AUXERRE
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Finlerieur, on trouveplu»ieurs beaux qnartiers,des rues (arges el bien percee*, et quelquesconslruclions modernes qui ne sont pasdepour-vues d'elegauce. Lc quai qui borde l’Yonne eslborde de maisons en general assez Inen bäties :une promccade en forme de boulevards enceintla ville jusqu’au quai. Dans le quartier le pluseleve se trouve une fort belle fontaine publi-que, dont les eaux, provenaiit de sources si-tuees sur les colraux voisins, sont ameneespardes conduits Souterrains.
La catheuralk , deJiee ä saint Etienne, estun des plus beaux edifices gothiques qui exis-tent en France. — Le ch(Eur, dont la premierepierre fut posee en 1216, par Ouillaume deSeignehiy, presente un eehantillon fort riebe derarchilecture ogivale primitive dans tonte sapuretc; les caracteres de cette periode s’ytronvenl foilemeut empreints; la forme des fe-rneres, la proporiion des arcades, les bases descolonnes, et leurs chapiteaux a ieuilles gal—bees bardimeut profilees , tout annonce le beautemps de l’arehiteeture ogivale. — Les bas-cotes qui eniourent le clueur sont orncsd’arca-tures du meilleur effet, dont beaucoup, au Heud’elre portees sur des l’uls de colonnes , virn-nent reposer sur des consoles en forme decliapiteau fort allonge ; ces consoles sont or-nces de charmantes feuilles de vigne et deberre , et entre les arcatures qui reposunt surces co»f.oles on voit sorlir des tetes de ties-grand relief, dont quelques-unes merileraientd’etre moulces. — La chapelle de la Vierge estcanee au lieu de se terminer en absidc. Des^»traux du xiu" siecle, tres-bien conserves,garnissent le pourtour du chucur. — La crypten u i regne sous le clueur appartient au stylet oman ; die est assez vaste. Om y distingue unchueur, des bas-cöles et une chapelle absidalecorrespondant a 1’une des nefs laterales. Lavoilic de cette chapelle esl couverte de pein-Inres ä fresque; on y voit Jesus-Christ au ini-lie u des animaux symboliques. M. de CaumontP'ui.se qn*ä Auxerre, connne a Bourges eta| lleurs, lY‘tabli»semenl des cryptes a cu pourül, jct principal de rctablir un niveau convena-l>le pour ie pave du chomr, lorsque le terrains äbaissail nalurellemenl du cöte de Test. — Laliefet les transepts sont d'une epoque differentec ^ e relle du durur. Ctlui-ci, coinmence,conmteUous l» v ons dit, en 12 |ß , fut, k ce que Toncroit^ en grande partie ronslruit pnr Henri de^'b-neuve, sticcoseur de Ouillaume Sdgne-'*5 > mais il est probable que les travaux de-ineurerent interrompus. La nef ne doit pastre at *tcrienre au xtv e siede; d’autres partiese cette nef, les transepts et les portails , neSum P'obijblement que du xv c .
Cette gründe calhedrnle a 100 m. deon g sur 40 n>. de large; les voütes onl33 ttl * delevalion sous clef, et la tour 61
»>• ati-dessus du so!. On ne peilt se lasser«bserver I a grandeur el la regularite desjjMsses, U perfection des dctaiU , la legerete,cevation ei l e grand nombre des colonnes;S moulures qui accompngnenl les piliers , les0Ses ’ les °8 lves i enfia cette rariete etonnante
d’ornements, de (igures , de plante» et de bas*reliefsqui dei orenl les inurs. Les vilraux sontprincipalement l’objet de Fadmiralion deselranger»; on en trouve peu aussi bien con-sei ves. — A gauclie de Tautel, contre le pilierde la porte laterale du clueur, on remarque unmonument en marbre blanc, representant unvicillat d a longne barbe, priant dans une chaire;c’est la figure d’un ancieu eveque d’Auxerre,de Jacques Amyot, traducteur de Plularque.— A droite de Faulel est un antre monumenten marbre blanc , eleve en 1713 a la memoirede Nicolas Colbeit, eväque d’Auxerre el fieredu ministre de ce not». — La chapelle de laVierge renferme le monument en marbreblanc du marecbal et de l’amiral de Chalellux.Ces deux guerriers sont couches avec leurscottes d’artnes sur un lombeau dont le bas-re-lief represeute la bataille de Cravant.
L’eglisk St-Eusf.be, fondee en 640, futconsacree en 1384. Le sanctuaire est d’uneconstruction liardie : il a ete commence en1530; c’est un melange d’archilecture ara-besque et romaine. Le clocher, conslruit enpierres de taille, preseote un aspect agrcableel piltoresque,
L’eglise St-Pierre fut commencee vers lafin du xvt r siecle el achevee en 1672 ; eile estrcmarquable par son etendue et par sa regula-rite. C’est un beureux assemblage des ar chi-teclures arabesque et romane. Les voötes enogive sont portees par dix-sepl colonnes ettrente-trois pilastres d*ordre corinthien. Latourest beaucoup plus ancienne ; on lisait na-guere une inseriplion indiquant que les fonde-menls en avaient ete jetes le 6 juin 1536. Cettetour est couverte de statues et d’arabesques:on y remarque les figures des apoires preehantau peuple TEvangile ecrit sur des rouleanx.
