308 ltKRXARSWILLER-BARR.
BERNAY.
BERNAY.
son moulin ä vent ct par la haute tour de soneglise, qui parait avoir appartenu ä une richeahbaye ou ä un village considerable, et quimerite de fixer ratteution des arclieologues.
RERMERIES, vg. Nord (FlamJre), arr. et ä28 k. d’Avesnes, cant. et IS de Bavay. Pop.394 h.
KERJIERIXG , vg. Meurlhc (Lorraine),arr. de Cliateau-Salins, a 30 k. de Vic, cant.d’Albestroff, K de Dieuze. Pop. 538 h.
IlEüMICOURT.vg. Pas-de-Ca/ais(Ar\.ok),arr., cant., K et a 10 k. de St-Pol. Pop.289 h.
BERMOXT, vg. H.-Rhin (Alsace), arr.,cant., Kl et a 7 k. de Bcfort. Pop. 113 h.
BKRMOXVII.I.E , vg. Seine-Inf. (Nor-mandie), arr. et a 10 k. d’Yvetot, cant. et Sde Fauville. Pop. 732 b.
BERXAC, vg. Charente (Angoumois), arr.,CS et ä 4 k. de Ruffec, cant. de Villefagnan.Pop. 573 h.
BERXAC, vg. Lot-et-Garonne , comm. deLoubes-Bernac, S de Duras.
BERXAC, vg. Tarn (Languedoc), arr.,cant., S et ä 13 k. de Gaillac. Pop. 273 h.
BERXAC-DEBAT, vg. H.-Pyrenees (Bi-gorre), arr., cant., K et ä 9 k. de Tarbes.Pop. 768 h.
BERXAC - DESSUS , vg. H.-PyreneesCBigorre), arr., cant., £3 et ä 10 k. de Tarbes.Pop. 455 h.
BERXADETS, vg. H.-Pyrenees (Bcarn),arr .et a 14 k. de Pau, cant. et S de Morlaas.Pop. 224 k.
BERXADETS-DEBAT, vg. H.-Pyrenees(Bigorre), arr. et ä 9 k. de Tarbes, cant. et Sde Trie. Pop. 424 h.
llERXADETS-DESSl'S, vg. H.-Pyrenees(Bigorre), arr. et ä 24 k. de Tarbes, cant. et CSde Tonrnay. Pop. 345 li.
BERXAIZE, vg. Vienne, comm. des Trois-Mouliers, S de Loudun.
RERXAPRE, vg. Somme (Picardie), arr. etä 50 k. d’Amiens, cant. et S d’Oisemont.Pop. 159 h.
BERXARI) (le), vg. Vendee (Poitou), arr.et ä 25 k. de Sables, cant. de Talmont, E3d’Avrille. Pop. 855 h.
REllXARl» (St-), vg. Ain (Dombes), arr.,cant., El et a 4 k. deTrevoux. Pop. 265 h.
BERXARI) (St-), Cöte-d’Or (Bourgogne),arr. et a 22 k. de Beaune, cant. et s de Nuits.Pop. 143 h.
BERXARI) (St-), vg. lsere (Dauphine), arr.et a 28 k. de Grenoble, cant. et El de Touvet.Pop. 428 h.
BERXARI) (St-), Landes, comm. de St-Esprit, S de Bayonne.
BERXARI) (St-), vg. Moselle (Lorraine),arr. et a 23 k. de Thionville, cant. et GS deBuiizonville. Pop. 256 h.
llEKXARDIERE (la), vg. Vendee (Poitou),arr. el a 43 k. de Iiutirbon-Vendee, cant. etEl de Montaigu. Pop. 1,096 h.
IIERXARSWIEEER-IIARR, vg. B.-Rhin(Alsace), arr. et ä 16 k. de Schclestadt, cant.et S de Barr. Pop. 396 h. I
BERXARSWII.EER-OIIERXAI, vg. B.-Rhin (Alsace), arr. et ä 25 k. de Scheiestadt,comm. et E d’Obernai. Pop. 1,287 h.
BEllNATRE, vg. Somme (Picardie), arr.et ä 21 k. de Uoullens, cant. de ilernaville, Md’Auxy-le-Cliäteau. Pop. 189 h.
BERNAVIIAE, village considerable, Somme(Picardie), chef-1. de cant., arr. et ä 14 k. deDoullens. Cure. Gite d’etape. ES- A 175 k. deParis pour la taxe des lettres. Pop. 1,085 h.— Terrain tertiaire superieur. — II existedans cette commune une tombelle bien con-servee; eile a 7 ä 9 m. d’elcvation, et plus de18 m. de circonference. — Faires les 2 C ’ mer-credis de mars, juillet, oct. et dec.
BERXAY, vg. Charente-Inf. (Saintonge),arr. et ä 17 k. de St-Jean-d’Augely, cant. etEl de Lonlay. Pop. 858 h.
BERXAY, Bernaicus, Bernai, Bernaium,Belnaium, ville ancietme, Eure (Normandie),chef-1. de sous-pref. et d’un cant. Trib. de1" inst, et de comm. Cliamb. consult. des ma-nuf. College communal. Societe d’agriculture.2 eures. Gite d’clape. Caisse d’epargne. Kl.sqt. A 153 k. de Paris pour la taxe des lettres.Pop. 6,871 h. — Terrain cretace superieur,voisin du terrain tertiaire.
