GUAIXY1LLE.
OUEBWILLER.
GUEBWILLEIl.
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Trois promeiiades agreables embellissent Feta-blissement des baius. L’une, en partant de Jagründe source, se dirige vers le sud-ouest, passepur la petile source, et de la sur la colline deSt-Antoine, oii eile fonne deux promeiiades dis-tiuclcs, dont uiie aboulil ä la jolie colline dePineto, sur le pcnckant de laquelle jaillit lafontaine du meine nom; Fant re aboulit a laroute deparlemcntale qui conduit a ürio et äAjaccio : cette promcnade se prolouge jusqu’äla fontaine de Yentumh. La troisieme se dirigeaunordvers un pout de bois, conslruif . presdes baius sur la l>ranclie du Liamoue ; die seprolouge jusqu’au eonlluent de l’autre braucheditela Mosa. A 1 k. de distance de la source,on se Irouve ä la fonlaine de Canelle, qui jaillit(Tun roclier de granit, el fournit uue eau claireet limpide, regardee comme la mcilleure duglobe pour la boissou.
Prix de la defense jovrnai.ik.rk. Le prix dulogement et de la depense journaliere, pour Iesgens aises et qui aimeut a ctre bien traites, estde 4 francs ; pour los autres, il variede 1 franc50 Centimes ä 2 Irancs.
Tarif du prix des eaux, hains et douchks.On paye 30 c. pour se Ixaigner ou prendre lesdouches dans les peliles cdlules, el 10 c. dansles aulres pieces.
Les baius sont administres gratuitement danstrois bassius : un est alfecte aux femmes, uuautre aux liommes indigents, et le troisieme auxmiiitaires.
Mode d’Administration. Oii preiul les baiusle malin, de einq a buit heures ; ceux aux-(piels la doucheest necessaire s’y exposenl dansle ineme lemps. Les malades qui joignent auxbaius Fusage de la boissou prennent les eauxle matin ä jeun de 6 a 7 heures ; ils commen-ceut par eil boire deux verres, ensuite onaugmenle la dose d’un verre par jour jtis-qu’a sept ou buit verrcs. On conlinue cettedose pendant ciuq a six jours ; apres on re-trograde de la maniere qu’on est av ance. Lebaiu tempere dure ordinairement uue heure,k* chmidunquart d’heure,et autant la douclie.On prend ordinairement le demi-bain l’apres-midi, uue heure au moinsav autle souper. Leshabitants peu aises, qui ne peuvent y resterlongtemps, en prennent deux par jour, le ma-lm el lc suir. Le nombre des baius n’est pasdelermine, il est compris entre seize et qua-rante aueune preparation ne precede Fusagedes eaux, sice n’est la saigueeohez les plelhori-ques , quelques purgations salines pour soula-ger le bas-ventre des embavras gaslriques, s’ily en a. Les baigneurs qui pmment le !>aincliaud gardent en sortant le lii pendani uneheure; cette regle nVst pas constante pour j esautres. Lorsque le tenips est ia^orabk, tousles haigneurs aises foul dt- longues promeiiadesapres le souper. Cot exerciee est tres-salutuire,au phvsique comme au moral.
Bibliographie. Tjiiiuaux. Essai sur La topo-
grapfiie p/nsi.fue de St- Antoine de Otiagno
et sur Canalrse de ses eaux thermales sul-
fureuses, in-4, 1810.
GUAlXYILLKAg. Eure-et-Loir (Beauee),
arr. et ä 23 k. de Dreux, canl. el E d’Anet.Pop. öOb h.
GUA1TELLA, vg. Corse, comm. de Yille-di-Pietrahugno, E de Bastia.
GUA1TU1K (la), vg. Maine-et-Loire, com.de Champtocc, E dTngrande.
GUAU11EGQUK, vg. pus-de-Calais (Ar-tois), arr. eta2ü k. deBelhune, cant. de Lil-lers,(EjdeSt-Vciianl. Pop. 730 h.
