. —Foire le mardi de l'aques.
AUGUSTIX-1)ES-1!01S (St-), vg. Maine-et Loire (Anjou), arr. et a 18 k. d’Angers ,cant. du Louroux-Beconnais,E3de Sl-Georges-sur-Loire. Pop. 775 b.
AUGUSTIX-SUR-MER (St-), vg. Cha-rente-lnf. ( Saintonge), arr. et ä 16 k. deMarennes , cant. et K de la Tremblade. Pop.527 h.
AUGl'STOROXA, postea Tricasses (lat.49“, long. 22”). « Le nom de la capitale desTricasses, qui est Auguslomana dans I'tole-mee, est Auguslobona selon l’Itineraire d’An-tonin et selon la Table llieodosienne. On peutcroire que la tcruiinaison de bona ou mana,ajoulee au nom d’Augusle, a pu elre employceindifferemment, coiuine ayanl la meme signi-lication. Car on lit dans Varron ( De ling.Latma , cap. 2, p. 5621 : Bonum antiquidtxere manurn ; et M. de Valois repand l’eru-dilion ä pleines mains sur ce sujet dans saNotice. Cette viile prit ensuite le nom de laeile : Veneral Tricassas, dans Ammien Mar-cellin; Trtcassibus degere, dans SidoineApollinaire. Ou a dit posterieurenient, et parcuntractiou , Trecas , comme de BajocassesOI1 a fait Bajoca:; aujourd’liui Troies, en gar-dant le pluriel, comme il convient. » D’An-ville. Notice de l’ancienne Gaule, p. 123.V. aussi Walekenaer. Geographie des Gaules,t. i, p. 54 et 413.
AUGUSTOHUXUM. V. Bibracte.
AlGUSTOniluS (lat. 50", long, 17").« Ce lieu est iudique dans la Table tbeodo-sienue, entre Crociatonum et Areegenus. Ilfaul en clierclier la position entre Baieux, quiest Areegenus, et Valognes, qui est Crocia-
tonum. La terminaison durus ou durum de-signe, par la sigmfication qui lui est propre, lepassage d’une riviere; et sur cette route, c’esta la riviere de Vire que convient Augusto-durus. La distance , qui dans la Table paraitmarquee XXIIII ä legard d'Artegenus, doitetre fautive par l’ernploi d’un double X, aulieu de donner simplement XIIII, comme jel’observe dans l’article Arregenus. En parlantde Baieux , la route allait traverser la rivierede Vire, au-dessus du passage appele la XVf-du-Pas, ä l’endroit oii sont des vestiges d’uupont sur l’ancien lit de la riviere, entre lesparoisses de Montmartin - en - Graignes et deSl-Eromond ; et on distingue les resles d’uncliemin perre, qui conduit au passage du pont.Ce qu’il y a de distance en droite ligne depuisBaieux , selon qu’elle resulte de la carte leveepar l’abbe Ouihier, est d’environ 15,500 toises;et il en faul conclure 14 lieues gauloises demesure itineraire , puisque, ä raison de 1,134toises par lieue, le calcul de 14 lieues est de15,876. Entre Augustodurus et Crociato-num, l’indication de la Table, qui est XXI, nesouflre point de difiiculle. La mesure itine-raire depuis la position qui convient ä Augu-stodurus jusqu’ä Valognes, en traversant lesmarais d’Ouve par Carentau, peut s’estimer de20 lieues gauloises , et plus que moins, vu lescircuils et l'inögalite du terrain dans l’etenduede cette route. # D’Anville. Notice de l’an-cienne Gaule, p. 123. V. aussi Walekenaer.Geographie des Gaules, t. i, p. 385 et 395.
Al’GUSTOMAGUS, postea Silvanectes(lat. 50", long. 21°). « Cette viile est placee ,dans ritineraire d’Antonin, entre Catsaroma-gus, ou Beauvais, et Suessonas, ou Soissons;dans la Table theodusienne, entre Ccesaromu-gus et Fixtuinum, ou plulöt latinum, qui estMeaux. On peut cousuller l’artiele Litano-briga, sur ce qui concerne le rapport de laposition (l’Augus lomagus avec Ccesaromagus,et l’arlicle latinum, par la meme considera-tion. Mais, pour n’omettre aucune des dis—lances qui sont liees ä Augustomagus, je re-marquerai ici que cclle que l’ou trouve niar-quee XXII dans ritineraire ne remplit pas cequ’il y a d’espace entre Senlis, qui est Augu-stomagus, ei Soissons ; car cet espaee, qui estd’environ 29,000 toises en droite ligne, peutaduietlre 26 a 27 lieues gauloises de mesureitineraire. La voie se fait remarquer actuelle-menl en sortant de Senlis , sous le norn deChaussee-de - Bruneliaut. Sou aliguement laconduit au passage de la petite riviere d’Au-tone , pres de Belisi, et eile rase l’extremitemeridionale de la foret de Cuise ou de Com-piegne. Une carte manuscrite du Soissonuaism’en fait retrouver la trace dans la longueurd’euviron 4,500 toises, entre le lieu nommcHaute-Fontaine et le l’onl-Archer, sur le ruis-seau qui descend de Co; uv re, et oü cette tracesejoint au cliemin acluel de Compiegne a Sois-sons Je reviens ä Augustomagus, pour direqu .1 en est mention dans l'tolemee, quoique ladenommation y soit alteree, et qu’on y liseRalomagut. Le nom du pcuple a pris la place