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CORTOniACUM.

COSEDIA.

COSEDIA.

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tes de Corse tenaient leur cour. Cette prero-gative, que Corte perdit sous les Pisans, lespapes et les Genois, qui prüfet crenl Biguglia etBastia , lut fut rendue au lemps du gouverne-ment national, lorsque les Genois Ju'rent res-serrcs dans les places maritimes ; c’elait ä Corteque residaieiit le general, les representauls delanation et le Iribimal supreme. Apres la icu-nion de la Corse a la France, les principauxetablisscmenls furenl places a Bastia ela Ajac-cio. Le gouvemement iit fortifier la parliehaute de la ville, au sud de laquetle s’eleveFanden chaleau, et y 1U construire de hellescasernes.

La ville de Corte est siluee sur la rive gau-che du Taviguano, au point oü ce torrent sortdes moQtagnes et re^oit la Restonica. Elle estballe sur la pente orientale d’un monticule tres-escarpe du edle de l’ouest, et domine une val-lee delicieuse couverte de jardins, de vignes,d’oliviers et de maisons de Campagne. A peude dislance se dessinent de tous eoles des ha-bitations et des bourgs qui embellisscnt la pers-pective. On arrive dans la ville par une ave-nue de chAtaigtiiers aboutissant ä une placeassez grande, mais »‘reguliere; l’interieur estaussi fort irregulier; coiurne on ne s’esl assu-jetti a aucuc ordne, ä aucun alignement dansla construction des ancienncs maisons, onpourrait presque dire que celle ville n’a pasde rues. Uu aqueduc de 4,000 m. de longueury auiene des eaux limpides , fraiches et abon-dantes.

On remarque ä Corte, dans Fanden palaisoü le tribunai lient ses seances, Tapparteinentde Paoli; la maison de rheroique Gaffori; lacitadelle, ancien chäleau eleve au commence-ment du xv e siede par Vincenlello d’Istria ; lescasernes häties en helles pierres de taille, etqui peuvent conlenir douze cents liommes.

Commerce de grains et de vins de son terri-toire.— Foire de 2 jours le 16 aoüt.

A 67 k. de Bastia, 94 k. d’Ajacdo, 1,245 k.de Paris.

COHTERATE (lat. 46% long. 18°). « LaTable theodosienne indique ce lieu sur uneroute qui est tracee de Bourdeaux a Fesunna you Perigueux. Or, la direction de la voie, etune grande analogie dans la Jenominalion, fontconnaitre que e*est Coutras. Un aulrelieu placeentre Bourdeaux et Corterate, sous le nom de^aratedum, se retrouve egaiement bien, et saPosition conduit a celle de Coutras. On peutttüme voir, a Farticle concernant Faratedum,comment Findication de dislance marquee dans

Table convient ä ce qu’il y a d’espace actuelentre Bourdeaux et Coutras. » D’Anville. JVo-tice de Vancienne Gaule , p. 251.

COHtevaiX, vg. Saöne-et-Loire (Bour-gogne ) , arr. et ä 38 k. de Märon , cant. et 13de Sl-Gengoux-le-Royal. Pop. 935 h.

COltTIAMkLES , Saone-el-Loire, comm.et 3 de Givry.

CURTORIACIJM (lat. 51°, long. 21»).. C’esta Notice de l’empire qui nous l’indiqtie, en fai-sant mention des Corloriacenses sous les or-

fes du general de cavalerie dans les Gaules.

Car les noms que quelques milices roniaiuesempruntaienl de differdtils lieux lious font con-naitre l’exislence de ces lieux du teuips desRomains, et celle de Courlrai sous le noin deCorloriucum. On a depuis ecril par altcralionCurtricum, et dans les capitulaires de Charlesle Chauve, de l’an 853, le Pagus Curlricisusest nomine enlre Adversisus et FLundra. »D’Anville. Notice de Vancienne Gaule, p.251.

CORTRAT, vg. Loirel (Galinais), arr. et ä14 k. de Monlargis, cant. de ChaliUon-sur-Loing, 13 de Noyen-sur-Vernisson. P. 122 h.

CORUBEUT , Coruberedutn, vg. Orne(Perche), arr. et ä 17 k. de Mortagne-sur-Huitie, cant. de Noch, 3 de Belieme. Pop.302 h.

COIIVEES (les), vg. Eure-et-Loir (Beauce),arr. et ä 26 k. de Nogeut-le-Rotrou , caut. dela Loupe, 3 de Gliauiprond. Pop. 635 li.

COKVEISSIAT, vg. Ain (Bourgogne), arr.et ä 25 k. de Rourg-en-Bresse, caut. et 3 deTreffort. Pop. 575 h.

Pres de ce village, on remarque une des plushelles grotles de tout le dcpartement : les sta-laclites colorees en lilas et en gris de lin d’unegrande fraiclreur qui decorent cette helle grot-te; sa Situation, l’enlree, et la riviere qui s’encchappe eu houillonuaut, fornrent un tahleautres-remarquahle et on ne peut plus piltores-que.

CORVELI.ES (les), Seine-et-Marne, com.de Chaufliy, 3 de Kehais.

CORVOL - D'EMBERNARD, vg. Nievre(Nivernais), arr. et ä 25 k, de Clamecy, cant.de Briiion-Ies-Alleuiauds, 3 de Champlemy.Pop. 541 h.

