28 FIXISTEUE (departement du).
FINISTERE (deparlemeut du).
FIXISTEUE (departement du).
desbaies, 8 grandes rades, 11 grandes anses, eteuviron 50 criques ouvertes au eabotage et aulongcours; en tout, environ 80 lieux d’enibar-quement. Ony comple 8jles lmhilees et 29 pc-ninsules.
Communications. Ledepartementest traversepar dix roules royales et par cinq routes depar-temeulales.
Meteorologie. La temperature de ce depar-tement est eu general lnoins froide et moinscliaude que celle de l’inlcrieur de la France ; letherniometre ne descendpas iiplus de 6 degresau-dessous de zero, eneore ne s’y lienl-il quebien peu de jours, et Tete il ne rnonte presquejamais au dela de -f-23 degres.—La neigt; tomberarement dans ce climat brumeux ; on est quel-quefois plusieurs annees saus en voir, et sausressentir la moindre gelce; mais aussi, parcompensatio», los cles y sont-ils pluvietix etvraiment froids. Oulre ces causes generales , lePinistere a des causes parLiculicres d’humidite,tirees de sa Situation avancee entn; deux mers.— Les vents d’ouest, de sud-ouest et de nord-ouest y soulllent avec \ iolenee les trois quarts del’annee, et sout accompagnes de pluies, de grainset de tempetes, prineipalemenl le vt;ul de sud-ouest. On peut dire meine qu’il y pleut de tousvents, quand la Constitution almospheriqueestdecidee ä la pluie, et alors il continue de pleu-voir pendant plusieurs semaines. Les beauxjours y sont excessiveinent rares, meine en eie,et souvenl la meine journee 's oit pour ainsi direles quatre saisons se suceeder, taut le climat estvariable et inolernent. D’une longue serie d’ob-servations, il resulle que le noinbre de jours depluie est, annce commune, de deux Cent vingt.■—•Les orages ne sollt pas frequents, mais ilssont remplaces par ce qu’on appelledans le pavsles orages de nier, violentes tourmentes devents accompagnees de grosses pluies, qui se fonlparticulierement senlir aux approches des equi-noxes. Les cötes du Finistere, herissoes de re-cifs, presentent alors un speclacle sublime,mais liorrible. La greve de Penmareh est sur-tout d’une elTroyable beaute daus ce momenl.Les vagues, qui se preeipitent sur ses rochcrs,font entendre lern* bruit jusqu’a 20 et 30 k. dansles terres. La edle, a perle de vue, ne presentequ une immense montagne blauehe, mouvanteet tumultueuse, au milieu de laquelle retenlitquelquelois le canon de delresse d’un vaisseauen perdition.
PROIIUCTIONS. Le departement produit descereales, notamment du fromenl et du scigleenquantile plus que süffisante pour la nourriturrdes habitants. On y cultive aussi quelque peude nieteil, lieaucoup il’orge, d’avoine et de sar-rasin, et quantite de pomines de lern» et de le-gumes secs, qui forinent presque la seule nour-riture des pavsans. Culturc en grand des panais,des navets, des choux et des oignons. Beaucoupdelin, peu de chanvre, tabac, fruits a cidre,donnant annuellemeut environ 70,000 heotoli-tres. Point de vignes. — 13,980 hectaresde fo-rets (arbres verts et feuillus). ■—Peu de prairiesnaturelles, genets, joncs marins pour fourrage,varecli pour engrais.—Eleve en grand des che-
vaux de trait, et de doubles bidets reputes infa-ligables (10 ou 12,000 ammellement sortent dudepartement, et represenlcnt une valeur de plusd’un million).—Belcs ä cornes de petite taille,mais robustes ; belle racede porcs.-—Educationen grand des abeilles. — Grand et pclilgibier(daims, cerl's, sangliers, perdrix rouges reuom-mees, etc.). — Poisson de mer et d’eau douce(anguillcs, truites, saumons, langousl.es, con-gres, lmitres).—La peclie de la sardine occupe,cliaque auiiec dans le Finistere, un grand noin-bre de marius ; son produit. en sardine» et enliuileest evalue, annee inoyenne, ä2 millions ;eile consomme par an de 10 a 12,000 liarilsderogues (frai de morue), pour servir d’appal,que Pon tire de la Nonvogc, et doni la plusgrande partie est expediec au port de Quimper,comme etanl le poiul le plus central. Cette pe-clie se fait surtout dans trois endroits: ä Douar-nenez, a Concarneau el ii Caniaret; Douaruenezemploie, annee commune, environ 400 chnlou-pes, du port de 3 tonneaux cliacune, et quioccupent 1,600 homnies. Concarneau a 300baleaux, omplovant 1,200 liommes ; Camaret,
120 batenux et 480 mariniers. Si l’on ajouteenviron 180 bateaux, qui pechent eneore dansles environs de Brest et d’Audierne, on aurapour le Finistere un total de 1,000 barques,montees par 4,000 liommes, occupces a la pecliedonl nous parlons. Les sardiues pechees, anneccommune, montenl a un peu plus de 2 millionsde kilogranmies; il faul ajoulor ä ce produit130,000 kilog. d’lmile obteime par expression ,et environ 520,000 Kilog. de sardiues anehoi-tecs, pechees ä Concarneau. Ces diflerentsproduits reprcsentenl une valeur de plus de1,800,000 Tranes. L’on consomme pour la sa-laison des 2,900,000 kilog. de sardiues perheesdans le Finistere, en y comprenant les sardiuesanclioitees, 1,800,000 kilog. de sei marin,payaiUaugouvernement 540,000 Tr. de droits.
