FI.ItF.FF.
ELBEUF.
ELBEUF.
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et ä 15 k. de Scheiestadt, cant. et El de Bar.Pop. 437 li.
EIXCHEVILLE, Oil Eincbewkii.er , vg.Moselle (pays Messi»), arr. et ä 53 k. de■Sarreguemines, cant. el E de Gros-Teuquin,[51 de Faulquemont. Pop. 455 li.
FIXVAFX, vg Meurlhc (Lorraine), arr. etä 15 k. de Luncville, cant. de Bayou, El deGerbeviller. Pop. 381 h.
EINVII.I.E, Audoeni Villa, bg Meurthe(Lorraine), arr., cant., El et ä 7 k. de Lune-ville. Pop. 1,200 h, — II est situe dans un val-lon, sur la rive droite du Sanon. C’etait autre-fois une ville assez importante, qui futsaccagee,incendiee et entierement ruineeen 1633,1635et 1636. Les ducs de Lorraine y avaient unchäteau enloure d’un bean parc qui existe en-core.
EIX, vg. Meuse (pays Messin), arr. et ä 9k. de Verdun-sur-Meuse, cant. et E d’Etain.Pop. 475 h.
FI.AX, bg Ardennes (Champagne), arr. etä 15 k. de Mezieres, cant. et El de Flize. Pop.191 h.
II y avait ä Elan une abbaye d’hommes del’ordre de Citeaux, fondee en 1148par Witter,eomte de Retliel. Cet cdifice, aujourd’hui de-truit, etait reruarquable par la beautc de sesdecors, par les bas-reliefs dont le choeur et leschapelles etaient ornes, ainsi que par les ta-bleaux qu’ils renfermaient. L’cglise de cetlemaison religieuse etait le lieu de sepulture descomtes de Retliel. Tont ce que Von a pu con-server des tableaux et d’autres ornements a eiereplacc dans la nouvelle eglise qui a ete recem-ment reconslruite.
ELAXCOKRT, vg. Scine-et-Oise (Beauce),arr. et a 25 k. de Rambouillet, cant. de Clie-vreuse, E de Trappes. Pop. 352 h. — C’elaitaulrefois une conunauderie de Vordre de Malte.
EEAVER fluvios (lat. 47“, long. 21°).icC'est le nom de l’AUier, dans les Commentai-res de Cesar. On lit Elauris dans SidoineApollinaire (lib. vu); et, dans des ecrivainsposterieurs , Aleris et Alerius. » D’Anville.Notice de l’ancienne Gaule, p. 288.
Ef.lt ACH, vg. H.~Rhin (Alsace), arr. et ä
20 k. de Beifort, cant. et E de Dannemarie.Pop. 209 h.
El.ltElTF , Elbomum , Ellebovium, villenncienne , Seine-Inf. (Normandie), arr. et ä
21 k. de Rouen, chef-l. de cant. Tribunal decommerce. Chambre consultative des manuf.Conseil de prud’hommes Cure. Gite d’etape.E. ’or. A 126 k. de Paris pour la laxe desletlres. Pop. 14,646 h. (non compris la popu-lalion ouvriere llottante, qui n’y reside quedans les jours de travail, et qui forme un ef-fectil de 15,000 ouvriers).—T ekrain crdtacesuperieur, craie.
Autrefois duche-pairie.
L’origine d’Elbeuf est peu connue; ncan-moins eile devait etre dejä considcrable en1338,epoque oü eile recut le litre de comtclequel lut erige en duche-pairie en 1581. Ouignore ä quelle epoque la fabrication des drapss est introduite dans cette ville ; on est seule-
menl fonde ä croire que cette fabrication y esttres-ancienne, puisque des titres particuliersdu xvi' siede porlent qu’on y comptait alorsquatre-vingts fabricants. Les vitraux de l’e-glise St-Jean et St-Etienne attestent aussi l’un-ciennete de la tabrique d’Elbeuf; il fallait eneffet que l’industrie manufacturiere füt culti-vee depuis de longues annees dans cette ville ,pour qu’on en füt arrive ä l’invention des ma-chines que representent ces vitraux. La reu-nion des fabricants en communaule date aussid’assez loin; toutefois, les plus anciens regis-tres de cette communaute ne remontent pointau delä de 1690; ils constatent que les pro-duits de la fabrique consistaient alors en draps,droguels et tapisseries, dites point d’Hongrie.Depuis bien des annees, la fabrication des dro-guets a ete abandonnee : celle des tapisseriess’est soutenue plus longtemps et n’a disparuque vers la fin du siede dernier. Sous le mi-nistere de Colbert, qui secondait puissammentles cssais de l’industrie. la fabrique d’Elbeufetait sur le pied le plus florissant; mais la re-vocation de l’cdit de Nautes vint suspendre lecours desa prosperite. Beaucoup de fabricants,que Von persecutait pour leurs opinions reli-gieuses, furent forces de quitter cette ville,porterent leur Industrie, leurs arts et leurscapilaux ä l’etranger, et enleverent ä la Franceune foule de bras laborieux dont eile mecon-naissait le prix ; ce n’est que longtemps apresqu’elle se releva du coup fatal porte ä son In-dustrie par la revocation funeste de cet edit.La consommation des draps s’etant plus gene-ralement etendue en France, la fabrication de-vint aussi plus active. On ne pourrait pasncanmoins considerer cette epoque comme celledu nouvel accroissement de l’industrie manu-facturiere ä Elbeuf. Elle avait encore tous lescaracteres de l’enfance, et c’etait, en quelqueSorte, le fruit des reglements ä la protectiondesquels eile avait du primilivement une par-tie de ses succes. Tous les ateliers presentaientune fabrication uniforme ; ils ne pouvaientemployer que des laines d’Espagne de pre-miere qualite; celles de qualites inferieuresetaient proliibees, aussi bien que les laines deFrance et de Portugal. Chaque fabricant setrouvait en outre astreint a metllre un nombrede fds determinc dans ses cbaines. Aussi re-marque-t-on , que, pendant pres d’un siede,oü ces reglements furent severement observes,la fabrique resta stationnaire. La vente desproduits fabriques n’avait lieu que par Vinter*roediaire des marcbands et commissionuairesde Rouen, qui venaient ä Elbeuf acheter lesdraps, et qui, ensuite, les repaudaient dans lecommerce.
