CASSEL.
CASSEL.
CASSES (les).
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doc), arr. et k 22 k. de St-Pons, cant. d’O-lonzac, cg de la Bastide-Rouairoux. P. 642 li.
CASSAIGNE (la), Artige, comm. deGanac,
63 de Foix.
CASSAIGNE (la), vg. Aude (Languedoc),arr. et ä 16 k. de Casteluaudary, cant. deFanjeaux, El de Villasavary. Pop. 708 b. —f’oire le 2 sept.
CASSAIGNE, vg. Aude (Languedoc), arr.
*1 ä 17 k. de Limoux, cant. et C-C de Couiza.p op. 153 li.
CASSAIGNE, Tg. H.-Garonne (Langue-doc), arr. et ä 24 k. de St-Gaudens, caut. etCa de Salles. Pop. 794 li. — Fabri</ue de'aience Idanclie.
CASSAIGNE , Tg. Gers (Condomois), arr.,Wut., [gj et ä 6 k. de Condom. Pop. 489 li.C.ASSAN. V. Gmiias.
CASSAXIOCSE, bg Cantal (Auvergne),arr. et k 33 k. d’AurillaC , cant. et E de^ontsalvy. Pop. 1,641 h.
CASSANO, Tg. Corse, arr., E et ä 15 k.de Calvi , cant. de Calenzana. Pop. 521 li.
CASSANOUS, Tg. H.-Garonne (Langue-doc), arr. et ä 16 k. de St-Gaudens, caut.
IS d’Aspet. Pop. 443 li.
CASSEAUX, Seine-et-Oise, comm. deVil-Icbon, Kl de Palaiseau.
CASSEL , Castellum Menapiorum , Tilleancieune, Nord (Flaudre) , arr. et ä 14 k. deHazebrouck , chef-1. de cant. Cure. Glted atape. College communal. E. W. A 251 k.da Paris pour la laxe des letlres. Pop. 4,410 b.
■ Terrain lerliaire inferieur.
Autrefois chätellenie et subdelegation, dio-Cese d’Vpres, parlement de Douai, intendancedo Lille.
ka l'able de Peuliogerindique un lieu qu’ellerep,.
' seilte comme capitale sous !e nom de Ca-*f c /&wn Menapiorum. Les mesures de celteable et celle cJelTtinerairedetermineiitla posi-,lutl de celieu ä Cassel; mais tous les modernes,Sa,ls «xception, d’apres la fausse idee qu’ils s’c-'a'entfonneede l’etendue du territoiredes Mo-ontebange lesmotsdc Castellum Metia-en ceux de Castellum Morinorum,P'otendant qu’il y avait erreur dans la Table.Tons les historiens assurent que Cassel ctaitkapitale dela Moriniequand Jules Cesarcon-ce pays. Cette ville deTint bientöt celcbrePar le nonibre d’babitants qui vinrent s’y cta-r 'n e d e etail entouree d’epaisses imi-
j, t8 > de baslions, et cinq portes en fermaienls * nci, in ,e , lorsque Philippe I er , roi de France,Prösenta avec son armee devant cette ville° Ur cotnbatire Robert le Frison, qui prit* 3,1 pied du mont Cassel, et Suppleant aure p ar l’avanlage du lieu , remporla une*c °ne signa|e e sur Philippe, qui fut force dea 11 e en retraite. — La ville de Cassel fut
«onsumee par les flammes en 1311. Philippe
Auguste la prit en 1213. Philippe le Bel l’as-®“'gea en 1328 , et courut le dangev de perdrea vie sous ses murs, ayant eie surpris dansSQn camp par 16,000 hommes sortis de laP ace: trois corps d’armee avaient penetre danse camp francaisj trois monceaux de tnorts
marquerent leur place; les gentilshommes
naccordercnt de quartier a personne ; treizeniille morts furent comptes sor le cliamp debotaille.—Apres lenr vicloire, les Frangais en-trerent ä Cassel, qu’ils pillerent, et ob ils exer-cerent’d’horribles cruaules.
Sons le regne de Charles VI, les Anglais serendirent maitres de cette ville, d’oii ils furentcliasses par Clisson, qui l’abandonns au pillagedes Francais. En 1477, Louis XI, irrite contreles Flamands de ce qu’ils avaient fait pendreses espions a Bruges, se jeta sur Cassel, pillacette ville, et fit mettre le feu ä tous les edi-fices : les habitanfs qui n’eurent pas la force defuir furent passcs au fil de l’epee. Cassel futencore pris par les Franqais en 1658. Le 13avril 1677 , le duc d’Orlcans defit sous sesmurs une armee de 30,000 Espagnols et Hol-landais , commandes par le prince d’Orange.
Sa possession fut assurce k la France en 1678,par le traite de Nimegue.
Les armes de Cassel sont : d'or ä uneepee de sablc posee en pal, cotoyee de deuxclefs de meme.
La ville de Cassel est bätie au sommet d’unemontagne conique isolce, au milieu d’unevaste et riebe plaine. De uos jours , ouverte etdemanteiee, celte ville est bätie en longueurdu snd-est au nord-ouest, et protegee contreles vents du nord par la terrasse de son ancienchäteau. La place ou grand niarche est au cen-tre; les rues sont peu nombreuses, propres,assez bien entretenues, et pourvues chacuned’une fontaine abondante. Les maisons sont so-lidement bälies en briques, la plupart ä un seidetage, surmontees de greniers spacieux, tenuesavec une proprete remarquable , et pourvueschacune d’unjardinbiensoigne: on en voit en-core quelques-unes de constructiou espagnole.