Mineralogie. Le departement est riebe enproductions metalliques. Ony trouvedesmi-nes de Ter, de houille, de zine, de bisnnith ; lesmines de plombargentilcre de Poullaouen et deifuelgoat sollt regardees comme les plus im-portantes en ce genre qiie possede la France.—Cnrricres de granit, de purpbyre, de Serpen-tine, de quartz, de marbres de diverses quali-tes, de helles pierres de taille ; carrieres d’ar-doises abondantes et d’excellente qualilc, iiPleybes, Chateaulin, St-Sigal. Argile a Taience,Kaolin, pierres a aiguiser les laux.
Sources minkrai.es Terrugineuses, Troides, aMoriaix, Bresal, Kerhoual, Carnavilly, etc.
iNuusaniK kt commkrck. MaiuiTacturcs detoiles a volles, do toiles Manches, rousses eta carreaux. Fabriques de soude de varecli, sa-von vert, huile de lin, chandelles. Corderies,iaienceries, papeteries, tanneries considerables,raffineries de Sucre, grande exploitalion deplomb et de litharge.—Manufacture royale destabacs qui occupe 500 ouvriers.—Constructionde navires marchands.
Commerce de ble, cire, miel, suif, chan-delles, liuile de lin, vins, eaux-de-\ie, hiere,Tromage de llollande, heurre, sei, tahae, toiles,
papier, plomb; grand commerce de sardiues etde poissons secs et sales; entrepbt reel et fictii*de toutes especes de marehandises. Importa-tions de denrees coloniales.
Foikks. Environ 450 foires se tiennent an *nuellement dans80 et \ \s commiuies. Lesprincipaux objels de transaetion consistent entoiles, cire, miel et papiers, dont il se Tait ungrand commerce; en grains, bestiaux, ehevauxet eleves de ehevaux, lin, heurre, graissc deporc, etc. On vernl prineipalemenl des pureset de la graisse de porc aux foires des arron-disseinonls de Quinqier; de la volaille et duchanvre dnns celui de Cbateaulin; despoulainsä Ploueseal, a j.anmeuv el aPenze; des vacheset des porcs a Sibiril; de la conlei’ie a Penze;des laines a J.anhouariKNm ; des ruclies ä St-Pol-divLcon, Penze et Moriaix.
MoF.uns kt usaoks. Ta'S lmeurs et les usa-ges iles Finislmens changent presque a ehaqueeommune. Ils ont consene dans lern*earacterctoutes les qualites et. Ions les dclauts que l’onrcenimaissnil aux hahitanls de la province. Ceu'csl plus que In, et dans une partie des Cbles-du-jVord, que Ton retrouve le type du vieuxBreton, a volonte Terme,mais letu, pleind’lm-manite et de oourage dans les circonstancesordinaires, mais vindicatif jusiju’a la ferocitedans le premier mouvement de colore. Lespaysaus sonl religieux, lanatiques meme, sur-loul dans l’interieur des terres. Ils sont atta-elies ii la routine, et. tiennent il leur languecomme ii la vio. Aussi presque aueuu il’eux neparle frnncais, quoique beaucoup le eompren-nent. La vie du Finisterien est dure et pleinede privalions. Dans raiTondisscment de Brestet de Moriaix, la nourriturc des cullivateurssecomposc, de bouillie d*avoinc e.l de ble noir, depaiu d’orge ou de meleil, et de soupe au lard.Les jKivsaus aiscs tont des crepes le samedi. Ilest remarquable que ci; mets, extremement de-licat dans le pays de Treguier r est saus saveuret d’une durete qui le Tait ressembler ä dupar-cliemin dans tous le pays de Leon. Tous les basBretons mangent au meme plat, maitres et va-le.ts; mais mit ne tourhe ii ce qui estsur la tableavant que le mailre de la maison y ait portelamain ; apres lui viennenl ses enlanls males etles valets de ferme ; les femmes les suivent, enl ommeneant par l’epouse du eheT de famille.(leite primalie des homnies a lieu dans tous lesusages de la v io : ii l’eglise, aux processions,les femmes les suivent loujours. Protec-teurs-nes d’un sexe Tailile, eetle protectionest payee aux Armoricains par im respecl, «nesoumission saus bornos, auxquels s assujettis-sein di-s IVufaMT U'S l'cmmes de ces cainpa-gm\s.
Dans en clrpartomcnl l'lialiilaliou des lahou-reurs est a peu pres partout la meme : presquetuujours eil« est situee (laus un fond, pres d’uneourtil. Un appenlis rouvert de ehaume con-serve les charrues el les instruments de labou-rage; une airedeeomerte serta battreles grains.On n’y voit point de granges; les liles battus sedeposent dans les greniers de la maison princi-pale, ou se eonservent en nmlons. Autour des