COXS-LA-GRANDVILLE.
COXSORAXXI.
COXSTAXTfA.
625
France , sur iaquelle est un phare ä feu lonr-nant a eclipses. Sur cette poiute escarpee,mime par les Hots impetueux du vasle OceanAtlanlique, se trouveni ies ruines imposantes del’antique ahbaye de St-Mattliieu, celebre dansles annales de la Bretagne, et dont les rochersescarpes sur Jesquels eile est balle sont conti-nuellement baüus par ies flots d’une mer ora-geuse. II ue reste plus de la conslruction pri-mitive de cette abbaye, fondee au commence-ment du vu* siede, que la faoade de son por-tail; eile est fort simple et sans aucune dcco-ration de sculpture. La grande porte oflre unetriple areade ä plein cintre, dont les voussoirssont petits* nombreux et serres, comrne dansUms les edifices auterieurs ä rintroduction dugothique a ogives. Au-dessus est la fcnclreprincipale , absolument du meine style, ainsique denx aulres fenelres plus petites dont eileest accouipagnee. Le reste de l’eghse porte lecaraclere de Tarehitecture du xin e siede , etses ruines presentent uu aspect fort pitlores-que.
Un spectade imposant, immense et sublime,se deploie aux yeux de l’observateur, de l’ex-trcmitu du cap de St-Matthieu. De ee pointextreme du globe, les regards s'etendent surTimmensile de l’Ocean , dont le vaste borizoulimite seid la perspective. A gaucbe, dans l’ex-treme lointain, on dccouvre la poiute aliongecdu Raz de Sein et ses funebres ccueils; a droiteon voit les rochers mena^aots du dangereuxpassage du Four; en face, une cbaiue d’ecueilsUon rnoins redoutables s’eleud entre cette cbai-ue d’iles, prolougement antique du conlinent,que la main puissante du temps et les effortsoontinuels des flots de l’Occan en ont facile-ment scpare.
Fabrique de produils chimiques. — Com-*nercc de poissons frais et sales. Raffinerie des oude. — Foires les 10 mai et 23 sepf.
COXQUEYUAC, vg. Gard (Languedoc),arr > et ä 33 k. duVigan, cant. et 3 de Sl-^•ppolyte. Pop. 124 h.
COXROT, Fosges, V. Colroy-i,a-Roche.
CONSEGCDES, vg. Fa?' (Provence), an*.
a 34 k. de Grasse , cant. de Coursegoules ,C53 de Vence. Pop. 309 h.
COXSEXVOYE, vg. Meuse (Lorraine), arr.e l a 29 k. de Monlmedy, cant. de Moutfaucon,^3 d« Damvillers. Pop. 894 h.
COXSIGXY, vg. H.-Marne (Champagne),et a 24 k. de Chaumont-en-Bassigny,cant. ei [gi d’Anuelol. Pop. 338 li. — Fab . delimes.
«'«XS-UA-GRAXDVILEE , vg. Ardennes(Champagne), arr<) CJ1 m f [gj et ä 10 k. de
Mezieres, et a 7 k. de Charleville. Pop. 779 h.“"Cette commune nVst reunie ä la France que< epuis 1769, par suite d’tin traite du 16 mai^ n *eme anriee entre le roi de France el
»nperatrice d’Aulriche.
LOXS-LA-c;UAM»VIIXE, bg MoselleU )a ys Messin), arr. et ä 35 k. de Briey, cant.et Kl de Longuyon. Pop. 504 h. — Ce bourg,silue dans une petite gorge sur le Cliiers , est1 0 mine par un beau cliateau de la reuaissance,
dont les murs ont 3 in. 33 e. d’epaisscur et20 m. d’elcvation da cote du bourg. — Fabri-ques de draps. Fiiatures de laine. Forges ethaut fouroeau. ■—Foires les 5 juiu et 5 oct.
CONSOXOYES, B.-Alpes. V. Mallr-Fougasse.
