BESANCOW
BESANCON.
BESANCON.
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cant., 3 et a 12 k. de Poligny, 20 k. d'Arbois.Pop. 426 h.
BESANCON, Vesontio , Bisa/itium, Bi-sontioy Chrysopolis, grande, belle et tres-forte ville, clief-1. du dep du Doubs (Fran-che-Couile). Cour royale d’oii ressorlissentlos departements du Doubs, du Jura ct dela Haule-Saotie, Tribunaux de l rv inst. et decomm. Chef-1. de la 6 e div. milit. Place deguerre de l ,e classe. Ecoie d’aililierie. Acade-®ie des Sciences, bdles-lettres et arts. Acade-mie universitaire. Faculte des lettres. Collegeroyal. Socieie d’agriculture et de inedeciue.Instil utiou des sourds-iuuets. Archeveche,Grand semin. 2 eures. Gite d’elape. El.
Pop. 36,461 h.
Autrefois archeveche, capitale de laPranche-Comte, citadelle, parleinent, univer-s »te, hülel des monnaies, intendance, grand^ailliage et bailliage pariiculier, presidial, aca-deinie des Sciences , belles-leltres el arls, so-c *eie litteraire inilitaire, 8 paroisses, 2 cha-
pilres, College, 13 couveuls ou abbayes.—L’archeveche de Besancon avait pour sutira-gants les eveques de Belley, de Lausanne et deftäle. Revenu, 50,000 Uv.
L’areheveque de Besancon portait le titre depi'ince de Pempire, et pretendail avoir droit des oanee ä la diele imperiale.
L’origine de cette ville se perd dans la nuit^ es siecles. Sous les Gaulois c’etait deja une eitebelehre, notee dans la Table Iheodosicuiie etdans l’Itineraired’Autonin sous Ie non» de f^e-s ontio . Cesar y entra l’an 56 avant Pere chre-benne, non en couquerant, mais appele par lesc hefs de i a c ite pour repousser les barbares qui^ena^aienl la Sequanie d’im envahisseineut lo-: dans son livre de la Guerre des Gaules, ilParle aveceloge de cette ville, et la eite cornrnebne des plus heiles et des plus fortes de son* e,ll ps. La description qu’il en donne, les inonu-bients historiques, et les mesures de l’IlineraireP 0ll >‘ quaire routes qui s’y croisent, fixen t sans,llcu n doute la podtiou de cette ville ä Besan-* 0I> Moderne. Ces quatre routes se rattachent ä^ r ^Gntot'atutn, Strasbourg, Aui'usta Baura-c <>rum t Augst, Andotuatunu/n> Langres, Au-
^ Us, °dunum . Autun, Aventicum , Avenches ,et r* J ’ ; ’
la ntA>u ' Geneve.— Sous Augusle eile devint
oieli opole de la grande Sequanie ; niais son' «aut periode de grandeur fut sous rempe-lt* 11 ^ Ul *'' en > ( | 11 * se plul ä-l’einbellir. Parmiaucieiis mouuioents qui ältestem sou anli-lltq le ’ 0,1 re, uarque le pont sur le Doulis et unj ‘* lc Je triomplie assez bien eouserve.—, U | * a Joinination rouiaine, Besancon etaitde l- )le * >ai SOn ® co * e i ,,,le l'* us ostimeesv H ^aule, oü Quintilien a domie des leeonse *“ e lv ' sieele de notre ere.j «saneon l'm plusieurs fois ruinee par les Al-lelev' S> rava 8oe par Attila, et s’est toujoursvilL'^ ei k ses 1 u ' nes - Elle fut pendant longtempspnbr lbr<! Ct '“'I 111 ' 11 «', et se gouverna en re-tif d <1 ' e S0US ^ es "'agislrats et un conseil elec-par VI,lg,- * lu ‘ t notables, nomnies tous les anslescl"'? assenil,1 ee populaire composce de Ionslc s de faniille. Elle passa ensuile sous la
domination autrichienne, et fut cedee ä l’Espa-gne par le traite de Munster. Louis XIV l’as-siegea en personne, et s’en empara en 1660 : leIruitc de Ninjegtte cu assura )a possession ä laFrance, ainsi que celle de toule la Franche-Comte. En 1814, Besancon lut assiegee sanssucces par les arniees des puissances etrangeres.Les habitanls de cette ville ont toujours faitpreuve de courage, el l histoire a consignc leurstraits de hravoure : en 406, contre les Vanda-les; en 413, contre les Bourguignons; en 451,contre les lluns; en 1288, contre les Allemands;en 1335, contre les ducs deBourgogne; en1362, contre les Anglais ; en 1814 el en 1815,contre les troupes des pubsances coalisees con-tre la France. — Il s’y est tenu un concile sousCharles de Neufchatel, en 1495.
Les armes de Besangon sont: cl’or ä Vai -gle imperiale de sable tenantdans chacune deses serres dcuxcolonncttes de meme,etpourdeuise xjtinam.
