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CEREBELLIACA.
CERET.
CERET.
3,902 h. — Terraih jurassique, calcaire agrypbces.
Si-Cere doit son origine a une cliapelle bä-tie en l’konneur de saiiite Rsperie. La venera-tion qu’on eut pour cetle chapelle , oü le» re-ques de Ia sainte furent expasees, un terrainfertile a mettre en cuhure, la (acilite de trou-ver dans la forct voisine de» Iwn de ronstruc-tion , y atlnerenl hieutot des hahitants. Des lemüieu du xin* siede, cet etahlisscment portaitle nom de vi Ile, ainsi qu'on le voll par unecharie de 1278. Celle \ilie est bätie dans uneile formec par la Rave, et enlouree de mon-tagnes qui prcsentcut une graude variete deculture : de helles allees d’arbres l’envirouneut,et ses edifices sembleut s’claucer d une cor-beille de verdure.
Au nord de Sl-Cere sVleve une bulle par-faileuient eonique, qui se teruune parun pla-teau eu forme d’ellipse dVnvirou 4,000 in.carres, eleve ä pres de 200 in. ati-dessus de lariviere de Bave. Le sommet de ce plaleau,forme par im rodier calcaire d’une hauleurraoyenne de 5 m., est coupe ä pic toul autour.Ce rocher sert de base a un rempari de 2 ni.33 c. d’epaisseur qui enloure le plaleau, et oül’on ne penelre que par une porle en ogive;un lasse de 8 m. de large regne tont autourdes remparts. Vers les deux extrcniiles dugrand diametre de Tellipse qu'environuent lesremparts, existent deux tours earrees isolees,separees par une distance de 80 in. Ces tourssout conmies sous le nom de Tours de St-Lau-rent : teile qui est au nord, formet* de sixetages, dont Tun est souterrain, se termine parune pt ite forme enlouree de creneaux : eile a41 m. de haut, et chaque face a 30 m. de large;la tour meridionale n’a que 30 in. de haut, etse termine cgalement par une plate-forme,Quoique ces tours n’aient jnmais fait pariied’aucun autre bätimeut, ainsi que le prouvenlleur* murs et leurs angles ä vives aietes, Fin-tervalle qui les separe est occupc par de nom-breux restes d’edifices, dont il y en a un deforme carree assez bien conserve : on y vollaussi une eherne vuülce d’une belle construc-tioo, plusieurs petils appartements vuütes , etles ruioes d’une eglheou d’une cha pelle. Au-cune inscription n’apprend a quelle epoqueremonte ce fort; mais on lit daus un mauus-crit coropose dans Ic xn* ou le xiu e siede,que les troupes romaines y avaieut etabli uncamp sous le regne d’Anguste.
Fubriques de chapeaux, recherohes pour laduree et la beaute de leur noir, qui se ven-dent principalement pour l’Auvergne. — C </«-merce cousiderable de loiles. — Foires Its12 jnnv., 8 fev M 22 avril, 6 mai, 18 juiu, 10juillet, 28 auut, 11 sopt., 25 oct., 1 er dec.,V T lundi de cardine et lundi des Kameaux.
CKREBELEIACA (lat. 45°, long. 23°). « Ontrouve ce lieu dans l’Iiincraire de Bourdeaux aJerusalem, enlre Valence et Augusta, dont lenom acluel est Aouste, sur la Dröme au-des-sous de Die. La distance de Valence ä Cere-belliaca est marquee XII, et de CerebcUiacaä Augusta X. Ces distances s’accordent dans
leur totalavec 1’indicationdeXXII, dans l’Iti-neraire d’Antonin, et dans la Table theodo-sienne,enlre Valentia eMugnsM, enomeUantle lieu inlermediaire de Cerebelliaca, Je nevois ueanmoins enlre Valence el Aouste qu’unintervalle dVnvirou 18 millcs en drohe ligne,Mais je suis per>uadc <pte, comme la positionde Cerebelliaca parait dtre Chabueil, qui nedeeline pas considorablement de la hauteur deValence, eile mel un coude sensible daus laroute , qui se rcplie vers le midi; et la dispo-siiion du local , qui est monlueux entre Cba-bt uit et Aouste, doit contribuer a consumerce qu’jl y a de me»ure itincraire iudiipjce. Ilne laut pourtant point dissimilier que Cba-bue;l se trouvanl plus pves de Valence qued’Aou.ste, cette circonstance ne cadre pointavec ritinciaire de Jerusalem, en ce que l’in-dicatiou y est plus forte enlre l'alentia etCct’ebelliaciif qu’entre Cerebethaca et Au-gusla .u D’Anville. Kohce de VuncienneGaule, p. 223.
CEIIELLES, vg. Jndre-et- Loire (Tou-raine), arr. el ä 13 k. de Tours, canl. deNenille-Ponl-Pierre , l^l de Monnaie. Pop.547 h.
CEREACES, Cerentice , l>g Manche (Nor-mandie), arr. el ä IGk de Coutances, canl. et5^1 de B'ebal. Pop. 2,253 li.— Foires les 19avrtlet 17 nov.
CLRESTE, C&sarita, vg. B.-Alpes (Pro-vence), arr. et a 26 k. de Forcalquier, canl.et (3 de Reillannc. Gite d’etape Pop.1,141 h. — Foires les 17 janv. et 20 nov,
CERESTE, Citharista , vg. Bnuches-du -Bhone (Provence) , arr. et et ä 35 k. de Mar-seille, cant. et IS de la Cio.tat. Pop. 665 b.
