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Aurux.

Al'TUX.

ACTUS,

9(12

famille Flaviern»'. Plus lard, eil 355, la villefut assiegce par les Allemands; mais ses liabi-tants se defendireut avec laut de vigueur, queles assiegeants furent conlrainls de se retirer.Kn 414, les Roiirguignons s’en emparerent, etGondecaire, leurroi, y fixa saresidencc. Au Umvit alors passer successivcment Attila, quilercduisit en cendres.Chilpcric, Gondebaud, et lareine Brnnehaut, dont les Testes furent deposesdans l’cglise St-Martin d’Autun, qu’elle avaitfondee. En 731, lesSarrasins devasterenl cclteville, qui fut de nouveau ravagce et brdlee parles Xormands, en 883 et en 895. Les compa-gnies i'ecorcheurs y causcrent de grands dc-sordres en 13(16. Les Anglais y mirent le feil,en 1379, aprcs la victoire de Brio». I.e celebrePresident Jeannin sauva les protestanls de cettevilledu uiassacre de la St-Barthelemv, en 1579.Les guerres religieuses lui furent toulefois on nepeilt plus funestes. Aulun avait embrasse le partide la Ligue: assiege par le marechal d’Aiunont,en 1591, il lui opposa une resistance digne detont le zcle du fanatisnae; les magistrats, lesfeinmes, les enfants meine se ballirent sur labreche; d’Aumont, rebute par une defense siopiniatre, leva le siege. Une longue periode detranquillile succeda a taut de desastres; niais laguerre fut encore funeste ä Aulun lors de l’iu-vasion des arntces ctrangeres en 1814.

11 s’est tenu ji Aulun plusieurs conciles, en590, 661,663, 670, 1055,1061, 1065,1071,1077 et 1094.

Les armes d’Autun tont i cl’or au linngrimpant de gueules (un nianuscril de 1669,suivi parExpilly, dil et argenl au lion degueu-Ics ); au chef de Bourgngne ancienne, quietait d’or ä trois bandet itazur il la bor-d*re degueulet .—Celle ville a deuxfoischangesun blason. Sou ecu, autrefois de gueules, fuld’abord Charge d’uu porc-epic d’argenl; pnisrette piece fut remplacee par trois serpentsd’argent cum lies eu cerele et se niordaut laqueue. Le (lief etait d’azur cbarge de deuxtetes de lions arrarhees et affrontees d’or.

L'aiicienne splendeur d’Aulun se manifestepar les ruines ou les vestiges d un grand nom-bre de moimnienls. — Les ruines de quelquestemples frappent par l’ctonnante solidite deIdur construction. Le temple de Janu<, dans laplaine qui s’etend le long des rives de l’Arroux,etait de forme carree et de meine arcliilectuieque celle qu’on reinarqiie sur les medailles deNeron. Trois faces existent encore, et porlenl92 m. de huiileiir sur 17 m. de largeur liorsd’ocuvre. Les inurs ont 9 ni. d’cpaisseur.Ils elaient enlierement revelus de pirrresd'un tres-petit ecbanlillon, assemblees avecle plus grand soin. Les ferneres, au nom-bre de trois sur rhaque face, sollt conslruiteseu forme de soupiraux. Le mur du sud est dc-core ifune arcade de 6 m. de bauleiir sur 13dec. d’enfonccmi nt. La porte d’enlree etait dansl’exposilion du soleil levanl; on aperqoit en-core le massif du perron.

Les temples de Pluton et de Proserpinectaicul situes pres du pont d’Arroux; on n’a-per^oil plus que la forme cireulaire du premier.

Un Fragment de nmraille anlique, qui existeencore dans la cour d’une maison pres la porledes Marbres, apparlcnait au temple d’Apollon.Crux de Jupiter et d’Hercule, que Maximin fitrelever, suivanl Eumene, ont enlierement dis—pi.ru. Le temple de Jupiter etait situc sur lamontagne de Montjeu, Mont Jovis. Celui deJunon parait avoirete dans le voi.dnagedu (’.api-tole, au rapport d’Eumene Le temple d'Aniibisaurait existe dans une rue appelee viilgaircuientrue Chauchien. Ceux eleves ä Venus et al’riape auraient occupe le sommel de la mon-tagne de Couard; et celui de Cupidon, l’emi-nence de Fillouse, autrefois Philosie. Le templede Berecynlhe, ou Cybele, a fait place ä l’ab-baye de St-Jcan-Ic-Grand, et l’on pretend quel’abbaye de Si-Andoche a etc construite sur lesruines de celui de Miuerve.

