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GRANVILLE.

GRASSE.

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nees mnilres de la Normandie. Le roi Char-les VII fit acheverles fortifications, dont l’en-ceinte fut doublee depuis ce temps. Granvillcdevint une des plusfortes places dela provincejusqu’eu 1689,que Louis XIVen lit eu graudepartie demolir les muraiiles.

Si Granville a perdu de son importancc mi-litaire, son port s’est fort accru, et son com-merce est eacore en progres. Deja bien avant larevolution de 1789, cette ville envoyait ses ma-rins ä la peche de Terre-Neuve, ei l’ormait äFElat des lioinmes du premier merite. Cettepeche en eilet, exigeant un grand nombre debras et un travail presque continuel, est lameilieure ecole des marins. Obliges de naviguerpeudant Fhiver et de rester longtemps dansdes parages orageux, ils s’endureissent aux i’a-ligues, s’accontument a braver les dangers, etapprennent ä deployer toutes les ressources quereelame Farl du nautonier. L’iniportance de ceporl est loin d’avoir diminue, et les travauxreremmenl exeeules et projetes devront singu-lierement Faeeroitre. La peelie de la morue, dela baieine, du hareng, des huitres, etc.,em-ploie un grand notnbre d’hoinmes. Trente cabo-teurs exportent les productions du pays, tollesque graius, farine, heuere, cidre, bestiaux, vo-laille, soude, granil, etc. Ils rapporteut desvins, eaux-de-\ie, epiceries, drogueries, sels,resine, chanvre, filasses, savons, denrees colo-niales, etc. Des bätiments suedois importentune grande quantite de madriers, de planchesde sapin, de fers, etc. — Les iles Chausey fontpartie de la commune de Granville. Les Veu-dcens tenterent saus succes de s’emparer deGranville eu 1793. Les Anglais bombarderentcette villeen 1803; les liabitants se defendirenlavee eourage, et une echarpe d’honneur futde-eernee, par un arrele deseonsuls, ä M. Letour-neur, maire de Granville, « pour la belle con-duite qu’il tint peudant le bombardement. »

Un projet de loi pour Famelioration du porta etc presente aux chambres en 184o. Les Ira-\aux a executer cousislent principalement dansla eonslruction d’un bassin ä flot d’une longueurmoyenne de 215 metres, sur une largeur de 140metres, et une surface d’eau d’ejivirou 3 hec-tares. Ce liassin sera entoure de plusieurs ügnesdequais de 670 ni. de dcveloppemenl et de lym. de largeur. Une ecluse, nniuie d’uue doubleporle d’ehe el de Hot, sera plaeee le long de lajetee de Fest, k environ 120 metres de sonnmsoir.

Industrie. Construction de navires. Arme-Tnenls pour la peche. Cabotage. — Commercede vins, eau-de-vie, huiles, salaisons, pom-mes de reinettes, fers du Nord, goudrous. En-tivpot de sei. — Foire le 10 avril.

Les armes de Granville sont : de gueulesä un bras tehdu <f argeut partanl d’ une mteJazur, tenant une eptie dl argeut d la garded’or posee en pal .

Biographie. Patrie du predicateur la Neu-ville.

De Letol-rxkwr de la Masche, membre dudircctoire executif,prefet de laLoirc-lnfcrieurcsous Fempire, inort en exil eu 1817 .

De Forientaliste Feld rix de Brkquigny, deFacudeniiedcs inscriptions, auteur,eulre autressavants ouvrages, de: Diplomata, Charta!, Epi-stolaet alia monumenta ad res franciscasspeciantia, 3 vol. in-f°, et du 1 er vol. d’unenouvelle editiou de Strabon.

De Lescenk des Maisons , inlendaut de laliste civile de Fcmpereur.

De l’amiral Ulgon\

Bibliographie. Le Marchaxt. Topographiephysi(juej etc., de Granville et ses environs(3. lern, de medcc. militaire, t. xvm).GRAXVILLIERS, Grandis Villaria, vg.Eure (Normandie) , arr. el a 28 k. d’Evreux ,cant. el 23 de Damville. Pop. 334 h.

GRANZAY, vg. Dcux-Sevres (Poitou), arr.et ä 13 k. de Niort, cant. et Kl deBeauvoir-sur-Niort. Pop. 467 h.

GKAPOULE, vg. Yonne, corara. de Cou-langeron, K de Coulange-la-Vineuse.

GRAS , vg. Jrdeche (Languedoc), arr. et a41 k. de Privas , cant. et K de Bourg-St-An-deol. Pop. 1,170 h. — Foires les 15 mai, 11juin et 14 sept.

GRAS (les) , vg. Douhs (Franclie-Comte),arr. et a 2l k. de Pontarlier, cant. et K deMorleau. Pop. 826 h.

Patiue du savant theologien F.-Xav. Moise.Fabriques de faux , quincaillerie, outilsd’horlogerie , inslruments aratoires , tissus decolon. Martinets a cuivre pour chaudroimerie,tuyeres, pompes a iucendie , etc .—Foires les16 juin et 21 sept.