Ce fut vers l’annee 1720 seulement que lesfabricants d’Elbeuf cominencerent ä se creerau dehors des relations directes par les Com-mis voyageurs qu’ils envoyerent dans les diffe-rentes proviuces de France et meme ä l’etran-ger. Ainsi s’etablirent assez promptement denouveaux debouebes, et l’industrie prit deslors une exlension progressive et une nouvelledireclion. Jusque-lä, en effet, les draps d’El-
beuf avaient ete plus solides qn’elegants etsoignes dans leur apprüt. Un habit constituaitalors une espece d’heritage, qui se transmettaitd’une gencration ä l’autre; mais les fabricantsqui venaient de se creer de nouvelles relationsen Espagne et en Italie, ne larderent point äconfeetionner des draps plus legers et plus ap-propries au climat de ces pays. D’un autrecöte, la constance des goüts s’altera peu a peuparmi les consommaleurs; les etolfes moinscompactes obtinrent une preference exclusive,que favorisait encore la modicite apparente desprix; et la fabrication, en s’affranchissant dela rigueur des anciens reglements, s’eloignaausside son caraclcre primitif.
Ces changements eurent lieu de 1750 i1789 ; mais toutes les operations de la fabri-que sefaisaient ä la main, et le Systeme me-cauique etait entierement inconnu. On comp-tait 55 fabriques et 12 teintureries, dont 10 enpetit leint et 2 en grand teint, qui confection-naient environ 15,000 pieces de 28 ä 30 au-nes ; enün, on employait ä peu pres 12,000ouvriers, dont 3,000 ä l’interieur et 9,000 äl’extcrieur. Les produits s’clevaient a» 14 ou15 millions.
La revolution ayant aboli les corporalionset les anciens reglements, l’industrie prit undeveloppement prodigieux; la lilature requtd’importants perfectionnements ; on employaavec avantage les laines indigenes, et Von ap-prit ä lirer un meilleur parti des laines puresd’Espagne.
Depuis 1789,1a fabrique d’Elbeuf a pre-sente des variations tres-sensibles et a succes-sivement eprouve l’effet de diverses circons-tauces prosperes ou defavorables. La reunioude laBelgique ä la France, en 1795, fit naitrepour eile une concurrence fächeuse. Les drapsde Verviers seduisirent les consommateurs parleur finesse , accompagnce du coup d’oeil leplus brillant, et allaient devenir l’objet d’unepreference presque exclusive. Pour echappera la ruine qui les meuacait, les fabricants d’El-beuf s’empresserent d’adopter, ä l’instar deleurs rivaux, des machines propres ä procurerla perfection de la lilature et des apprets.
L’adoption des machines Opera la plus lieu-reuse revolution ; des produits remarquablespar leur solidite, leur Souplesse et la beaute deleur appret, rappelerent les acheteurs, qui s’e-taient momentanement eloignes; ils revinrenten foule, et la quantite des draps fabriquess’accrut de pres de moitie.
Voici le tableau de l’industrie en 1814 :80 fabriques, employant 18,000 ouvriers,dont 8,000 ä Vinterieur, et 10,000 ä l’exte-rieu ; 13 teintureries ; deux depöts de laines ;120 carderies et leur mulls-jenny de 48 bro-elies ; 40 maneges, equivalant ä la force de100 chevaux alteles; 50 laineries mecaniqueset 300 tables a tondre; les produits de la fa-brication s’clevaient annuellement a 25 ou30,000 demi-pieces de 36 a 38 aunes, duprix de 20, 25 et 30 francs, representant unevaleur d’environ 25 millions.
Pour appretier le pas immense fait par l’in-