C’etait jadis une lorteresse härte par les Ro-mains, dont on distingue parl'üiteinent l’en-ceinte. 11 est enloure de remparts, dans Ics-quels on a perce des feuelres pour les maisonsqui y sont adossees.
On voit ä Ceyreste une fontainc de cons-truction romaine; c’est un beau carre long,coastruit en grandes pierres de taille, ou Tonanive par un canal covert sur un des flaues.— On remarque encore dans ce village lesruines d’un ancien ediflee nomme le Chäteau,ainsi qu'une inscription rouiaiue et une ius-ciipüon grecqne.
CERET, Ceretum, pellte ville tres-an-cieuue , Pyrenees-Or* (Roussillon), ebef.-l.de sous-prefect. ( 2 e arr.) et d’un cant. Trib.de 1 r " inst. College cotnumnal. Cure. E3* A873 k. de Paris pour la laxe des lettres. Pop.3,325 b.—»TfcRRAiw de iranMtion inferieur.
En l’aimee I6t>0, les commissaires des roisde France el d’Espagne s’assemblerent dansCeret pour retablisseiuent des limites , confor-nierneiit u l’arlide 42 du trailc de paix des Py-renees, qui donna ie Roussillon ä la France etremit le reste de la Catalogne sous la domina-tion de l’E^pagne. Aux termes de ce meine ar-licie, la divisiou des deux royaumes devait ätredeterminee de ce cöte-lä par les monts Py-renees qui avaient anciennemenl di^ise lesGaules des Espagnes. Dans la pmniere Con-
ference, lenne le 22 mars 1660 , il ful 6tabUpotir base : qu’il s’agis.sail de trouver la divi-sion de la Gaule navbonnaise et de rEspago etarragonnaise. Le savant M. de Marca , coio-missaire du roi de France, la determina parles temoignages de Tite Live, de Plolcmce, deSlrabon, de Pomponius Mciaet par les ItinC-raiies des empereurs romains; ä ces autoritesil joignit celle des ebartes du moyeu äge 5la ressemblance des noms anciens avecmodernes Im fit retrouver les Irophces dePonijice, phees aux poinls de la division desdeux provinees romaines des Gaules el desE'pagues. A la faveur de tonles ees preuves»il condnidt Jes limiles (Jepuis le bord de la inet*pres 1’uncien temple qui avail donue le uotnau Porl-Vendres (f’ortus Ft /ierü), jusques &la hauteur de la ville de Ceret. Les commis*”saires e^pagnol*, gens de mei ite , mais moiu 5Verses dans les momiineuts de raiitiquite, re**douierent l’eruddiou de M. de Marca pour I®smte de la demarrntion II» fonncrent plu.sieuf sdilfi'-uhes. Di cour de France, pour ve p aSalieiter celle d’P'pHgne, consenlit que M- Ser -roni, cietpie d’Oiauge, qui etait adjoinl ä l acomnii'siou fraiKjai.se, coiitintiät seul la lix.itio°de> limites; et M. de Marea partit de Ceret b*25 avril suivanl. Les limites furent li\ee$>mais leur position el riuspection des lieux to ntassez eounaitre quVUes ont eie dirigees, pt> urJa F/ance, par un commissaire moius instrui*et moins habile que M. de Marca, qui noü*aurait donue Puycerda , ou du moins n’aurudpas consenti ä laisser ia petite ville de LÜvia al’F.spagno.
Le 9 et le 10 prairial an in (29 et 30 avril1794), le pont et les gorge- voisincs de Ce^furent enleves par uu detacliermmt de rai«‘ i,edes Pyrenees-Orientales, sous it*s ordres d ugeneral Pugommier; lä, dix mille ennenP*furent repousses par trois mille Frarnjais.
La ville de Ceret est siiuce au pied des Py re "‘nees, ä p< u de distance des fro»uieres d’Esp‘ | g ne,p»es de la rive drohe du Tech, que l’onverse sur un pont d’une seule arcbe, rein 31 *quable par la liardiessse de sa ronstructuj 0 *Elle est entouree de haufes muraiiles flan i l l,litSde tours de disianee en distance, autour
des- -
quelles regne une belle promenadc plaih eöd’arbres. Los rues sout gcueralenient etroi ,lSet mal percees. Dans un faubonrgse trouve une bell« place oriier d’uneen maibre Nanc, qui jette cuntinueH t,,1,lJl1 .^par buh cofes en forme d’arc, unequanlile d’eau qiie re<;oh un grand bassn*forme ronde. Le pont, sur le Tech, doul Kvation prodigieiise fait l’adrniraiion de«naisseurs, est häli sur deux roebers el a ^d’une culee ä Pautre; depuis Ia destru 1 "* 1011pont de Vieille-Biioudo (liaule-Lo> re ) * <Ö e £arcade est la plus large, h plus plus lu* utela plus bardie qu’it y ait en France.
Aux environs , on remarque le celcbf®mitage de St-Fercol. er j cS
Fubriqucs de bouchons de liege. Ta 11 ^ ^el tisseranderies. Rotterie de cuivre.merce de grains, buhe , cuirs, lieg 6 »
etc-