FOSSA DRUSIAXA.
FOSSA MART ANA.
FOSSA MARIAN A.
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ßuenfes Moser etLeccce, siee pagum Krimpen,sed duntaxat ad. vicmn Lexem sinistrex ripceimposilum, cui vocabulum Lecsmunde. Mais]e vois dans cette opiuion un meonvenient con-traire a ce ejui repugne dans celle d’Ortelius ,de Vaveu meine de Rickius. Lexmoud au-des-sous de Vianen , sur la meine rive du Lech ,n’est distant de Wick-Durstede, ou de Jiataro-durum, que d’environ 5,600 verges du Rhin,selon les cartes, ou plutöt des aipentages dansle plus grand detail, et que j’ai eu la precau-tion de verifier par les triangles de Snellius.
Or une pareille distanee ne peut s’evaluer qu’a40,900 toises au plus , dont il ne resulte que14 a 15 milles rumains, ce qui est evidemmenttrop au-dessous de 22 a 23 milles qu’il lauttrouver pour egaler le eanal de Corbulon. CYsttrop legerement que Rickius a pretendu , envoulanl produire des pveuves de sou sentimenl,que Vintervalle dans cette portion du Lerliconvenait ä ce eanal *. Prima (r«t<o), <juod aäivortio hu jus Jossa • ad Lexmondani sit idemrirdter intervallum , <juod a Tacito, aut Die-ne 9 fossce Corbulouis adscrihitur. J’ajoutequ’il y a plus de vraisemblance (quoi quYn diseRickius) que pour recevoir le monlaut. de lamaree, cornrae Dion le temoigne formellement,ce eanal ait ete ouverl peu au-dessus de lYntreede la Meuse, plutdt qu’a cmquante milles danslesterres, en reculant jusqu’ä Balavoduvum. »D’Anville. Notice de Pandemie Gaule, p. 328.
FOSSA DRUSIANA (lat. $3°, kmg. 24").
« Tacite et Suetone parleul de ce eanal crcu,sopar Drusus, fils de Livie et frere de Tibere, etpar lequel Gevmanicus, fds de Drusus, descen-dit pour se rendre dans l’Ocean, a lYmbou-eliure de l’Ems. Fossam , dit Tacite (Amialin, 8), cui Drusiame nonien, ingressus, lacushule et Oceanum usque, ad Amisiani fluinen,secunda navigatione pervehitur. Suetone : InClaudio, parlant de Drusus , Irans Rhen umfossas novi et immensi operis effielt, quee nuncDrusince xocantur. Tout le monde convientque ce eanal est celui qui sort du Rhin sur ladroite, au-dessous de la Separation du Yvabal,et qui se joint a l’Issel pres de Doeshourg. Oucroit meme que le travail de Drusus ue s’estpoiut borne a cette eommunicalion, et qu’il luia i’allu creuser un lit plus considerable a Vis-sel ; ce qui peut avoir domie Heu a Suetoned’employer le pluriel fossas en parlant de cetravail. Ou ue trouve le nom de Vissel dans au-cun monument de l’antiquite. Ce norii lui estcommun avec une riviere de la Hollande enlrele Leck et le Rliin , et qui, dans les litres dumoyen äge, est appelee Chisla et Hisla, et de-puis , sans aspiration, Isla et Isala. Ainsi onn’est point antorise a nieUre le nom de Saladans des cartes qui representent Vanciennegeograpliie. Husieurs savants out applique aVissel la mention que Tacite l'ait d’une rivieresous le nom de Nabaüa, qui pourrait etre cor-rompne, et qui se lit aulrement dans quelquestextes de cet Historien. Chilis, ehassc de l’iledes Bataves par Ceresits, et retire chez les (ier-mains, eut une entrevue avec ce general ro-maiu sur le bord de cette riviere , qu’il laut
ainsi supposer au dela du Rhin , sur la fron-tiere.-- Le Rhin , derive dans Vissel, et. Vayantgrossi par la decharge d’une partie de ses eau\,a d’abord forme. un int;, nomme Flero. U ren-fermait aussi uue Ue de meine nom. Reduit en-suite. a un eanal, qui consenail ee, nom deFlexo , il arrhait a l’Ocean avant que ce caiilonde la Frise tut submerge (‘I dev int une. mer,que Von nomme Zuyder-Zee. — PoinponiusMela est celui de tous les geographes de l’anti-quite qui s’expli<pte plus en detail sur ce sujet.üu recoimait encore le nom de Flevo daus celuide Vlie, ou Flie-Stroom, entre les Ues de Flie-Land et de Schelling, a l’enlree du Zuyder-Zec.Mais les limites de Vancienne daule ne nousportent pas jusque-la. » D’Anville. Notice dePandemie Gaule, p. 330.
FOSSA MARIANA (lat. 44°, long. 23“).