Deux des ancienncs portes de In ville, juste-ment admirces pour la noblesse et l’elegancedesproportious, et pour la lieaute de l'cxeciilion,ont ete beureiisement sauvees, du moins engrande parlie, des ravages du temps et de lamaiudes barbares. Ce sont les portes dites au-joiird’lmi d'Arroux et de St-Andre. La pre*miere, siirmon ee d’une galerie d’ordre co-rintliien, est couverte d’ornenients d’un travailexquiset d’une belle Conservation ; eile a 17 m.d’elevalion et 19 de largeur. Le Irail de la pierreemployce ä sa construction est admirable. Onne reniarque ni dans les joiuts des voussoirs, nidans ceux des pieds-droits, aucune trace demonier, et ils ont encore tonte la Finesse d’unouvrage qui sort de la main de l’ouvrier. — Laporle St-Andre, moins elegante, clevee de14 m. et large de 90, retrace deux epoques del’arcbitecture. II parait que la galerie, qui estd’ordre ionique, a ete relablie ou construitesous Conslantin. Nulle inscription r.e donne,d’ailleurs, la d,.te preeise de l’erection de cesmoniiments. — La naiinincbie, qui existait dutemps des Romains, etait situeedaus une valleequi s’elend jusque sous les murs de la ville, duröte du levant.

A peil de dislance d’Autun, au hameau deCouard, dans un cliamp que la decouverte d’ungrand nonibre d’urnes cineraires et de tombesa fait regarder, avec raison, comme un polyan-dre, s’clcvc une pyramide quadrangulaire, vul-gairement appelie pierre de Couard, dont labase a 92 m. sur 18, et dont la hauleur est en-core de 90 m.

Parmi les objets antiques dignes d’interöt,qui, malgre lant de causes de devtruetion, ontpu arriver jusqu’a nous, on doil citer encore letorsed'une slalue en marbre blaue, d’un travailqui remonte evidcmnient aux beaux temps de lasi ulpturc; un cippe aussi en maibre blaue, etformant un autel votif, sur une des faces du—quel est gravee une inscription grecquej desparties de bas-reliefs, des ornenients de tonteespeee en marbre, bronze et pierre; des ins-rnptiuns tumulaires, dont quelques-iiries enbeaux caracleres romains; enfin, des morreauxde corniclies, de fiises, d'eiitablements, etc.,de dimensions, de travail et de godt differents,

et apparteuuul aux diverses epoques du bautet du bas empirc.

La Collection des medailles tant anciennesque modernes, qui sont deposees ä la mairie, secompose de plus de 3,000, dont 2,600 me-dailles imperiales romaines, 40 consulaires, 50meJailles des peuples et des rois. Parmi cesmedailles, il en est plusieurs de fort rares;quelques-unes meine paraisvent 6tre uiiiqiies.

LxcATHEDasMi, d’arcliilectiire gothique, estremarquable par l’elevalion de son aiguille,d’une execution bardie, et la deeoration duclioeur en marbres cboisis et rares. Le portailprincipal est couronne par un zo.liaque fortbeau. Sur le tympau est scnlple le Jugementdernier. Au bas et sur le linteau, les morts,differents d'äge, de sexe et de condition, res-suscilcnt au bruit des trompeltes dont quatreanges sonnent aux quatre poinls cardinaiix. Lestombeaux d’oü sortent les morts sont decoresd’ornements tres-varies en epis, en arötes depoisvon, en imbrication, en arcatures. Dansl’ainortisvemenl, un äuge pese les ämes a l’aided’une halance que lienl une main niyslcrieuse,et qu’un denioii cliercbe a faire penclier de soncöte. Ainsi pesees, les Arnes sont jugees par ungrand Christ qui est inscrit dans une aureoleelliptique, »ur l’encadreiiieut de laquelle on litdeux vers latins oii Jesus se deelare le juge desbommes de bien qu’il couronne, et des me-cbanls qu’il punit. A droite, le paradis est fi-gure comme un cluiteau fort Ires-eleve et dontsiiinl Pierre tient les clefs; ä gauche est l’cnfersous la triple forme d’une chaudieve, d’unegueule monstrueuse et d’un sepulcre. Les de-mons y |ious5eiit les damnes qu’ils saisissentavec des fourches et des cordes : le sciilpteurs’est aliache ä muntrer les plus horribles lormesde demons, et, dans un sujet si frequemmentreproduil, il a eu assez de genie pour Irouverdes motifsenlierement nouveaux. LaViergecstassise äla droite du Christ, et saint Jean l’Evan-gclistc est deboul ä sa gauche; tous les deuxinterci'dent pour les aceuscs. — Malgre lesmulilations qu’il a eprouvecs, ce temple estencore un des plus convenablemenl ornes de laFrance. II fut foude vers le milieu du xr siccle.On y voil les stalucs en marbre du presidentJeannin et de sa femme.

On remarque, sur la place qui joint la callie*drale, une Fontaine d’ordre ionique, dont on ad-mire la giuce et releg ince; eile rappelle lesformes beurcuses de la lanterne de Demosllieuea Sl-Cloud. Les ornenients sont legers et eor-rects. Elle eslsunnonlee d’un peliean aux ailesdeployces, et porte la dale de 1543. G’est lesiecle de la restauration des ails eil France,celui de Leonard de Vinci et de Jean Goujon,atiquel rerection de cc joli monumeut pourraitbien nppnrlenir.

L’kvkcb k avait eprouve de grands dommagesdans les preiniers temps de la revolutiou ; maisdes rep.iralions importantes ont prevenu laruine de ce bei ediliee.

L’iiötei. de vii.lk, Je construction recente,est preeede d’uue vaste, place et d’utie agreablepromenade. Sur cette meine place s’eleve le