L’eglise St-Germain dependait de l’an-cienne abbaye royale de St-Germaio, dont lafondation remonle avant l’annee 623. L’archi-tecture de cette eglise est tres-belle; les pilierset les voules ont un air de grandiose qui h appeau premier aspect. L’cglise souterraine estextremement curieuse; eile renferme les tom-beaux de soixante saints, d’un grand nombred’cveques et de martyrs du premier siede duchristumisme : un enorme tombeau, place ancetitre de cette vaste et sombre demeure de lamort, est principalement engrande veneralion:cVst celui de saiut Germ«iiri,ä qui les Parisicnsontdedic leghse deSt-Germain-l’Auxerrois. Ag*>uche de la porte d’entree de cette crypte, unescalier condnit äune secondeeglrsesouterraineconstrnite sous la premiere; on y voit les tom-bes en gres de trois comles d’Auxerre.
Les bätiinents de l’ancicnne abbaye sont oc-cupes aujourd’bui par l’Hotel-Dieu, l*un desplus beaux etablissements en ce gern e que pos-sede la France.
L’aÖTEr. de la PREFECTiraE est l’ancien pa*lais cpiscopal. La facade sur la nie est remar-quable par des ornements d’architeclure d’unlies hon goüt. Cet edilice, ainsi que la catlic-drale, a ete classe par le ministre de l’inte—rieur au nombre des monuments bisloi iques.
L’horloge d’Auxerre inerite une attentionparliculiere. Elle est ctablie sur la porte de 1aeile, contigue aux bätimenls de l’ancien chä-teau des ducs de Rourgogne, et la sonnerie estplacee dans la tour de cette porte, nommee laTour fiaillart/c.
La Bißr.ioTHEQüE rcjBLiQUE est placee danslesbäliments de l’ancienne abbaye deSl-Ma-rien. Elle contient environ 25,000 \ol., etpres de 200 manuserits, dont quelques-tins sontdu ix* siecle; un cabinet d’antiques ct d’his-toue naturelle; desmomies d’enfants et d’ibis,des armes et d’autres objets curieux, rapportesdu Levant par M. le baron Grand-d’Enon, quiles a dounes ä la ville avec une collection demedailles grecques, trouveesdans sa terre d’E-non, pres de Briuon.
On remarque encore ä Atixerre : le College;une jolie salle de spectale ; les promeuadesqui entourent une partie de la ville; lejardinde bolanique, forme en 1827; les casernes; leharas, ete.
Biographie. Auxerre est la patrie :
De saint Germain, eveque d’Auxerre.
De Germain 1*rjce, morten 1528; il futamide La>caris, et Fun de ceux qui appoi terent enFrance le hon goüt d’Italie : on a de lui desPoesies latines et plusieurs traductions cTou -vraups i'recs.
De J.-B. Duvai,, morten 1634, auteurd’unDictionnaire de la langue (trabe, el de diversouvrages de lüterature et d'antiquiies*
Du luographe Daubenton, mort en 1723.
De J.Lebeuf, Tun des hommes les plus sa-vants dans les details de l’histoire de France,membre de l’acad. des inscriptions, mort en
1 760. Les prineipaux ouvrages de ce laborieuxct savant historien sont: * Htsloire de la prised' Auxerre par les huquenots, etc.,in-8,1723;De l'elat des Sciences dans Veiendue de lamonarchie francaise sous Ckarlemagne (dis-sertation qui a remporte le prixde Facademiedes inscriplions), in-12, 1734; Dissertation surVhistoire ecclesiastique elcivile de Paris, 3vol. in-12, 1739-43 ; Mcmoires concernantl'histoire ecclesiastique et chdle dAuxerre,
2 vol. in-4, 1743; Histaire de la ville etde tout le diocese de Paris , 15 vol. in-12,1754-57.
De L. Liger, agronome, mort en 1717, au-teur de plusieurs ouvrages sur Fagriculture etle jardiuage, dont le plus important a pourlilre : Economie generale de la Campagne ,ou Nouvelle Maison rustiffue, 2 vol. iu-4,1700, ouvragc rcimpt ime plusieurs fois sous letitre de : la Maison rusüque, mais dont unebonne edition au niveau des decouvertes quiont ete Faites en agriculiur e est encore ä faire.
De Lac.urhe de Ste-I'alaye, savant litte-rateur, de l'academie des inscriptions, mort enen 178t. On a de lui : Memoires sur l’an-cienne cheralerie, consideree commeun ela -blissementpolilique etmilitaire t 'S vol. i»-12,1781; nouvelle edition, revue par Cli. Nodier,2 vol. in-8, 1826; et une serie de savants me-moiresinseres daus le recueil de l’academie desinscriptions.