CORVOL-L’ORGIJEILLEUX, vg. Nteure( Nivernais), arr., 3 et a 10 k. de Clamecy,cant. de Varzy. Pop. 1,502 h. — Commercede hois .—Foires les 20 jauv., 2 avril, 10 juil-lut et 8 oct.

CORZE, hg Maine-et-Loire (Anjou), arr.et a 24 k. de Bauge, cant. de Seiches , 3 deSuette. Pop. 1,606 h.

COS , vg. Ariege (pays de Foix), arr., cant.3 et a 3 k. de Foix. Pop. 182 h.

COS, Tarn-el-Garonne , comm. de laMothe-Capdeville, 3 de Montauban.

COSA (lat. 45°, long. 20“). « Ce lieu estmarque par la Table theodosienne sur uneroute qui conduit ä Toulouse, en partant deDivona, capitale des Cadurci, nouohstantqu’on lise Btbona. L’iudication de la distance,qui parait XX, est trop forte, et il faul que cenombre tieuire lieu de XV ou de XVI pourrcpoudre a ce qu’il y a d’espace actuel entreCahors et le bord de l’Aveiron, oü il exisleune terre sous le nom de Cox. Altaserra (Rer.Acjuitaniae lil». i, cap. 8) eite un titre de l’ab-haye de Moissac , qui est une donation faiteparGuiUaume, eomle deToulouse, d’une eglisesiluee in Pago Caturcino super riparn Ava-rionis alvei , juxta Castrum Chos cogno-minatum. D’Anvrlle. Notice de l’ancienneGaule, p. 251.

COSEDIA (.lat. 50”, long. 17”). « L’ltine-raire d’Antonin et la Table theodosieune eu

font mention sur une route qui communiqued’un cöte ä Condate , capitale des Redones, etde l’autre a des lieux situes dans le Cotanlin.Sanson a cru que Cosedia pouvait etre lemenic lieu que Coutances ; et en effel la Po-sition de Cosedia, representee dans la Tablepar une toureile, cornme plusieurs autres lieuxqui sollt reconuus pour des villes capitales,peutfaire estimer tpn 'Cosedia clail u n endroitassez considerahle pour meriter queh|ue dis—tinction. Elle atirait pourtant mieux convenudans la Table a Crociatonum, qui elait la ca-pitale des Veneli, et qui s’y trouve ainsi queCosedia. Le cornpte qu’elle donne de 68 lieuesgauloises entre Condate, ou Rennes, et Cose-dia ne sauraient convenir ä Coutances. L’in-tervalle des positions de Rennes et de Coutan-ces n’est que de 54 a 55,000 toises, selon lesoperations faitrs en France, ce qui ne repondqu’a 48 lieues gauloises, et l’exoedant de la me-sure itincraire sur la mesure directe ne sauraitetre de 20 sur 48. Bien loin de pouvoirsoup-conner , en consultant lTlineraire d’Antonin ,que la Table donne plus qu’il ne convient entreCondate e t Cosedia, rot Itincraire fottrnit 88dans le meine espace au lieu de 68, et 88 con-viendront encore moins entre Rennes et Cou-tances qtie 68. Il est vrai que l’Itincraire estmanilcstement fautif dans le detail des distan-ces, sur la route qu’il decrit d ’Alauna ä Con-date ; car on y cornpte 108 par ce detail, tau-dis que la somme marquee par l’Itinerairememe n’est que LXXVII. Cette somme estbeaucoup plus convenable au local que lecornpte donne par le detail. L’espace entre lepoint de Rennes et la position d ’Alauna, quiest indubilablement celle que donnent les mou-tiers d’Alonne, ne pouvant etre cstime qued’environ 75,500 toises, qui ne repondent qu’a67 lieues gauloises , il est evident que cet es-pace direct ne peut adinetlre qu’environ 10lieues gauloises de plus eil mesure itineraire,suppose müme qu’un pareil exccdant ne paraissepas trop considerahle. Mais il resle pour cons-tant que Cosedia elait dans un plus grand eloi-gnement de Rennes que la position de Cou-tances. La Table indiqnant 68 enlre Condateet Cosedia, et lTlineraire 77 jttsqii’ä Alauna,en passant par Cosedia avant que d’arriver äAlauna, il s’ensuit que Cosedia n’est dislanlde la position d’ Alauna que d’environ 9. SilTlineraire parait marquer XX, il est suffisam-ment prouve que les distances particulieres ontun exces dans les nombres, qu’il est indispen-sable de eorriger. Tout ce qu’on a de notiontoucliant Cosedia residant ainsi dans les Iti-neraires, ce n’est qu’en les ettidiant assez bienpour trouver le vrai, qui les roncilie , qu’onpeut juger de 1’emplacemenl de ce lieu. Jen’entreprendrai pas de l’appliquer precisemeuta quelque position en parliculier dans le can-ton qui lui convient. Je pense neanmoins qu’enfouillant aux environs de Montgardon, qui do-mine sur le pays aux environs de la Haye-du-Puis, et oü la distance de 9 lieues gauloisesporte en partant d Alonne , on y decouvriraitpeut-etre quelques vestiges d’autiquites. Je suis