GAULE (la).
GAURIAGUET.
GAVARNIE.
101
employee paruneconlinuite d’usage, lors meinequc le nombre etait monte ä sept. Pancirol (üb.n, cap. 68), cpii a commentela Notice de l’em-pire, est tombe dans une etrange ineprise enprenant ce que designeilt les seplem provincice,pour la Gaule entiere; et il a entraiue Belgierdans son opinion (üb. m, chap. 38). Scaüger,qui croit que le nom de Septimanie, dont ou n’aconnaissance qu’apres im temps ecoule dans lev 'siede, peut dem er des sept provinces, con-foild des choses trcs-diflerenles et fort dispro-portionnees. Quand Sidoine Apollinaire [Ep. 1,üb. m) dit que les Goths, Septimaniam suamfastUllunt, cela peut s’entendre de quelquesdistricts dont la jouissance leuravaitd’abord eteaccordee, et qui, depuis Toulouse, s’etendaientdans la seconde Aquitaine jusqu’ä l’Ocean, se-lon les chroniques d’Idace et de Prosper, sous1 an 419, et selon Isidore de Seville. Ainsi ceserait par translation que le nom de Septimanies est renferme depuis dans la Narbonoise, qui,etaut demeuree aux Visigotlis d’Espagne,a portele nom de Gothie en meine temps que celui deSeptimanie. Mais cette Septimanie, dans la-quelle, sous le regne de lteccarede, vers la liudu vi° siede, on distingue le nombre de septcites sous la metropole de Narbone, est poste-rieure a la domination romaine dans la (Jaule.
» Je crois avoir rempli l’objet que je m’e-tais propose dans ce prcliminaire de faire con-naitre les provinces qui out parlage la Gauledepuis les premieres notions qu’on a eues decette gründe et celebre contree jusqu’ä la cluitede l’einpire romain en Occident. Ce que l’in-vasion des nations etrangeres v a apporte dechangement n’est point de mon sujel; on saitque la Gaule etait d’auciennete divisee en beau-coup de peuples, independaiits, generalementparlant, les uns des autres, si ee n’esl que lesplus jmissants formaient des factious, entre les-quelles les autres se partageaient. Dans Cesar,le territoire de cliacuu de ces peuples est desi-gne par le terme de civitas; Tacite et Plinel’emploient dans le meine sens, et les inscrip-tions servent ä le confirmer. Les plus etendusde ces territoires pouvaieut ctre composes de plu-sieurs cantons ; je me contenterai de rapporterpour exemple ce qui roncerne les Helvetii dansCesar ( Commcnl i) : Omnis eivilas Helvetiain tptatuor pagos divisa est. Comme le nombrede trois ou quatre Cents peuples, que quelquesauteursde l’antiquite, Plutarque, Appien, attri-buent ä la Gaule, est fort au-desstis de ce quenous en connaissons de principaux, il est ä pre-sumer que les pagi repondaient ä des peuplessubordonnes et d’un rang inferienr. On est pre-venu que le gouvernement civil a beaucoup iu-(lue sur l’etabüssement et le rang des eglises, etdans la description qui a ete faite des provin-ces de la Gaule, on a pu observer que les pro-vinces ecclesiastiques, dans lenr etat primitif,v ont un grand rapporl. Independammenl decette consideration generale, le local fournitdes indices particuliers que les ümiies des an-ciens dioceses repondent comnnmement ä cequi bornait les cites dont les provinces ctaientcomposees. On est mente en quelques endroits
inslruit des circonstances qui y ont apporte duchangement, comme on demele dans les revo-lutions arrivees en quelques-unes de nos pro-vinces celles ou la conformite des diocesesavec les cites a dii moins subsister qu’ailleurs :la suite de cet ouvrage fournira des preuves dece qu’il suilit ici d’exposer sommairement. [1faut remarquer au reste que ce n’est plusdans la meine siguifieation que la Notice desprovinces fait usage du terme de civitas. Il sereduit precisement aux villes capitales des peu-ples qui avaient forme les cites, et c’est d’a-pres cet usage posterieur au premier que. dansplusieurs de nos anciennes villes le quartierprincipal est distingue par le nom de Cite. Cescapitales designenl d’uue maniere d’autant plusmarquee les peuples qui eomposaient les pro-vinces, qu’elles en avaient la plupart pris lesnoms , en cessant de porter ceu.x qui leurelaient propres anterieurement, et selon les-quels ncaninoins cbacune de ces villes serarangee dans l’ordre alphabetique des lieux querenferme notre Gaule. On verra que ces notionsgenerales ont leur application ä un tres-grandnombred’articles particuliers, dans le detail depositions qui succede ä ce preliminaire. » D’Än-ville. jSatice de l’a/teienne ( '.aale , p. I et suiv.
GAULEXE, vg. Tarn, conun. de St-Julien-Gauleue, ea de Valeitce-en-Albigeois.
GACI.T (le), vg. Loir-et-Cher (Beauce),arr. et ä 38 k. de Yenddme , cant. de Droue ,K! de Mondoubleau. Pop. 1,348 h.
GAULT (le), vg. Marne (Champagne), arr.et ä 39 k. d’Ep’ernay, cant. et Kl de Montmi- jrail. Pop. 660 h.
GAULT (St-), bg Mavenne (Anjou), arr.,cant., Kl et ä 11 k. de Chäteau-Gonlier.P.383li.
