Band 
Vol. 1.
Seite
615
JPEG-Download
 

COMMON1.

GOMPEYRE.

COMPIEGNE.

615

point, oü aboutit la route de Pont-ä-Mousson,on decouvre un riant paysage, dont Commer-cy et son chäteau forment le priucipal poiot devue; ä droite et ä gauche s’etend une vasteprairie; des villages, des moulins, des coteauxplantes de vignes, termiuent cette perspective;a l’est s’etend une belle foret percee d’avenues,et rafraichie par de helles fontaines.

Biographie. Patrie du professeur de clii-mie Braconnot, auteur de savants memoiresSur diverses parties de cette Science.

Du bibliographe Psaume.

Fabriques de toiles de coton, de couvertsen fer battu. Brasseries. Tanneries. Filaturesde coton ä Enville.—Auxenvironsforges, mar-tinets,haiUsfourueaux.— Commerce de grains,vins, huiles, clianvre, navette, cuirs, bois, bes-tiaux, etc.— Foires les 10 mars, 2 mai, 27juillel et 8 der..

L’arrondissement de Commercy est composede 7 cantons: Commercy, Gondrecourt, Pierre-Gtte, St-Mihiel, Vaucouleurs, Yigtieulles-les-Hatton-Chätel, Yoid.

A 38 k. de Bar-le-Duc, 271 k. de Paris.Bibliographie. * listiges et Croyances deCommercy (Mem. de l’ac. celtique, t. m,p. 441).

Du.mii.nt (C.-L.). Histoire de la ville et desSeigneurs de Commercy, 3 vol. in-8,1843.

COMMERVEIL, vg. Sarthe (Maine), arr.,cant., El et ä 4 k. de Marners. Pop. 447 li.

COMMES, vg. Calvados (Normandie),arr.,E et ä 10 k. de Bayeux, cant. de Byes.Pop 509 b.

COMMIERS (Notre-Dame-de-), vg. Isere(Dauphine), arr. et ä 24 k. de Grenoble, cant.«t E de Vizille. Pop. 258 h.

COMMINGES, ou Cominges, petit paysquidependait autrefois de la Gascogne, et qui fait•Daintenant partie du dep. de la H-Garonne.St-Bertranden etait la capitale. Le Commingesutait du ressort du parlement de Bordeaux, ge-öeralvte d’Auch, election de Sl-Bertrand. Onle divisait en trois parties; savoir : le bas, lehaut et le Couserans. Chacune de ces partiesfenlermait un eveclie. Le bas Comminges avaitlevüche de Lombez, erige en 1317, qui ren-ferinait 90 paroisses et une abbaye. L’evechedeSt-Berlrand, erige au ri e siede, occupait lel* au t Comminges; on y comptait 200 paroisseset 4 abbayes. Le Couserans ronfermait l’eve-®l>e de St-Lizier, erige au v° siede, qui ren-er niait 82 paroisses et une abbaye.

■kes armes du Comminges etaient : deSueu/es a amandes ou otelles dt argem po-sees en sauloir.

1'O.ll.MlSSEY, vg. Yonne (Champagne),® rr> > El et ä 8 k. de Tounerre,cant. de Cruzv.P °P- 405 b.

COMMODITE (la), Loiret, comm. de Sol-cra > E3 de Noyen-sur-Yernisson. Vy.

COMMONI (lat. 44°, long. 24°). n C’est unpcuple de la Narbonaise, selon Ptolemee, quiJ an ge sous ce nom Marseille et plusieurs au-«» Heux le long de la cöle, jusqu’ä Frejusin-n&ivement. 11 u’est point connu d’ailleurs.

M. de Yalois (p. 319) aimerait niieux que P(o-lernee eilt nommeen cette place les Cenomani,que Caton le Censeur, au rapport de Pline(lib. in, cap. 19), disait avoir habile propeMassiliam in Volcis . On sait par Tite Live(lib. v, sect. 34) que les Phocüens qui fonde-rent Marseille furent secourus contre les Sa-lyes, habitants du pays, par les Gaulois queBellovese conduisaiten Italie.L’historien nom-ine parmi eux les Aulerci, ce qui peut desi-gner des Cenomani, dont quelque detache-ment aura pris le parti des’etablir dans le memecanton que venaient occuper des etrangers ;quant la mention qui estfaite icides Volcce,on ne saurait douter que les Arecomici n’aientpossede des terres au dela du Rhone; mais ona peine ä croire que ces possessions s’etendis-seut jusqu’ä Marseille et au dela. Quoiqu’ilensoit, je n’ai point hasarde de .suppmuur lesCommoni de Ptolemee. Il faut les regardercomme faisaut partie de la natiou de Salyes,dont le nom s’est etendu jusqu’ä la cöte. Onlit dans Tite Live (lib. xxi, sect. 26), en par-lant du pere de Scipion l’Africain : Presteroram Etrurice, Ligurumque, et inde Sa-lyum, mox pervenil Massiliam. » D’An-ville. Notice de l’ancienne Gaule, p. 234.

COMMUNAII.LES, vg. Jura (Franche-Comte), arr. de Poligny, ä 4 k. d’Arbois, cant.et E de Nozeroy. Pop. 222 h.

