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BARR.

HARR.

HARR.

deSenlis, cant. etE!deNanleiiil-le-Handouin.Pop. 760 li. Sur la Nonette. —C’elait autre-fois un bourg mure, qui Tut pris en 1413 parle duc de Bonrgogne. On y voit un chäteauagreable par les jardins, leseaux et les planla-tionsqui l’environnent; ila eie rebäti il y a unevingtaine d’annees, et coonminique par nneavenue au boisd’Ernicnonville.—Le cliueur del’eglise paroissiale, edifire qui presente tous lescaractercs de l’arrhitecture du xvi' siede, estorne de boiseries sculptces d’une belle execu-tion, provenant de l’abbaye de Chaalis.

Les environs de Baron renferment des car-ricres de pierres de taille tres-profoudes, doutquelques-unes out jusqu’ä 4 k. d’etendue.

Le hameau de Beaulieu, dependance de lacommune de Baron, est remarquable par saSituation sur unecminence d’ou l’on jouil d’unefort belle vue;la principale maison d’habita-tion est surlout fort agreable.

Faire le 29 juin (3 jours).

BAItOX, vg. Saonc-et-Loire (Bonrgogne),arr., cant., EJ et ä 7 k. de Cbarolles. Sur l’Ar-conce. Pop. 630 h.

BAROXXAS (les), vg. Saone-el-Loire,conini. de Martigny, H de Cbarolles.

HARO.WII.I.K, vg. Maselle (Lorraine),arr. et a47 k. de Sarreguemines, cant. de Gros-Tenquin, El de Morrhange. vy. Pop. 554 h.

BAROU, vg Calvados (Normandie), arr.et ä 13 k. de Falaise, cant. de Coulibueuf,E|deJoi t. Pop. 224 b.

BAROl’SSE, pays et vallee de la ci-dcvantGascogne, l’une des qnatre connues sous lenom de pays des Quatre-Vallces. On y comp-tait 18 paroisses. Mauleon en etait le chef-lieu.V. Basses-Pyrf.nf.es.

La vallee de Barousse est, vers son extremitemeridionale, divisee en deux parties, par uncontre-fortqui reuferme les plus beauxmarbrcsstatuaires des Pyrenees; la porlion situce ägaucbe est connue sous le nom de Val de Fer-rere, l’autre prend le nom de Val de Sost.

RAUP (le), Gironde (Guienne), arr. et ä32 k. de Bordeaux, cant. et C3 de Belin. Pop.1,413 h,

BARQl’E (le), vg. Pas-de-Calais, comm.de Ligny-Tilloy,(2] de Bapaume. P. 500 h.

BAROCKS (le Port-des-), vg. Charente-Inf. , comm. de Sl-Nazaire, C3 de Rochefort.

BAROCKS (les), vg. Loire, comm. de St-Rambert, El de Sury-Ie-Comtal.

BAROCKS (les), vg. Stine-lnf., comm. deMarque, CE] d’Aumale.

BAROCKT, vg. Eure (Normandie), arr. etä 23 k. de Beniay, cant. et IS] de Beaumont-le-Roger. Pop. 574 h.— Fabrtque de toiles.

BARR, jolie pelitc ville, B.-Rhin (Alsaee),chef-l. decant., arr. et ä 18 k. de Scheiestadt.Cure. E3- A 457 k. de Paris pour la laxe desletlres. Pop. 4,288 b. — Terrain d’alluvionsmodernes.

Celle ville, dont il aete faitmention au rm*siede, etait anciennemenl ceinte de murs et defosses, aujourd’hui detruits. Elle avait un chä-teau dont les Armagnacs s’emparerent ent414,et qui ful livre aux flainmes avec soixanle-dix

maisons par les troupes lorraines, en 1592. Unautreineendie consuma enticrement la ville en1678; l’eglise seuleput ctresauvee.

Barr est au pied du Kircbberg, dans uneSituation des plus rianles, et environnee decollines plantees de vignes. La plupart des mai-sons sout asscz bien construiles. On y remar-que une belle place ornee d’un enorme peu-plier, arbrede hbeite; et l’hötel de la inairie,edifiee construit en 1640 sur les fondcmenls del’aricien chäteau. Plusieurs fonlaines publiquesfotirnissentl’cau aux differentsquarliers.—Auxenvirons, on trouve une sourcc d’eau mineraletiede.

Au-dessus du Kirehhcrg et du Monkalb(mont Chauve) s’eleve le Hoenbourg, l’uuedes montagnesles plus remarquables del’Alsacepar sa Situation et ses antiqtiites. l’lusicurssentiers condnisent a son sommet cn diversesdircclions. Sur la pcnleducbte de Barr, apresavoir franchi le Kircbberg et laisse ä droite lemont Chauve, on trouve les restes de l’antiquechäteau de Landsferg. II est assis sur de grosquartiers de röche, et ses pierres rougeätres pro-duisent un tres-bel effet au travers des arhustesqui rentourent. II a ete bäti avant 1200 parConrad de Landsberg, venducn 1413 a Louis,electeur palatin, et rachete plus tard par lafamille de Landspcrg. Il ne restc du chäteauque quelques paus de murs perces de fcnctrescn ogives; une baute tour carree, ruinee ä l’unede ses faces, dont les pierres semblenl inenacerde leer ebute soudaine l’imprudent quilescon-sidere. Aux angles de la muraille qui regardele nord sont deux tours dans lesqnelles on en-tre par une petite porte carree. L’une d’elles,presque enticrement conservec, rontenail dansson Interieur cinq etages dont on voit encoreles Supports. Au sud , on remarque un petitoratoire en forme de tourelle saillante, bienconserve et construit dans le mur ä 3 m. 35 c.de liauteur. De chaque cdte regne une petitegalerie de deux arcades ä plein cintre, sepa-rees par une colonne d’un style fort simple. Lechäteau etait protege ä Test par un fosse assezprofund; des autres cötes, par l’escarpementde la montagne.