GAULTIER (St-), petite ville, Indre (Bor- jry), arr. et ä 28 k. du Blanc, clief-1. de cant.Cure. Ecole secondaire ecclesiastique. IS. A284 k. de Paris pour la taxe des lettres. Pop.1,793 li.— Terrain jurassique, etage moyenduSysteme ooütique.—Elle est bätie dans une rianteSituation, sur la Creuse, que Pony passe sur unponl suspendu d’uue seule arclie. L’origine deSt-Gaullier est inconnue ; l’arclnteclure de soneglise, aux formes massives, aux ares ä pleincintre, aux piliers carres surmontes de quelqueschapiteaux byzanlins , atteste que deja , verslexi' siiicle, c’etait un peu plusqu'un village.
Faires les 14 janv. et fev., 13 avril, 10mai, 15 juin, 6 juillct, 15 sept. et.29 nov.
GAULT-ST-DENIS ( le i, vg. Enre-et-I.uir (Beauce), arr. et ä 24 k. de Chäleaudun,cant. et Kl de Bonneval. Pop. 784 h.
GAURE , vg. H.-Garantie (Languedoc ),arr. et ä 18 k. de Toulouse, cant. et. K deVerseil. Pop. 575 b.
GAURE, vg. Maine-et-Loire , comin. deVarennes-sous-Montsoreau, Kl de Chouze-sur-Loire.
GAURIAC, vg. Gironde (Gnienne), arr. etä 8 k. de Blaye, cant. et Kl de liourg-sur-Gironde. Pop. 1,779 h.
GAURIAGUET, vg. Gironde (Gnienne),arr. et ä 29 k. de Bordeaux, cant. et Kl de Sl-Audre-de-Cubzae. Pop. 292 h.
GAUSSAN, vg. H.-Pyrenees (Bigorre).arr. et a 37 k. de Bagneres-de-Bigorre, cant.et Kl de Castelnau-Magnoac. Pop. 427 h.
GALSSON, vg. Cdtes~dn-Nord (Bretagne).arr. et a 16 k. de Loudeac, cant. de Plouguc-uast, K d’Uzel. Pop. 2,081 h.
GAUMLLE, vg. Iture (Normandie), arr.et ä 46 k. d’Evreux, cant. et (Kl de VenieuilPop. 88 h.
GAUVILLE, vg. Orne (Normandie), arr.et. ä 50 k. d’Argentan, cant. et KJ de la Ferte-Eresnel. Pop. 849 h.
GAUVILLE, vg. Somme (Picardie), arr. e!ä 48 k. d’Amiens, cant., de Poix, Kl d’Au-male. Pop. 450 h.
GAUVILLE-LA-EAMPAGNE, vg. Eure(Normandie), arr., cant., K et ä 7 k. d’E-vreux. Pop. 194 h. — Fonderie de fonte etjlecuivre. Ateliers de construction.
GAUZENS (St-), vg. Tarn (Languedoc),arr. et ä 11 k. de Lavaur, cant. et K de Graul-het. Pop. 1,163 h.
GAVARNIE , vg. I/.-Pyrenees (Bigorre),arr. et ä 40 k. d’Argelez, cant. de Luz, K deBareges. —- Faire le 22 juillet.
Gavarnio, situc dans la vallee de son nom,est justement celebre par son cirque et par sescascades, que ne manqucnl pas de visiter lesVoyageurs qui frequentent les nombreux eta-blissements d’eaux minerales des Pyrenees. Lecbemin qui conduit au cirque, toujours borded’un precipice, est si penible, si etroit, etmeine en quelques endroits si perilleux ,qu’on ne peut y aller qu’ä eheval ou en chaiseä porteurs. Depuis St-Sauveur, la gorge setransformc en un etroit precipice dout le tor-rent ravage et occupe le fond. Vous voyez deuxvillages, Pragreves et Gedres, isolcs et perdusdans la plus all'rcuse solitude. Les Pyreneesn’olfrent rien de plus ltigubre ui de plus severe:vous marebez peudant quatre heures sur lacrete des ravins formes par d’immenses ebou-lements, dans un silence que ne trouble au-cun bruit, si ce n’est le roulement des tor-rents et le croassement des corneilles. Un seulcbemin conduit ä une chapelle deserte et com-me abandonnee dans ces montagnes. Arrive auvillage de Gedres, derriere la maison Palasset,on visite une espcce de caverne formee pardeux rocliers enormes qui se rejoigneut envoiite sans se touclier, et ombragee d’une in-finite d’arbustes et de lianes qui pendent eufestons. Dans le fond jaillit, comme d un eska-lier tournant, et se precipite sur trois degres,une eau si transparente, que l’on compte aise-ment les truites qii’elle roule paimi e giosbouillons d’ecume. Ou ne sait ce qui c laimele plus dans cette grotle, de sa Ira.cheur deh-cieuse, de la tristesse nmlancol.que qu n.spire
i ä11 „:iä am du tloux murmure des eau\.son ooscuriie, ou uu ,
Cette hindere douleuse repandue dans la grotteen fait Iephis grandcliarme ; on diraitque eeslle berceau du silence, et que le jour, par unaccord inagique, y dort avec lauuit. Ce n’estqu’ä regret qu’on quilte ce lieu enclianteur.
En poursuivant la route de Gavarnie, onse trouve bientöt entoure d’un amas prodigieux