BORDEAUX.
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e ** feste excite un puissantinteröt. L’arene pro»- iprement dite, qui etait de forme elliptique et ;
77 m. sur 55, n’offre plus que six enceintes^bstruees par des constructions particulicres. ;Les deux portes des deux extremiies du granddiametre de VeUipse subsislent encore presquelo ut entieres; eiles ont 9 m. de bauteur et 6 na.de largeur.
L kgllse cathedrale , dediee a saint An-tb ‘©> est un bei edifice gothique, qui date, dit-» du ix' 3 siede. Detruite par les Normands ,e P^uple le plus devastateur du moyen *äge,die f ut reconstruite d’abord par les soins d’un> et ensuite par les Anglais, qui facheve-J’ent dans j e XIII <= siede, lorsqu’ils possedaieut* a Guienne. C’est une tres-vaste et tres-belle®‘ lJ »ilique , malgre le defaut d’harmonie ei del’fgularite qui depare sa plus gründe et sa plusoelle nef, d’une largeur etonnante. La nef duplus elevee encore, mais d’une moindrear geur, est parfaitement reguliere , ainsi quees n efs laterales. L’eglise a, dans sa longueur,w. d’une extreuiite ä l’aulre. La ne
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nef du
^■r est un cbef-d’oeuvre de hardiesse.
•^ v ant la restauration du culte, la grande* ie l etait fermee ä son extremile. On y a pra-Jl^ depuis une ouverture que noiis sorames, *'8© de designer sous la modeste qualifica-b°n J e p 0 rte, bien qu'elle preleude ä l’hou-^ür (] e j onner se ule entree atijourd’hui aux
couroonees. Ortes, le moyen dge luia, t fait une pari bien plus brillante. Rien n’e-® 7 » ©tieftet, la ricliesse et le luxe de ce portail,fl, utenant etouffe dans une ctroile sacristie,P ar lequel les rois de France et leurs repre-^ntauts, les gouverneurs et les arclieveques,ls ©ient jadis leur entree solennelle. Quatren des voussures en retraite entourent le tym-dix lr °* S P^ us pddes coutienuent chacunej A personnages, la plus grande douze. DansP r emiere sont des anges qui ne presententC ' lne particularite remarquable. Dans laso' n ^ e ’ ^ es an S es ©ncore purlant des encen-^ s » des ciboires, des ostensoirs et des ban-^ les. D ims la troisieme , les quatre person-
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ro “ e Uü sommet sont des anges ayant desla ' sons leurs pieds, emblemes pcul-elre de0l ,. ra P'^de avec laquelle ils transuietlent lessg e * du Seigneur. Les six auties persouuages( | es feligieux tenant dans les deux mains°u a l^ elS c#rr ® s lessemblanl ä des reliquaiiestr ien ( BS ** vres ® fernioirs. Enfin , dans la qua—Paru'*' ' CS ^ eux personnages du haut non» ontt 0u t e,re Salomon et David ; re dernier sur-n„„, 6St rt ’ c °nnaissable ä sa harpe. Les aulrese n t . ues bandelettes. Le lympau est divisclu,j t 015 P a 'ties : dans la plus elevee on voll, dovit les deux du milieu portent leg, !ri] lt a •"ne ; la secoude represente le ju-sont ('i'* < e, "' er - A droite el ä gauche du Christ“tten/"' anges et deux personnages ä genoux,^"lui a T’ • l ' ^" !s > les p aroles de l«ur juge.
rieure est la resurrection
Ce »»eilt rl |' Ce P° rlail par«* 1 © lre 1)11 f* 01111116 * 1 -rai ent Xtl1 " siede , ainsi que le prouve-rem | ® U beso *n les arcades trilobees qui deco-P^rtie superieure, et le style de la
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sculpture. — Au sud de la nef, et en avant deFanden jube, une porte a ogive romanedonneentree dans les cloitres. Ils sont assez bien con-serves, mais nullement entretenus. Ils remon-tent evidemment ä la tin du xm e siede.
La fa^ade du midi conlieut trois divisionsprincipales en largeur et en bauteur. Deuxtours quadrilateres ilanquent les extremites,atlendant les deux fleches qui devaient les cou-ronncr.
Le portail est compose de trois voussures jen retraite, reposant sur des niches dont lesstatues ont eie enlevees. A droite et ä gauche,deux aulres niches sont surmonlees de pina-cles. De ces trois voussures, deux contiennentchacune dix statues, et la troisieme douze. Lespersonnages de la plus petite sont des angesqui n’offrent rien de particulier. La secondecompense lavgement la mediocrite de la j>re-miere. Les vierges folles ä gauche et les \ier-ges sages a droite y sont representees avecleurs attributs ordinaires, la lampe droite et lalampe renversee. II est faciie de reeonnaitre lesdouze apötres dans les personnages de la troi-sieme voussure.