Autrefois diocese de Lisieux, parlement deRouen, chel-lieu d'election, bailliage, vicomte,grenier ä sei, gouveriiement particulier, Col-lege, 2 couvents de cordeliers et de pcuitenls ;2 couvents de femmes, höpilal.
L’origine de Bernay remonte a une epoqueanleneure au xi“ siede. Le preinicr documentoü le nom de Bernay se trouve eite est la cons-titulion de dol de la ducliessc Judith de Bre-tagne, feinine de Richard II. Celle piece, quine nous est mulhcureusemcnt parveuue quefort alleree, nous donne cependant des rensei-gnements d’un grand inlerel sur la topogra-pliie du pays, et nous prouve que Bernay enetait dejä le chef-lieu. Vers l’an 1018, ladu-chesse Judith de Bretagne, epouse de Ri-chard II, y iouda une ahbaye de benedictins,dont une partie a etc conscrvee. Bernay avaitdes celle epoque un marclic et plusieurs foiresannuelles; ses etolfes sont mentionuees dans lexm“ siede. C’etait alors une ville forte, oiisaint Louis tiut ses assises de justicc en 1231.Duguesclin assiegea celle place en 1378; lesAnglais s’eu emparerait en 1418; reprise peude temps apres par les Francais, eile retombade nouveau au pouvoir des Anglais en 1421,qui ne l’abandouncrcnl qu’en 1449. L’amiralColigny la prit d’assaut en 1563. La fortcressefut rasee en 1589.
Les arme» de Bernay sont : de guculesau lion grimpnnt d’argenl. Dans d'Hoziereiles sont indiquees : d’azur a trois besantsd'or 2 et 1, et un lumbel de meme en chef.
Bernay est une ville agrcablemeut silueedans le Lieuvin sur la rive gauclic de la C.lia-rentonne qui la separe du pays d’Ouclie. Laportion de l’eglise abbaliale de Bernay apparte-nant a la conslructiou primitive a ete couserveeet sei t de halle aux grains et aux toiles. On laconsidcrecomme l’uu des plus anciens et des plus
curieux edifices romans qui existent dans laprovince, et nous pensons qu’elle doit dater duregne de Richard II, ou tont au moins de lapremiere moilic de xi' siede. La noblesse desproportions et la severitc du style de la liefprincipale coneourent avec les donnees histo-riques a nous confirnier dans cette opinion. IIn’y a pour ainsi dire que le noyau de cetteeglise qui appartienne ä l’cdifice primitif; lesancluaire, qu’on a delruit recemment, etaitgothique; le portail moderne est du godl leplusmiserable. La nef est composee de cinq ar-cades; cliacun des piliers est plat sur ses deuxfaces principales, ä l’exception d’un simple tail-loir qui en forme le couronnement; il ne portede colonnes qu’ü sa partie anterieure et poste-l'ieure. Ces colonnes sont d’une fort belle pro-portion ainsi que leurs chapiteaux, dont la dis—posilion rappelle celle du chapiteau corinthien.Les details en sollt varies suivant l’usage del’cpoque, mais Sans monstres ni ornements bi-zarres ( Mem. de la soc. des antiq. de Nor-mandie, I. xv, p. 369 et suiv.). Les bätinientsde l’abbaye, dont la conslruclion daledu com-mencenient du xvn° siede, sont occupes parla sous-prefecture, la mairie et les tribu-naux.
Eglise Ste-Croix. La plus grande partie decet edilice appartient au commencement du xv“siede ; on y voit un grand et uiagnifiqueautel,des stalues et des sculptures prccieuses enmarbre, provenant de l’abbaye du Ber.
L’eglise de la Couture, anciennement re-liomrncc par ses soi-disant guerisonsdepossedes,et objet encore aujourd’hui d’un pelerinagetres-frequente, est remarquable par l’ensembleelegant de son architecture , du xv“ et du xri“siede; eile est ornee de beaux vili aux et dejolies sculptures en albätre.
Ou remarqiie encore a Bernay le Collegecommunal, qui occupeles bäliinents d’un aucieucouvent ; l'höpilal; et dans une des princi-pales rues, d’anciens porclies en bois, restecurieux de l’archilecture civile du moyenäge.
Biographie. Patrie d’ALEXANDRE, dit deParis, poete du xn* siede , auieur d*un romand’Alexandre en vers de douze syllabes. Le rap -port du nom du poete et du heros, Popinionvulgairement adoptee qui )e fnisait inventeiirdu grand vers dit alexandrin, tous ces motifsreiiuis ont puissamment concouru ä le faireconnaitre, et ä 1c faire regarder conime le chefde la nombreuse ecole des poeles de sontemps.
De Gabriel Dumoolin , auteur d’une Hi* -toire estimee de la Normandie.
De Gabriel Bugnot , poete latin du * VIisiccle.
De Robert-Thomas Lindet, eveque cons-tilutionnel de PEure, membre de PassembleeConstituante, de la Convention nationale et duconseil des anciens.
De J.-B. -Robert-Thomas Lin»»' 1 ’» n,em "'
bre de la Constituante, de la convention nationa le et du comite de salut public, ministi’ e desfinauces en 1799.