Pariui les edifices publics, on remarque l’e-glise paroissiale, bätie en 1290 : le maitre-au-tel est en marbre et decorc d’une statue de laVierge, qui est reputee miraculeuse dans loutle pays; dans la tour ont eie places l’horlogede l’aneienne cathedrale de Tcrouane et unbeau carillon. — Derriere cette eglise se voientencore les Testes du couveut et du College desJcsuiles.—Sur la grande place est un bälimentspacieux ou s’assemblaient les admiuistrateursde la Flandre maritime; maintenant il sert dedepöt aux anciennes archives de la chätellenie,et la mairie en occupe une graude partie. Vis-ä-vis de ce bätiment existe une belle fontaine.On voit encore sur la meme place un bätimentde construction espagnole, qui servail ancien-nemeut de maison de ville. -— lies six portesforlifices qui servaient d’entree ä Cassel, il enexiste encore trois dont la maconnerie est tres-bien conscrvce : ce sont celles d’Vpres, d’Aireet de Bergues; ces deux dernieres passent pouretre 1’ouvrage des Romains. Quant k la rnu-raille garnie de bastions qui entourait la ville ,on en voit encore quelques fragmenls le long dela promenade des remparts. On voit aussi,sur la terrasse de l’ancien Castellum, los restesd’une votlte de cbemin Souterrain, avec unpuits tres-profond de construction romaine.
Cassel, place sur le point le plus eleve de la
Flandre, obre une des vues les plus ctenduesquel’on connaisse, et i|ue l’on peut dive uniqueen Europe. Lorsqu’on se place ä l’endroit oiietail le vieuxcastel des Morins, on dccouvrepar un temps serein les cötes de la mer duNord , avec les vaisseaux de la rade de Dun-kerque, Gravelines et Calais. Avec le secoursde lunelles d’approcbe, et meme ä l’oeil nu, onvoit trente-deux villes fortes plus ou moinsconsiderables; ce sont celles d’Aire, Armen-tieres, Arras, Bailleui, Bergues,Betb'ine, Bou-logne, Bourbourg , Burges, Calais, Dixmude,Douai, Douvres (en Angleterre), Dunkerque,Estaires, Farnes, Gravelines, Hazebrouck,Hondtschoote, la Bassee, Lagorgue, Laventhie,Lens, Lillers , Loo , Nerville, Nieuport, St-Omer , Ostende, Poperingue, Rousbruggbe ,Steenvoorde, Terouane, St-Venant et Watten.
On dccouvre aussi pres de cent bourgs, dontles tonrs et les cimes des clochers s’elevent au-dessus des bouquels d’arbres qui les entourentet couvrenlauloinla plaine. Au nord, leslunet-tes permellent de decouvrir les vaisseaux dansla rade de Douvres, et le soir, le phare de celleville s’offre parfois i la vue del’observateur.
I’athie du lieulenant general Vakdamme.
Industrie. Nubri(jucr de dentedes, loiles,cliapcaux, bas de laine et de fil, savon, poteriede terre. Nombreux moulins ä huile. Blanchis-series de loiles et de fil. Raffineries de sei. Bras-series. Tanneries et eorroieries. — Commercede grains, legumes secs, beurre, volailles, bes-tiaux, etc.— Faires les jeudi saint, jeudi apresla Trinite (8 jours), 1" jeudi d’aoilt, dernicrjeudi d’oet., de nov., 1", 3", 5% T, 9”, 11"jeudi de l’annee.
Bibliographie. De Smyttere. Topographiehistorique, physique , stalistitjue eime-dicate ne la ille et des enairons de Cas-sel, in- 8, 1828; 2” edit,, in-8, 1833.GASSEN, vg. Landes (Gascogne), arr. et ä20 k. de Dax, cant. de Montfort, E deTar-tas. Pop. 466 h.
CASSENEUIL, Casanogilus , Cassinogi-lum , petite ville, Lot-et-Garonne (Agcnois),arr., E et ä 10 k. de Villeneuve-sur-Lot, cant.de Cancon. Pop. 1,921 h. — Elle est tres-agreablement situee sur la rive droite du Lot.
Cette ville a joueun röle important dans lesguerres de religion. Apres avoir cte enlevcedeux fois aux protestants par les croises, eilefut prise, pillee et livree aux flammes par Si-mon de Montfort, en 1214. Les rois de F'rancey avaient un palais, oü naquit Louis le De-botinaire en 814. — Fabritjues de minots. —Foires les 20 mars, 14 mai, 30 juiD, 22 sept.et 15 dec.
CASSES (les), vg. Aude (Languedoc), arr.,cant., E et ä 20 k. de Casteluaudary. Pop.471 h. — Il ctait autrefois defendu par uncliäteau fort dont Jeanne d Angleterre lentavainement de s’einparer en 1199. Ce cliäteaufut assiege et pris par les croiscs en 1211, quien brülerent vifs tous les liabitants. Peu detemps apres, l’abbc de Cileaux surprit quatre-viDgts religionnaires dans une tour du chäteau,