Besaiicou est dans une Situation lres-agreab)e,a rextremite d’une vullee arrosee par le Doubs,qui entüure la ville presque en entier, et la di-vise en deux parlies inegales, qui communi-<juent entre elles par un pout de pierre, ou l’onremarque deux especes de coustructions : lesunes j'on>aines, eji gros hlocs de pierres dites deVergennes, bien conservees, les autres moder-nes, eu pierres du pays, ajoutees pour elargir lavoie publique. Celle ville est environnee dehautes montagnes couverles de vignes et deverdure. L’islhme de la presqu’ile sur laquelleeile est bätie est occupe par une inasse de i ochersque courounela citadelle, laquelle domiue louteia contrce qui s’elend au nord; niais la citadelleest domince elle-meme ausud, ä Fest et au sud-est, par les monts de Chaudane, de Brcgille etde la Chapelle-des-Buis; ce qui a necessite laconslruction de plusieurs forts pour defendreles approebes.
La ville de Besanqon est une des plus fortesvilles de France, et l’une des mieux bäties; eilecompte 1,455 maisons dans Penceinte de scsremparts, toutes en pierres de tadle, a deux outrois elages, orncs en partie de balcons; lesnies sont larges, spacieuses et assez bien p<er-cees; los places publiques vastes, regulieren etornees de fontaines. La promenade de Chamars,situee dans Penceinte de la \il!e, arrosee pardeux bras du Doubs, est remarquable par sonclendue. Il existe aussi une autre promenade aumilieu de la ville, furmee du jardin de Pancienpalais GrandvelJe.
Les edifices et les ctablissements les plus re-marquables de Besanqon sont:
L’kglise catheoralf. df. St-Jean, vaisseaugothique d’unaspect imposant, reconstruit dansle xi e siede. On y remarque un beau maitre-aufel eu marbre d’Itali<‘; la chapelie du Sl-Suaire, ou se trouvent la belle Kesurrection deVanloo et de bons tahleaux de Natoire et deDelroye. A droile, dans la ehapede laterale,est un Saint Sebastien de Fra Bartbolomeo, mai-tre de Raphael j vis-ä-vis, dans la ehapelle degauebe, se trouve un tahleau representant lamort de Saphire, par del Piombiuo, eieve de
Michel-Ange. De beaux anges adorateurs enmarbre blaue sont places sur les edles de Tantelprincipal. Au-dessous de l’orgue, dans une ca-vile, on voit le tombeau de Feiri Carrondelet.
L’eglise de Stk-Madeleine, superbe vais-seaud’archiiecture moderne execute par Nicole;le portail n’a ete acheve qu’en 1830.
L’eglise de St-Pierre, edilice execute en1784. On y voit uu magnilique groupe eu pierrede Tonnerre, execute par Breton,
L’eglise de St-Francois-Xavier, monu-ment d’une belle archileclure, ou Pon voit quel-ques tabieaux de mailres.
L’hopital St-Jacques, superbe ediüce ballen 1707, orne d’une magnifique grille en ler.La rotonde, qui sert de ehapelle, a ete conslruitepar Parchitecte Nicole : on y voit trois jolis la-bieaux de Joliin.
L’hötel de la trefecture, ancienne ir.ten-dance, donl la conslruction dale du milieu dusiede dernier.
Le College , fonde par le pere du CardinalGrandvelle, qui, lui-meme, Pagrandil considc-rablement. Les batiuients sont immenses, lescours spacieuses, les jardius vastes et biens ae-res; Pegliseest fort belle. Ce College peutcou-tenir deux cents cleves sans encombremeut.
Le palais de justice , construit de 1745 a1749 pour y recevoir la cour du parlement,transferc de Dole ä Besancon par ordre deLouis XIV. I/arcbitet ture de la fa<^ade de cetedilice, situe derriere l’bötel de ville, est remar-quable. Les statues en platre de la Juslieeet dela Religion decorent le portique qui sert d’en-tree a la grande salle de la cour royale.
L’ancikk palais Grandvelle, construitauxvi r siede, dans legoüt espagnol, par le cele-bte Cardinal de ce iiom : chafjut: ctage offre unordre d’arrhiteetur« different.
La citadelle , un des plus beaux ouvragesde Vauban, dont les murs sont en partie taillcsdans le roc. De son sommet on decouvre la villeentiere, les plaines et les montagnes environ-nantes, le cours du Doubs et la riante prome-nade de Chamars. Plusieurs prisonniers de mar-que y ont ete enfennes, entre autres le marquisde St-Simou, les generaux Bourmont et Ra-det, etc.
La. torteTaillee, roeber coupe par les Ro-mains dans le n* siede, pour y faire passerPaqueduc d’Arcier, qui ameuait des eaux abon-dantes et salubres ä Besancon. Les Testes de cuoanal se voient sur toute la longueur de la route,depuis la porte Rivotte jusqu’ä Arcicr, situe a9 k. de la ville.
La GRAMM caserne , preccdce d’une vasteplace, aux deux extremites de laquelles’elcventdeux beaux pavillons pour le logement des of-ficiers.
La salle DE spectacle, bätiinent isole, dontsix colonnes d’ordre dorique soutiennent lefrontispice. L’intcrieur est spacieux et bieu dc-core.
La. bibliotheque publique, edifice mo-derne renfermant 50,000 vnl. ct de picrieuxuianuscrits. Elle est dccuree d’un huste en mar-bre du poele Mairet, et des busles eu platre de40