COMMUNAL, Ain, comm. de Champfro-mier, E de Chätillon-de-Michaille.

COMMUNAY, vg. Isere (Dauphine), arr. etä 9 k. de Yienne, cant. et de St-Symplio-rien-d’Ozon. Pop. 756 b.—11 existe dans cettecommune un petit bassin houilier designe sousle nom de Ternay et de Commuuay, emprunteaux deux concessions qui y ont ete instituees ilva quelques anuees.

COMMUNE (la), Saone-et-Loire, comm.de Martigny-le-Comte, E de Cbarolles.

COMPAINS, vg. Puy-de-Döme (Auvergne),arr. et ä 30 k. d’Issoire, cant. et j de Besse.Pop. 849 h.

COMPAINVILLE, vg. Seine-Inf. (Nor-mandie), arr. et ä 15 k. de Neufchätel-en-Bray, cant. et E de Forges. Pop. 325 h.

COMPANS , vg. Seine-ei-Marne (Brie),arr. et ä 22 k. de Meaux, cant. et E de Claye,Pop. 2 J8 li.

COMPAS (le), vg. Creuse (Combraille),arr. et ä 22 k. d’Aubusson, cant. et E d’Au-zances. Pop. 935 h.

COMPERTRIX, vg. Marne (Champagne),arr., cant., E et ä 3 k. de Chälons-sur-Mar-ne. Pop. 122 h. — Ce village est situe surla Marne, au bord de la quelle est un jolicliemin en formedepromenade, tres-frequenteles jours de fete par la jeunesse de Chälons,qui vient jouir ä Comperlrix des plaisirs d’unbal champetre qui y est etabli depuis plusieursannees.

COMPEYUE,petite ville, Aveyron (Rouer-gue), arr., cant., E et ä 8 k. de Millau. Pop.775 h.—Elle est situee d’unc maniere pittores-que sur le penchant orienlal d’une montagneau pied de laquelle coule le Tarn. C’etait jadis

une ville fortifiee, qui a soutenu uu siege con-tre les calvinistes.— Foires les 23 janv. et 16aoüt.

COMPIEGNE, Compendium,\ ille ancienneOise (Picardie), chef-1. de sous-pref. (3 r arr.)et d’un cant. Trib. de l ro inst, et de comm.College communal. Cure. Gited’etape. E. ^CY-Pop. 9,076 h.— Terrain crelace superieur,craie.

Autrefois chäteau royal, diocese de Sois-sons, parlement et intendance de Paris, clief-lieu d’election, gouvernement de place, pre-vöte, bailliage, maitrise particuliere, capitai-nerie des ebasses, abbaye ordre de St-Benoit,eollcgiale, College royal, 2 couvents.

On a attribue la fondation de Compiegne äJules Cesar, mais sansaucune espece de preu-ves. Cependant, si l’onconsidere la vieille tourde construction romaine, dont les ruines sub-sislent encore pres de la riviere, la quantite demedailles, de fragments d’armures et de vasesrecueillis sur le mont Ganeion, et autres Iieuxcirconvoisins de cette ville, il ne sera pas per-mis de douter que les Romains n’aient frequenteces lieux. Ce qui est plus certain, c’est queCompiegne tut, dans l’origine, une maison dechasse ou un de ces nombreux palais du Yalois,oü les rois des deux premieres races faisaient defrequenls voyages. Les anciennes charles le de-signent sous le titre de Palatium. Il n’y a pres-que point de rois des deux premieres races quin’y aient publie quelque acte important ou tenuquelque assemblee politique. Charles le Chauvedonna ä Compiegne le nom de Carlopolis. Ily etablit l’abbaye de St-Corneille et y fit cons-truire un palais. Clotaire I" y mourut en 561.Un parlement y fut convoque en 757, oü l’onfit quelques reglements sur les mariages. En830, Louis le Debonnaire y tint une assemblee,oü, apres avoir fait l’aveu de ses lautes, il futabandonne et force de se livrer ä la discretionde son fils rebelle. Trois ans apres, Lotliaireconvoqua un parlement ä Compiegne oii il fitdeposer l’empereur son pere. En 877, Louis leBegue y fut couronne; ce roi y mourut et y futenterre. En 884, Carloman y rassembla les Sei-gneurs et les princes de la France, pour deli-berer sur le parti qu’il y avait ä prendre afind’empecher les ravages des Normands. En 888,il s’y tint un parlement compose d’eveques etdes Seigneurs de France, qui elurent pour leurroi Eudes, oomte de Paris. Louis V, dit le Fai-ncant, dernier roi de la seconde race, y fut cou-ronne et y recut la scpulture. Les rois de latroisieme race negligerenl un peu le sejour deCompiegne. En 1007, une assemblee generalede la nation fut convoquee ä Compiegne ; Hn-gues, l’aine des enfants de Robert, y fut asso-cie ä la couronne, et la ceremonie de son cou-ronnement se fit avec une grande pompe le jourde la Pentecöte. En 1230, la feine Blancheconvoqua ä Compiegne une assemblee de lousles grands du royaume, qui preterent au roile serment de fidelite.—Compiegne obtint unecharte de commune vers 1322.—Aux tempsdes Bourguignons et des Armagnacs, les Pre-miers s’emparerent des villes de Noyon, Sois-