L’abside est formee par trois galcries placees,l’une sur les murs exterieurs et au-dessus deschapeUes , l’aulre au-dessus du pourlour, et latroisieme au-dessus du choeur. De vastes arcs-boutauts partent du haut des contre-forts exte-ricurs, viennent. soutenir le sommet du choeur,et correspondent aux piliers interieurs de l’ab-side. Chacun d’eux est forme d’une galerie in-clinee, ornee , sur une bauteur d’environ deuxnietres , de decoupures verticales ä trefles et ajour.
La facade du nord offre un singulier nielangede l’archilecture de deux epoques. La rose etle porlatl paraissent apparleuir au comiuence-inent du xv e siecle , tandis que les galeries quiles separent sout evidemment du xiv*. Le por-tail se compose de trois voussures : la premiererenferme dix personnages, des anges; la se-conde , les douze apötres; la troisieme , Moiseet David, au sommet, et douze moines enca-mnes. Le tympan se divise en trois par-tiesqui represeutent les deux actes principauxde la vie de Jesus-Christ; la eene occupe lapartie inferieure; dans celle du milieu, lesdouze apötres assistent a 1*Ascension de Jesus-Christ, dont la tele se perd dejä dans les nua-ges. Enfin , dans la partie superieure, le Perecterncl, entoure de quatre anges, s’apprete arecevoir son divin Fils. Les trois voussures re-posent de chaque cöte sur trois niches, dansiesqut lles 011 voit des statues de cardinaux d’unegrande dimension. Au milieu et sur le pilierqui parlage le portail en deux et Supporte letympan est placee la statue de Bertrand deGouth, archcveque de Jtordeaux, devenu papesous le 110 m de Clement V. — Sur cette facadese trouvent ces deux fleches elancees, d’unebauteur de 80 m., qui font de la cathedrale deBordeaux un des monuments les plus remar-quables que nous ait legues le nioyen äge.
Une tour, d’un hon style gothique, nommectour dt' Peyberland et separce de la cathe-
drale , lui sert de cloeher. Elle fut construitede 1481 a 1530, par les soins et aux depens deP. Berlaud, archevöque de Bordeaux.
L’eglise St-Michkz. fut construite en 1160,pendant la dominaiion des Anglais; eile estd’ordre gothique, et d’un style d’architeclureplus pur et plus regulier que celui de la cathe-drale. Cette eglise est surlout remarquable. parson cloeher, qui servait a ia fois, par son t*Je-vation , de beffroi pour avertir le peuple pen-dant les guerros civiles , et, par sa solidite, deforteresse pour le garantir. Des balles, ein-preintes sur sa surface, attestent qu’il bravasouvent la mousqueterie des divers partis. Untelegraphe a ete place sur cette tour en 1823.
Les caveaux souterrains de ce cloeher jouis-sent de la propriele de conserver sans putre-faclion, meme sans alteration, les cadavres quiy sont ensevelis depuis des siecies.
L'eglise Ste-Croix passe pour etre la plusancieDne de Bordeaux; car on fait remonterlVpoque de sa fondation a la moilie du vn esiede , sous le regne de Clovis II. Cette eglise ,ainsi que le monastere dont eile foisait partie ,furent detruits par les Sarrasios; Charlcmagneles fit reconstruire. Dans la suite, les Normandsles pillerent; mais ils furent reconstruits deuouveau au commencement du xi° siede. Lcportail de cette eglise est extremement curienx,et decore de figures, de symboles et u’allegoriesmystiques, dans Jesquels quelques personoescroient reeonnaitre des obscenites, mais ouM. Jouannet, ä qui l’on doit une explicationde ces allegories , n’a rien vu que de tres-moral.
L’eglise de St-Seürin, d’une construction»'reguliere, pnrail etre anterieure ä toutes lesaulres eglises de Bordeaux ; die offre des cons-tructions de differents äges, et possede plu-sieurs morceaux d’architecture dignes de fixerl'attention des amatenrs. On y reinarque unecrypte ou chapelle souterraine, dediee ä saintFort et renfermant son tombeau , qui altirechaque annee, au mois de mai, une foule con-siderable de nourrices et de meres, qui vien-nent invoquer le saint pour altirer sur leursenfants la force et la sanle. Cette crypte estcomposee d’une nef voutee a plein cintre et dedeux bas cöles; le tout ayant 14 m. 33 c. delong sur 10 m. de large. La nef est partagee endeux parlies egales ; celle du foud renfermeFanden tombeau de saint Fort, espece de caisseen pierre brüte de 3 m. de long sur 1 de large,au-dessus de laquelle on a erige une eleganteconstruction, dont les details annoncent un ou-vrage de la renaissance. On y remarquait autre-fois le tombeau du eelcbre paladin Roland, en-terrn priiuitivecient a Blaye, mais dont le corpsfut dans la suite transfere ä Bordeaux.
L’eglise Notre-Dame, une des plus belleset des plus regulieres de Bordeaux , fut fondeeen 1230, et rebälie ä la moderne en 1701. Ony admire la hardiesse, la largeur, Fetendue etl’elevation de sa principale nef, deeoree de pi-lastres d’ordre corinlhien; le maitre-aufel esten marbre blaue; le tabernacle est ornc dedeux anges de grandeur naturelle et surmonle45