COXSORAXXI (lat. 43«, loug. 19°). « Pline(lib. iv, cap. 19) les met au nomine des peu-ples de 1’Aquitaine. Dans la Notice des provin •ces de la Gaule, Ciritas Consorannorum estune de celies de la Noveuipopulane. Le paysconserve le nom de Conscrans, quoique l’usagesoil de prononcer Couserans; et la ville a portele memo noin , sous lequel eile est citee parGregoire de Tours , avec vicus Juli (Aire) etLapurdum (Ba'ione), dans l’accord des roisGontram et Childebert. Elle a quilte ce nompour prendre celui d’un de ses eveques, St~Lizier, Lyceriusj ou plutol Glycerius, selonqu’il se lit dans les souscriptions du conciled’Agde , en 506; et M. de Yalois rapporte unpassage que lui foui nit ce prelat: Obiit in ter-ritorio Tolosano, in cm late quee vocaturCoseranis , sive Austria. Il lire cette donomi-natiou d* Austria du vent qui souffle ab Au-stroi peut-elre etait-elle propre ä cette villeavant que d’etre designee par celui du peupiedont olle etait capitale, comrne on sait quebeaucoup de villes du meine rang ont ainsiebange de nom. Mais, ce qui est plus a remar-quer dans ce passage, c’est de voir Consoranniin terrilorio Tolosano^ lorsque cette eite estrangee dans la Novempopulane, comrne sonsiege episcopal est encore suffragaul d’Aucli,metropole de cette proviuce. Doit-on infererde lä que les Consoranni pouvaient etre par-tages entre la proviuce narbonaise et l’Aqui«taine? Pline (lib. in, cap. 4) nomine les Con-suarani dans la Narbonaise : In ora regioSardonuMj intusque Consuaranorum. Or,ces Consuarani etant ainsi plus avant dans lesterres que le dislrict des Sardoncs , il peut enresulter qu’ils soient tellement voisins des Con~sorannij qu’ou ne voie point de diffcrence as-sez marquee dans la deuomination pour enfaire deux au lieu d’une, et ne pas voir simple-ment differentes le^ons de la uieme denomina-tion. Piusieurs savants, ä la täte desquels estM. de Marca (Marc. Hispania, lib. ii , cap.26), veulent ncanmoins ctablir des Consua-rani qui soient differents des Consoranni, dis-tinction que M. de Valois (llist. de Lang.,t. i, p. 54 et 605) n’a pas jugea propos defaire. Ce n’est point un argument propre ä sc-parer des Consuarani d’avec les Consoranni(Hist. nat. de Lang ., p. 44), de dire que cesnonis se trouvent partages entre )’Aquitame etla Narbonaise, Caro» trouvera qu’il en est deniciue des Ruteni dans Pline, sans qu’on puissel'accuser de meprise sur leur compte, puisque(^esar distingue des Ruteni provinciales sou-mis aux Romains, d’avec les Ruteni qui armentcontre les Romains dans la ligue des nationsgauloises. Je dirai rnenie des Consoranni qu’onnc saurait les decider renfermes dans I’Aqui-taine avant l’anangemerit des provinces de laGaule, fait par Auguste. Il faul croire que l’A-
quilaine avait eie entamee de plain-pied ä luproviuce romaine vers les Pyrences avant laconquute du reste de la Gaule ]iar Cesar, puis-que Pompee, ä son retour de la guerre d’F.s-pagne contre Sertorius et ses partisans, pla^ales Conrenrv dans PAquitaine. Or, par la Po-sition que l’on connait aux Convenco, les Cora-soranni se trouvaient enveloppes, renfermesentre les Convente et les cantons meridionauxde cetle province, qui a eie nommee Narbo-naise. Dans cette posilion , il est aisc de voirqu’il a etc un temps ou Ies Consoranni ont puetre confondus avec ce qui dependait de cetteprovince, et flotter du moins entre eile et l’A-quitaine, en Sorte que leur nom puisse se trou-ver place egalement d’un cote comrne de Pau-tre. Je dirai finalement, qu’il m’a paru hasar-deux d’inscrire sur la carte lenom de Consua-rani separement des Consoranni^ dans uneplace qu’on ne saurait dire etre detenninee.Pour delerer cependant au temoiguage de Pau-teur de la vie de saint Lizier, par rnpport auterritovium Tolosanuni , j’ai cru pou voir eien-dre le nom des Consoranni au delä des limilesde leur diocese actuel, en prenant sur celui dePamicz, qui est un deiuembrement de Tanciendiocese de Toulouse. Quoique la ville de Con-soranni ait dans la carte sa posilion distinctede l’emplacement general du peupie Conso-ranni, cet article suffit egalement a ce qui con-cerne la ville comine le peupie. » D’Anville.Notice de Vancienne Gaule, p. 241. Y aussiWalckenacr. Geographie des Gaules, t. i,p. 196 ; t. ii, p. 169, 174, 244.
CONSORCE (Ste-), vg. Rhone (Lyonnais),arr, et ä 12 k. de Lyon , cant. et 13 de Vau-gneray. Pop. 687 b.
COXSTAXS, Lot, conun. de Larroque-des-Arcs, 3 de Gabors.
COXSTAXS (les), Lot-et-Garonne, comm.de St-Martiu-les-Castons, 3 de Marmande.
(X)XSTAXT (St-), vg. Cantal (Auvergne),arr. et ä 40 k. d’Aurillac, cant. el3de Maurs.Pop. 1,14! h .-—Foires les 5 juin et 9 dec.
KONSTANT (St-), vg. Charente (Sainton-ge), arr. et a 17 k. d’Angouleme, cant. et 3 dela Rochefoucauld. Pop. 203 1».
COXSTAXTIA (lat. 50“, long. 17°). « Lepremier auteur qui en fasse mention est Am-mien Marcelliu (lib. xv), et il en parle comrned’un camp romain, Castro Constantia. C’e-tait une ville peu de temps apres Ammien, puis-que dans la Notice des provinces de la Gauleon trouvedans la Lionaiseseconde Ciritas Con-stantia, iuais nous iguorons ce que cetle villepouvait etre avant la famille de Constantin. LaIradition du pays au temps d’Orderic-Vital,ruoinede St-Evroul, dansle diocese de Lizieux,attribuait la fondation de Constantia ä Cons-tance Chlore , pere de Constantin : Hic inNeustria civitatem condidil , quam a suonomine Constantiam nonnnavit. On peut voirdans l’article Cosedta, quelles sont les raisonsqui ne permetient pas de coufondre la positionde ce lieu, de Cosedta , avec Constantia ,com-me ont fait Samson et le P. Briet. Quoique M.de Valois (p. 156) paraisse euibrasser une au-79