DOL.
cale, s’avancerent jusqu’ä Dol, oü ils entrerentsans cprouver de resistance.
En 1793, apres la malheureuse expedilionde l’armce vendeenne sur Granville, une par-tie de cette arnice se refugia ä Dol, oü peu detemps apres eile fut assiegee par les republi-cains. Les royalistes defetidneut celle villc aveccourage. Apres un combat acharne, qui duraplus de quinze lieures, l’armee republioaine futforcee a la retraile, et poursuivie jusqu’ä An-train, oü les Eendcens massacrerent uue partiede son arriere-garde.
Les armes de Dol sollt : ctargent ä huitmouchelures d’hermines de sahle, 3, 2 et 3.
Cette ville est situee ä l’inlersection de plu-sieurs grandes routes, au milieu de marais des*serhes extremement fertiles. Elle est bätie surune hauleur qui domine la parlie des inaraisqui n’est pas boisee, et s’aperqoit d’assez loin.De vieux inurs et de larges fosses, resles de sesaucicnnes fortifiralions, l’environnent de toutesparts. Des promenades charmanles ont elcelablies recemment sur les glacis de ses rem-parts.
Dol est une ville triste et mal bätie : la plu-part des maisons otfrent müme une conslruc-tion bizarre: le premier elage se detache durez-de-chaussee el s’avance sur la nie, oü ilforme une saillie de 2 m. ä 2 m. 66 c., soute-nue par des piliers. Cependant beaucotip deronstrnclions modernes se font remarquer äedle de ces anciens manoirs, et lout porte äcroire qu’avanl une cinquantaine d’annees cetteville presentera un aspect agrcable. La Grande-Rue, qui est presque la seule ä laquelle onpuisse denner ce noni, est spacieuse et bordeede maisons construiles sur une ligne assez re-guliere.
Ou voit ä Dol une maison qui, sauf quelquesrcstaurations, sembleetreenlierementromane;c’est probablement la seule maison de ce gern equi existe dans Ie deparlement. Cette conslruc-tion est appelee la maison des Palais ou la mai-son des Plaids. Trois baies placees au premierelage sont indiquees comme les ouvertures parlesquelles on signifiait au peuple les arrets dela justice; il y a l’ouverture pour les grandsjugemenls, l’ouverture pour les pelitsjugements,1 Ouvertüre pour les jugements criminels. Cettemaison est romane el ornee ; les appuis des fe-netres sont decotipes eu dents de scie, les ar-cbivoltes sont derorcs de zigzags et de quatrefeuilles ä pelales tres-allotiges et ä calice aucentre. Trois figures humaines cn mascaron sercroarquentencore sur cette faqade, oü Ton voittrois ouvertures ä plein cinlre, dont deux par-faitement coriservees«
Dol est une ville trcs-malsaine, ä cause desmarais qui l’avoisinent. Ces marais, formes par
envahissement de la iuer, sont bordes de Test« l’ouest par des digues destinees ä les defen-dre coul re la fureur des Hots : ce sont des je-R’es de terre fortifiees du röte de la Manchepar des enroeliements ä pierres perdues, et dont
la lianteur est en general de 10 m_Le terri-
•oiredecette ville est tres-fertile en ble, tabac,ebanvre, lin; (ruits, et principalement en porn-
DOL.
mes donnant du cidre delirieux, qui Supportele Iranspor! par mer. Les päturages nourrissentdes moutonsestimes pour la delicalesse deleurebair.
L’ancienne catbedrale de Dol, une des plushelles eglises de la Bretagne, a ete classee aunombre des monuments bistoriques. Elle esttres-vasle; sa nef est clevee, et i! y a de lalegerete, de la liardiesse dans l’cusenible deson architeclure golhique. Les piliers sont re-marquables; quatre petites colonnes separeesles llanquent et s’elevent jusqu’ä leur sommet.— Iudependammentdu porclie Occidental qui aetesupprime, il y ena deuxau sud. Le premier,qui est assez bien conservc, est place au cötedroit dela seconde travee de lanef; l’enlrceestdivisee en deux arcades ä ogives par un pilierä six pans, seines de coeurs. Les deux cötes in-lerieurs sont ornes d’une grande ogive, deuxfois subdivisce, avec fruillages naturels en re-lief dans les tympans. Ces ornements se repro-duisent sur l’archilrave de la porte geminee dufond. Le second porclie, surmonle d’une ter-rasscet de deux clochetons, qui n’a pas moins de7 m. 80 c. de largeur sur 10 m. 80 c. de pro-fondeur, est une construclion ajoulee dans lexvi* siede ä l’extremite du bras de la croix.—Le choeur se termine canement par un mur,sur lequel vient butter la voftle. Ce mur estou-vert ä sa partie inferietire par deux arcadesre-toinbant sur un faisceau de colonnes eleve surl axe de l’eglise, etä sa parlie superieure, parune vaste verriere dont l’ogive principale estdivisee par deuxaulres ogives suhdivisees ega-lemenl par deux autres arcsseinblables, lesquelsse subdivisent encore de !a meme maniere.—Dans le fond de la croisee, cöte du nord, onvoit le tombeau de l’eveque Thomas Jamc,construit en 1057 par un erliste florentin, etcomplctement dans le beau style de la renais-sance. Il se conqiose d’un dais porte par quatrecolonnes corinthiennes et d’un stylobale qua-drangulaire servant de sarcopliage, ricbementsculpte sur les trois faccs apparentes, le loutplace dans un enfeu, en forme d’arcade evideedans le plein du nmr, ornee d’arabesquespleins de goüt, de. la plus dclicate execution etencadree dans un portail d’ordre compositenon moins riebe. Les Stalles sont un ouvrage duxiv'siede, digne de fixer i’atlention.—La ca-tbedrale de Dol conserve des restes d’architec-ture mililaire ; toul le cöte gauche du choeurest crenele.—Les tours de cet edifice sont tres-clevees, el l’ou y jooit d’une vue etendue.L’une d’clles n’a pas ete tcrmince; eile a auplus 33 m. d’elcvation. Cette cglise est coiis-truile avec une grande solidite et bien con-servec.
