FAYS-DE-BOUILLY.
FEEAMP.
FEEAMP.
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siftcle, pri's de laquelle est un puits creuse dansle roc. — Fabrirjiies d’huile d’olives. Tanneries.Fa’ieueeries. Y T erreries .—Faires les25jaiw.,jundi apres la Nativife, 1" mai, Imidi avantjeudi graset apres la St-Martin.
FAYES, vg. Isere, eoinm. etlgldeMoirans.FAYE-SUR-ABIHN, vg. Deiu-.-Serres (Poi-tou ), arr. et ä 16 k. de Niort, cant. de Coulon-8 es ) IS de Cliampdeniers. Pop. 624 li.
FAYF/r, vg. Aisn’e (Picardie), arr., 3 et ;i 4k. de SWJuentin, eant. de Vermand. P. 816 li.
FAYET, vg. Areyron (llouerguc), arr. et ä26 k. de St-AfTrique, cant. et 3 de Camares.Pop .1,1181' •—Fahriques de cadis et de tricots.— Foires le 2 mai et 9 oct.
FAYET, vg. Pitj-de-Duine, (Auvergne), arr.et ä 30 k. de Clermonl, cant. et 3 de St-Dier.Pop. 1,187 li.
FAYET-RONNAYES, vg. Puy-de-Ddmc(Auvergne), arr. et a 25 k. d’Amhert, cant. etS de St-Germain-rilerni. Pop. 1 ,260 li.
FAYI^-BILLOT, lig II.-Marne (Bimrgogne),arr. et a 2 i k. de I.angres, clief-1. de cant. Gited’etape. 3. W. A 312 k. de Paris pour la taxedes lettres.Pop. 2,305h. — Tkrraix jurassiq’ne,etagc inferieur du Systeme oolilique. — Foiresles 5avril, 23nov., 1 pr jeudi dejuin,jeudi avantla Purilicatioii, Hindi apres la Nutivite.
FAY-EE-FROIB, vg. H.-Loire (Velay),arr. et a 24 k. du Puy, cliel-1. de cant. [gl. A550 k. de Paris pour la taxe des lettres. Pop.803 li. •— Thriiaiv- cristallisc ou primitif. —Exploitation de pierres de tadle. —Edueationdes abeilles.— pah.dedenlelleseusoieet enCd;oe travail occupe le tiers des lemnies et les lillesdu canton.— Grand commerce de detail ä corneset ä laine, de beurre et de fromagns. — Foiresles 19 fe V ., /. mai, 30 juin, 1" et 26 aoüt, 15sept., 10 et 21 oct., 6 dee., samedi de lami-eareme, mardi apres la Penlccdle (2Jours).
E VY-l.E-TiUEtT.EOY, vg. Somme, eomm.de 'Phieulloy-PAhhaye, El de Poix.
FAYMON.T, vg. II.-Saöne (Franche-Comte), arr., 3 et i 13 k. de Lure, cant. de'Villersexel. Pop. 622 h.
faymont, vg. Vosges, comm. du Yal -d’Ajol, |g) de Plombieres.
..»»OEEE, Vg. Vienne, comm diViol, 53 de Civray.
FAYS (les deux), vg. Jura (Pranclte), arr. et ä 28 k. de Dole , cant. de (rov, |3 de Sellieres. Pop. 347 h.
FAYS, vg. H.-Marne (Champagncant., 3 et ä 8 k. de Vassy. Pop. 11FAYS, vg. Vosges (Lorraine) , ai
23 k. d’Epinal, eant. et 3 de Bruycv240 h.
FAYS (les), vg. Yonne , comm. deEl de St-Vloreutin.
FAY-ST-QUENTIN (le), vg. Oise. (Piarr. et a 15 k. deltcauvais, cant. de IS3 d- Rvesles. Pop. 566 j v .
FAYS-B1LEOT. V. VAYr.-Rii.r.OT.
FAYS-DE-BOEH.EY , vg. Aubepagne),irr. et ä 25 k. de Troyes, eant.Bouillv. Pop, 277 h.
FAYSSAC, vg. Tarn (Languedoc), arr.,cant., 3 et a 9 k. de Gaillac. Pop. 469 h.
FAITS (les), vg. Nord (Flandre), arr. ,cant., 3 et ä 9 k. d’Avesnes. Pop. 1,032 It.
FEAS, vg. B.-Pyrenees (Rearn), arr. etä 10 k. d’Oloron , cant. et 3 d’Aramilz. Pop.630 b.
'fERVIN -PALVART , vg. Pas-de-C-alais(Artois), arr. ct a 3G k. de St-Omer, cant.de Fauquembergue, £x] d’Aire. Pop. 911 li.
FEG AMP ,Fisci Campus, Fiscanum, Fiscmn-num, ville maritime, Seine-Inf. (Norman-die), arr. et ä 44 k. du Havre, chef-1. de eant.Trib. de com. Eeole d’hydrographie de 4 c classe.Cure. Gite d’etape. [Sb A 188 k. de Parispour la taxe des lettres. Pop. 9,418 h.— Eta-blissement de la maree, 10 heures 25 minutes.Pliare de 1 er ordre a feu fixe sur le mont de. laVierge, ä gauclie duport; hauteur 130 m.;portee 23 k. Lat. 49° 46' , long. 1° SS'. Feu! de maree au pied du mont de la Yierge, sur laj jetee N. de 12 in. de hauteur et de 12 k. de! portee. — Terrain cretace superieur, craie.
| Autrefois dioccse , parlemenl et intendance| de Rouen, eleetion de Montivilliers, baroimie,
| amiraute, abbaye de St-Benoit ,couvents de ca-pucins et d’ursulines , 2 prieurcs.