De chaque c6te du Mennelstein s’etend surla eräte de la montagne le fameux mur connusous le nom de Mur des faiens. Ce mur, soitqu’on en examine la force et la solidite, soitqu’on en considcrc l’etendue ou la largeur, pa-rait un onvroge immense. II parcourt non-seu-lement la grande surface de la montagne, maisil desccnd dans la vallee voisine, pour monierensuite sur la montagne opposee, et revenirenfin sur lui-mäinc apres avoir decrit diversangles et circuits approprics aux sinuosiles desrorhers, des precipices et des vallees. On lcdiviseendeux parties, dont la premiere en-toure touts la surface de la montagne jnsqu’auprecipice au-dessus duquel est bäti le couventde Ste-Odile. La longueur moyenne du terrainqu’il enclöt est de 2,000 m., sa largeur de1,000. Le circuit du mur est de 6,700 m.La seconde partie, qui ne semble qu’acces-| soire, est celle qui desccnd dans la vallee et

remonte sur la montagne opposee. Son circuitest de 10 k. Tout le mur etait construit degrandes pierres grossierement taillees et tireesde la montagne meme. Ces pierres etaient su-perposees Sans cimenl et etroilement jointespar des queues d’aronde en bois de ebene de22 c. de longueur, 6 de largeur et 3d’epaisseur.II serait diffirile d’en trouver maintenant; tou-tes doivent ätre pourries. Cependant on peutvoir la place qu’elles ont occupee dans les en-tailles des pierres, qui etaieut tellement unies,qu’il eilt ete impossible d’en mouvoir une seule,meme avec un levier. II existe encore des restesconsiderables de ce mur dont la liauteur est enquelques endroits de 3 ä 4 m. et la largeur de2 ä 3 m. Au milieu des doutesmultiplies quis’elevcnt sur son origine, on peut presumerqu’il a ete l’ouvrage des Romains qui le cons-truisirent pour s’y retrancher et s’en faire unrempart conlre les ennemis.

Ste-Odii.e est un monastere foude en 622par sainte Odile, fille d’Attic, duc d’Alsace.Apres avoir ete six fois incendie de 1199 ä1646, il ful abandonue des religieuses, qui re-lournerent cliez leurs parents. Les revetiusdont il jouissait passerent ä l’eveche de Stras-bourg. En 1622, tous les bätiments du montSte-Odile furent ruines de nouveau par lestroupes de Mansfeld. Rebätis en 1630, ils de-vinrent encore la proie des flammes en 1681.—L’edifice qui existe aujourd’hui n’offre riende bien remarquable au dehors. Au dedans,on voit encore une galerie de l’ancien cloilre.L’eglise seule et les chapelles qui l’avoisinentmeritent l’allention des r.urieux. Sous une voiiteallenante ä l’une d’elles, on montre dans unearmoire une figure en bois representant Attic,affuble de vetements a la romaine, en soierose, bordes de clinquant d’argent. La cha-pelle de Ste-Odile ou de St-Jean est surloutremarquable par la multilude d ’ex-voto sus-pendus aux murs ; par les tableaux qui retra-cent l’hisloire de sainte Odile, et par son tom-beau cn pierre, sur lequel sa statuc est agc-nouillceen costume d’abbesse. C’estlä qu’en toutlemps, et surlout lelundi de la Pentei 6te,seren-dent en foule jielerins et pelerines, pour y faireleurs devotions et leurs offrandes ä la sainte.

Apres un trajet assez long ä travers unebelle forel, dans un sentier qui condnit äla fontaine de Ste-Odile, on arrive ä Trut-tenhaussen, ancien monastere fonde en1181 par Uerradis de Landsperg. Les nom-breuses pierres sepulcrales des nobles du moyenäge qui y sont enterres, degagees des decom-bres qui les couvraient, sont dignes d ätrevuespar les visitcur* de. la montagne.

Biographie. Barr est la patrie deJ.-FR.Hermann, ancien membre du conseil descinq Cents, mort en 1820, auteur de Noticeshistoriques, stalisliques et lilteraires sur lnville de Strasbourg, 2 vol. in-8, 1818-19 ,—de J. Hermann, savant naturaliste, mort en1800, auteur d’un grand nombre d’ouvrageslalins, parmi lesipiels on dislingue : Tabulaafßnitatum animalium per totum anima eregnum in tribus foliis exposita, uberiore