GRASPIROX, vg. Lol-et-Garonne, comm.de Casteluaud-sur-Gupie, K deMarmande.

GRASSAG , vg. Charente (Angoumois) ,arr. et ä 22 k. d’Aiigouleme, cant. el K deMonlhron. Pop. 710 li.

GRASSE, Grassa, Grinnicuni, jolie ville,Var (Provence), ehcf-1. de sous-pref. (3 ü arr.)el (Fun cant. Trib. de l re inst, et de com.Soc. d’agrieult. College communal. Cure. F.eolesecondaireecclesiastiquo. Giled’elap«. K. W.Pop. 11,38t h.■—T errain dutrias, muschel-kalk, voisiu du terrrain crelaee interieur.

Autrefois eveclie, parlement et inlendanced’Aix, viguerie et recette, senecliaussee, jus-tice royale, bureau des ciuq grosses iermes,6 couvents.

Grass« fut foiulee, selon l’opinioii vulgaire,par Crassus , et servait d’entrep(il aux armeesromaiucs qui penetraient dans les Gaules parla Ligurie et les Alpes maritimes. La ville nc-lueile passe pour avoir etc batie dans le vP sie-de , par une colonie de juils \enus de la Sar-daigne, qui embi-asserent le christiauisme en585, et obliurent l’autori.sation de couslruireune ville aupres d’une belle source oü les Ro-mains avaienl jadis , pour la garde des eaux ,une tour et uu corps de garde, dont un voilencoru quelques vestiges. Cette ville, devenuetres-eoimnereante, soutinl plusieurs sieges pourpreserver ses richesses; die fut surprise parles Sarrasins , qui emmenerent une partie desliabitants en esclavage ; delruite par les -ei-toyens lors du passage de Charles-Quiut, aliaque les chefs ennemis ne trouvassent aucune

ressource ; rebätie peu de temps apres ; assie-gee plus lard par le baron de Vins, qui fut tuesous ses inurs par ses propres soldats. Avantla revolution c’etait le siege d'uu eveclie suf-lragant de Marseille.

Eu IS15, Napoleon, a son retour de l’iled’Elbe , etablit son pn inicr bivouac ä (nasse,sur un petit tertre en gazon qui couronne lerocher des Kibes; il ne pouvait se rassasier decontempler Fimmense poiut de vue que Fondecouvre de cette sommite remarquable, d’oül’empereur salua, eu partant pour Paris, lesrives de la Medilerranee et les montagnes del’ile de Corse, qu’il ne devait plus jainais rtvvoir.

Les armes de Grasse sont: d'azur a unagneau pascal d'argeutpose sur une terrassede sinople, portant une croix d’or ei un gut'don de. gueules .

Grasse est dans une Situation charmante,sur le revers meridional d’une colline Ires-cievee, qui presente un superbe nmphitheatre.Celle ville couvre un terrain fort indine etonduleux : die est bien batie, mais generale-ment mal jiercee; ses rues sont rapides , tor-lueuses et etroites. Sur la partie la plus deveejaillit une source abundante qui alimente plu-sieurs jolies fontaines, renouvelle incessam-ment l’eau de deux lavoirs puldies, inet enmouvement un grand nomhre de moulins et defahriques, et sert ensuite a l’irrigation desprairies et des cliarmants jardins enviroimants,ou Foranger, le jasmin , Fheliotrope , la tube-reuse et mille autres fleurs confondent leursdeiicieux parfums. Vainement ou cherdierait.ä se faire une idee de ces lieux enchantes :quand ou voit ces merveilles de la nature et deFiudustrie, on n’ose plus accuser les poetes dernensonge; les images qu’ils nous prcseutentet que nous croyons n’etre que le fruit d’inge-nieuse^s iictious , se trouvent la lieureusemeulrealisees.—Vue de la plaine, la ville de (irasseollre l’aspeet le plus piltoresque; dillej-entsctages de maisons hautes et propres, a faeadespeinles en blaue ou en jaune, s’eleveut les unsau-dessus des autres, et sont surmontes parelocher de la principale eglise et par une grossetour antique. Cette eglise est un edilice go-thique assez vaste, mais bas et lourd , qui n’ude curieux qu’ime belle Assoniption de Sublei-ras, peintreespaguol, et unautrebontableuu deFragonard pere, originaire de Grasse. La porteprincipale ollre uu double perrou dont le de*-sin fut donne par Vauban, a l’epoque oü il tra-cait lesbelies fortihealions d’Anlibes. On i-e-marque aussi les voütes souterraiues tailleesd;ms le roc, longtemps apres la constniclmu deFeglise, d’apres le projet de M-de Megrigny,eveque de Grasse, que le chapitre el la vilU*rendireiit i'esponsalde de tous les es eüenient.sque faisait craiudre une eutreprise aussi liar-die.—La place du marehe est gründe., proprq,bien omliragee, et !>ordee de beaux magasins.L’höpital est un bei edißo.e, renferniant de vas-les salles bien aerees, oii les malade recoivenlles secours les plus empresses : on v voit unechifcpeUe d une elegante simplicite , decoree de