« Selon Plutarque, dans la Yie de Marius, cegeneral lit creuser un eanal pour recevoir plusaisenient les vivres qui lui etaient amenes parmer, e.t avec moins de risque qu’il n’v en avaitaux embouclutres du Rhone, dont l’entreoremplie de vase et exposce aux coups de merdevenail tres-dillicile. Strabon en parle con-ldrmement, et il ajoute que Marius lit don dece eanal aux Marseillais, pour reconuaitre lesServices qu’ils lui avaient rendus dans sonex-pedition contre les Ambrones et les Toygeni,dont les armes etaient jointes a celles des Gim-hres. Mela, Pline, Solou, ont fait mculion dumeme eanal. Mais on peut reprendre Ptole-mee d’avoir ränge ce eanal au couchant desbouches du Rhone , parce qu’on a les preuvesles plus positives du contraire. C’est entreMarseille et 1c Rhone qu’il est place dans Mela(lib. i, cap. 5), entre le Rhone clMaritima ouMartigues dans Pline (lib. ni, cap. 4). L’Ili-neraire maritime indique meme XVI milles dedistanee depuis les Fossce Mariance (car il yemploie le pluriel) jusqu’au Rhone, en ran-geant la cöte d’orient, eil occidenl; et dans l’lti-neraire qui decrit les routes de terre, on trouveFossce Mariance entre Marseille et Arles. Ainsice que Ptolemee nomme le eanal de Marius, eudeeädes deux principalesembouchures du Rho-ne, en procedant dans Vordre contraire ä celuide l’Itineraire maritime , serait plutdt unetroisieme bouche du Rhone, coniiuc d’ailleurs sousle nornd 'Hispaniense Oslium. On pourrait cou-jecturer cpie Ventrce d’une riviere, dont le nomde Kcavo; Trsray-os, ou de riviere nouvelledans Ptolemee, semble plus convenable a uneanal factice qu’ä une riviere naturelle , desi-gnerait le eanal de Marius, quoique Ptolemeeeüt deplace son embouclmre, en la marquantentre Maritima et Marseille, au Heu de l’indi-quer entre le Rhone et Maritima. Cette con-jecture s’appuierait sur ce qu’en cel intervalleque prend Ptolemee on ne voit arriver ä lamer aucune riviere qui mente d’ctre comiue,et que d’ailleurs les positions de Ptolemee nesont pas a Vabri de la critique, conune la ma-nieve dont il se mepmvd sur le eanal de Ma-rius en est une preuve qu’il ne faul pas alleroliereher bien loin. Le docte commentatcur dePline, qui, dans le nom que fournit Plolemce
de Katve^Trc ■'T'y.p.öz, a eru voir un indice d'unpeuple dont Pline fait meution sous le. nom deCc/ucenses , et qui nous est iiieonnu conuneptusieurs untres, n’a pas fait attention ä la dif-terenceessentielle de ees denominations. Je dis,en passant , que les Cenice/tses de Pline noussont inconnus. Car de les etablir, coinniedans la carte de Sanson, aux environs dumont Cenis , ce serait faute d’ol>s('rver quePline,.en faisant meution de Cenirensex, dansla desciiption de la Narbonaise , ne perinet pasde les placer ainsi derriere les Centrones, qui,selon 1’etat des choses au temps de Pline, n’e-taient point encore, non plus que les Caturi-renfermes dans la (Jaule, et dependaientdeVltalie. Mais, apres avoir rapporte ce qu’outrouve dans les anciens sur le eanal de Marius,il doit etre question d’en reconuaitre quelquetrace, et sou issue dans la mer. Ceux d’entreles modernes qui veulent que le grand eanaldu Rhone, passant a Arles, et dont le coursjusqu’a la mer est d’environ 10 Heues, soit l’ou-v rage de Marius, n’ont pas pris garde a la dif-liculte de l’execution, et on pourrait lern* de-mander ce cpi’etait le cours du lleuve separe-meni de ce eanal. Il n’etait pas necessaire queMarius remontät si haut, pour parer aux iu-eonvenieuts de l’entree par les bouches natu-relles du Rhone. L’ancienne embouclmre, ap-pelee Massalioticum ostium, qui parait avoirete celle qu’on nomme actuellement le Gras dumidi, ou le grand Gras , conune on peut voirdans Varlicle intitule Rhoda ni ostia etait dis-tante de Fossis Marianis de XVI milles, selonVltincraire maritime. Or cette distanee , enrangeant. la cote depuis cette emljouchure, con-duit precisement sur la plage vis-a-vis du lieut[ui eonserve le nom de Foz. Ce lieu est mar-que dans les cartes conune etant sur un terraineleve, quoitpie les environs soieut prescpie auniveau de la mer. C’est ainsi qu’ou reeonnaitl’enlree du eanal de Marius. La ligure d’unedifice en forme de demi-lune ouverte du cdtede la mer , conune la Tahle theodosienne endonne la representation, avec le nom de FossisMarianis au-dessus, convient vraisemblable-ment a cet endroit. Cet edifice donne l’ideed’un port, qui aurait ete ornc et accompagnede batiments par les Marseillais , devenus pro-prietaires du eanal, et qui en tiraient un di-oitde navigalion eu montant et en desceudantcomnie le rapporte Strabon (Hb. iv, p. 1S3)*Cependant les ouvrages qui ne sont pas ceuxde la nature etant sujets äperir avecle eanal de Marius ne conduit plus a F (yA - msil n’y a guere plus d’un siede q u UUC ( ou y a,ion du Rhone avait son cours jusq»e-la, selonle temoiguage de l’historien > e ,. °’
norc Bouche (t. i, Uv. ch. 8 . Cette den-vation, qu’ou no.ume aujourd lmi le Bras-Mort,et qui a it6 ohstruee dans les demiers tempslimir favoriser la ville d’Arles, et dans la vuede desserher des niarais, tendait en prämierlieu vers l’etang nomme Oalejon , dont la com-„uiuication avec la mer ou\ rait une premiereissue h ce eanal; et un reste d’eiuaiialion, quin’a plus la meme eunlimütc, s’eleudait jus-