! Cette ville est tres-ancieime. Quelques liisto-j riens font remonter sa fondation a l’epoque de| la conquete des Gaules par les Romains ; d’au-- tres preteiident qu’elle doit son origine ä une! abbaye de femmes, fondee en 664 par un baroncauchois nomme Yauingue et detruite par iesNormands en 881. Sur les ruincs de ce moruis-lere, Richard I er , duc de Normandie, fonda ,i en 988, sous le nom de la Traute , une celebreabbaye d’hommes qui a subsiste jusque vers lafui du xvui e siede. Cette abbaye parvint a un(legre de puissance et de sple.ndeur qu’aucuneaut re n’a peut-etre surpasse en France. Elle futsuccessiveinent augmentee , oruee, enrichie parla plupart des ducs normands, qui faisaieut leurresidence a Feeamp , dans un palais ducal de-puis longtemps detiuit.
1/eglise de l’abbaye de Fecarnp a seule e,teconservee. On y descend par douzedegres. C’eslun magnifique edilice religieu.x, qui a ete elasserecemment au nombre des monuments liistoi i-(iues. Le vaisseaucsl 's aste et fort bien eclaire ;le chamr, revelu et pave en mavlire, est de laplus grantle riehesse. Le jube, moroeau d’iuierare elegance, a ete detruit au connnencementde ce siede. L’abbaye contenait une riebe bi-l>liotheque , coiloetion d’ouvrages de Sciencedans tous les genres, augmentee avec la suc-cession des siecles : eile possedait aussi ungrand nombre de manuserits. La ])ibliothe(juede Rouen a herite en grande partie de ces ri-ehesses litleraires.—On sait qu’aprcs son alidi-eation du trone de Pologne le roi Casimir vinldans renceinte religieuse de. cette abliaye ou-blierses grandeurs passees, et edianger laoou-ronne sarmale conlre la tonsure monastique.
Quand la Nenstrie fut di'venue le domainedes liommes du Nord , GuillamneLongue-Kpcehatit ou releva le ehateau de Feeamp, et sefortilia dans cette place (pii conunen^ait a avoir
quelque importance. Les forlilications de Fe-camp sont aujourd’hui delruites, et il ne resteplus ejue de legers vesliges de l’ancieime forte-resse qui rnppdle une des arlions les plus in-trepides dont l’histoire de France fasse mention.A l’epoque desastreuse ou le fanatisme, armantdes Franeais contre des Franrais, faisait couler,au nom du ciel, les Hots du sang d’un grandpeuple, iustrument aveugle de la haine et del’ambilion des eliefs de parti, le ehateau de Fe-camp ctait au pouvoir de la Ligue; un lionunecourageux , nomine Boisrose, eoneut le projetde le reprendre. Ce ehateau etait situc sur unrocher eoupe a pic, et eleve de 200 m. au-des-sus du niveau de la mer, qui tonte l’amiee enbaignait la l>ase ä I’exception de trois ou qua-tre jours. Boisrose avait des intelligences dansla place ; a la faveur d’une nuit ohscure , suivide 50 liommes determines, il s’emharque dansde.ux chaloupes ct ahorde au pied du rocher,dans un de ces monients rares ou la mer laisseä sec quelques toises de grcAe. 11 apportait aveclui un gros cäble egal en longueur a l’clevationdu rocher, garni de distnnce en distance d’eche-lons de bois assujetlis dans les nceuds du cable.Au signal convcnu , un soldat lui jette un cor-deau , Boisrose y attaehe le eable qui est retircet lie fortement a l’einlirasure d’une jiiece decanon. Cette perilleuse echeile bien aflermie,Boisrose fait meltre les armes en bandouilleivä ses eiiKjuante hoinmes, place a la tote de lacolonne ses deux sergents, dont il connaissaitla resolution. On monte, tout delile, et lui sereserve pour le dernier, afin d’etre sur d’arri-ver au sonunet aeeompagne de tont son monde.Tandis ejue l’on escalade, la mer monte : leschaloupes sont emportees par le Hot: deja di.xpiedsd’eau baignaient le rocher, et Boisrose etles siens n’etaient encore paneims qifa moitiedu cA1>le : tonte retraite est fernuV. II fallt eneonvenir, l’homme le plus inlrepide ne se /i-gure pas saus frernir la Situation de ees ein-quante liommes accroches et suspendus les unsau-dessus des autres, au milieu du siillcmeiitdes \ents , du bruit aigu des vagues qu’ils en-tendaient gmuder sous leurs pieds, et desespe-rant presque de pouvoir atteindre le baut duroc. J’out allait bien cependant. La nuit, lesi-lenee et le eourage les couvraicnt , quand tonta coup aux deux tiers de la course, la colonnes’arrete. De liouche en bouehe on apprend aBoisrose impiit't , (jue le e<cur manque au ser-gent qui conduil la colonne, et qu’il refused’a-> unccr. Alors cet honmie inlrepide pi*end unparti teirible, mais necessaire; eraignant quel’aurore ne vint les surpreudre et lui arraeherla vicloire, il prevint les soldals qui le prece-deut de se tenir ferme , grimpe par-dessus ieseinquanle liommes, ai rive enlin au sergent, etle menacc de le poignarder s’il n’avauce. Lesergent, reveilu ä lui , obeit. Ou se remet enmarehe; tous attoignent eufm le. remparl. Laprise rapide du ehateau lut la rccompense d’unei courageuse temerite, dont l’histoire olfre bienj*eii d’exemples. On voil encore les ruines dece fort, sur l’une des collines qui donhnent laville.