A 1 k. et demi de la ville de Dol, & droitede la route dcpartemenlale de Hede ä Dol, onvoit un monument gaulois, druidique ou ro-niain, auquel on donne dans le pays le noni dePierre du Champ-dolent.
Commerce de grains, cidre excellent, chan-vre, tabac, littj bestiaux, etc.—Extraction detotirbe .—Faires les 23 mars, 6 avril, 18 mai,29 juin, 27 juillet, 10 aotit, 20 oct. et 22 dec.
DOLE. 71 5
Bibliographie. Manet (l’abbc). De l’etateueren et de l’etat aciuet de ln baie duMont-St-Mtchel et de Cuncale , et desmurars de Dol, etc., in-8, 1829.»OLA1XCOITUT, vg. Cosges (Lorraine),arr. el ä II k. de Neufchäteau, cant. et|S] deCbatenois. Pop. 198 h.
l)OI.\.\(«U ltl, üolancuria, vg. Jube(Champagne), arr., 13 et ä 9 k. de Bar-sur-Aube, cant. de Vendeovre. Pop. 264 li.—
II a ete le thcälre d’un combat sanglam entreles Franqais et les troupes ctrangcres, le 26 fe-vrier 1814.
DOLA V (St-), vg. Morbihan (Bretagne),arr. ct ä 53 k. de Vanncs, cant. et 3 de lalloclie-Bernard. Pop. 2,200 li.
»OLCOIIRT, vg. Meurthe (Lorraine), arr.et ä 25 k. de Toul, caut. et 3 de Colombey.Pop. 256 li.
DOLE , Volum, Vota Sequanorum , jolieville, Jura (Franche-Comle), clief-1. de sous-prt'f. (1" arr.). Trib. de l r ” inst, et de cornm.College communal. Soc. d’agricnll. Cure. Gited’etape. 3. W. Pop. 10,713 h.— Terrainjurassique, elage inferieur du Systeme oolitique.
Autrefois diocese, parlemcnt et inlendancede Besancou, ebambre des comptes, aides etlinances, graud bailliage et bailliage parlicu-lier,recet(e, collegiale, College, unirersite, 10couvents.
Dole est une ville trcs-ancienne, ainsi quel’altestent quelques vestiges d’tin ampliilhcätrc,les debris d’un aqueduc, et quelques festes decette voie magnifique que les Romains avaientconstruite de Lyon aux rives du Rhin. Des lexiv' siede, c’etait dejä une ville importante.En 1435, les habitants repousserent avec pertele duc de Bourbon, qui, dejä mailre de plu-sieurs places du duebe de Bourgogne, s’etaitpresente sous leurs murs. Fideles ä l’beritierede Charles le Temeraire, ils parvinrent nuel-que temps ä se derober au joug du fourbe etsanguinaire Louis XI; mais, en 1479, la rosefit ce que la force n’avait pu execoter. D’Am-boise introduisil ses soldats dans la ville; leshabitants, surpris, defendirent le terrain pied äpied jusque sur la grande place, oü ils aimerentinieux perir les armes ä la niain que de serendre. Voici conunent cet evenement est con-signe dans les registres de la ville de Dole :« L’an 1479, le 25' jour du mois de mai, beurede midi, fut, par les Francois ct par trahison,prise la ville de Dole ; la pluparl des habitantsd’icelle occis ct les autres pikünmers; et eucette beure, y mirent lesdits Franqois le feit,ct furent brülcs les eglises de Notre-Dame, deSt-Gcorges, les hailes, auditoircs, ebambre duconsril ct moulins dudit Dole. La pluparl decette ville exterminee, captive, ne scra vue parceux qui ci-apres liront, comme dessus, et ceiiouscertifions sous nos seings manuds ci- mis.»Il n’y eut, ä l’epoque de cette destruclion, quetrois edifices conservcs : la tonr de Vergy, !e-glise des Cordeliers, qui servit d’asile aux fetn-mes, aux enfants et aux vicillards, etla maisonde Jean de Vurry, tiesorierdes ducs de Bour-gogne, dans laquelle d’Amboisc etait löge