GUARGUALE, vg. Corse, arr., |g) et a 33k. d’Ajaccio, cant. de Ste-Marie-ct-Sicche. P.292 b.
GCARIGUKS (las) , vg. Lot, comm. dePeyrilles, E de ITayssinet.
GUU1IAX, vg. IL-Pyrenees (Bigorre), arr.et u 41 k. de Bagneresren-Bigorre , canl. deYieille-Aurc, El d’Arreau.
GITCHEX, vg. 11,-Pyrenees (Bigorre), arr.et & 40 k. de Bugueres-en-Bigorre, cant. et Ed’Arreau.
GUDAXXES,vg. Ar decke, comm. de Cha-teau-Yerdun, E de Cabannes.
GUDAS, vg. Ariege (pays de Foix), arr. eta 13 k. de Pamiers, canl. et E de Yanlies.Pop. 288 h.
GUDMOAT, vg. H.-Marne (Champagne),arr. el ä 31 k. de Yassy, cant. de Doulaiu-court, E de Vignory. Pop. 306 h.
GUE (le), \g. llle-et-Vilaine , comm. etE de Plelan.
GUE (lc), vg. Deux-Sevres, comm. de Ma-gno , E de Xiort.
GUKBEXHAUSEN, vg. Moselle. (pays Mes-sin), arr., cant. et a 12 k. de Sarreguemines,E de Pullelauge. Pop. 487 h.
GUEBEKSWIIIR, aucicu hourg, 11,-Rhin(Alsace), arr. et a 11 k. de Colmar, canl. etE*de iloullach. Pop, 1,518 li. — On y voitencore les resles d’une enceinte; plusieursmaisons sont isolees, comme Fetaieiil au moyenage les hahitations des nobles. L’eglise parois-siale, olassee au nomhi'e des moimmenls Jtisto-rit[ues , est un cdifice romau, dont la parliesuperieure est moderne ; eile renfermait unecglisc souterruine , que des reconslruclions ontfait disparaitre en 1825.
Ou remarque aux eiiAirons de ce hourg, surle Schauenburg, de \astes bäliments, d’ou Fonjouit d’une \ ue magnilique.
GUEBESTUOFF, vg. Meurthe (pays Mes-sin) , arr. de Chaleau-Salins , a 18 k. de Yic ,cant. et ; de Dieuze. P. K)8 Ji.
GUEBLAXGE , vg. Meurthe (Lorraine),arr. de Chäleau-Salins, a 15 k. de "N ie, canl. etE de Dicuze. J’oj). 338 Ji.
Gt'EBUAXGE, vg. Moselle (pays Messin),arr. el a 20 k. de Sarreguemines, cant. el Ede Sarralbe. Pop. 1,195 h. — 11 esl situe dansune plaine mareeageusu, pres de l’elang deLiudre. Ou y \oi(, uu vieux chaleau el les xes-tiges d'uu aneirn fort.
GCrJlEEAG , \g. Meurthe (Lorraine), arr.de Chateau-Saiiiis , ä 23 k. de \ ic , cant. el Ede Dieuze. Pop. 39s h. Sur le Spin.
GU T FBIUA.\I>, vg. ille-v.i-Vilaine, comm.de Tresse, l *; de Chateamieul-eu-lh'etagnc.
GIIEBWILLEU, pelite \iüe, 11.-Rhin (Al-
sace), arr. el ä 26 k. de Colmar, clief-1. decant. Cure. E- A 471 k. de Paris pour lalaxe des lettres. Pop. 3,882 h. — Terraind’ailuvions modernes.
Celle ville est situee dans uue contree char-mante, sur la Lauch, au pied du ballou deOuebwiller, dont la base est couverte de riehesvignobles. C’est une des villes industrielles lesplus interessantes du deparlement, ou l’onenlre par trois porles. On y mnanpte Feglisecollegiale, l>el edilice häti en 1766 par les cha-uoincs de Muih.'ich ; le portail est orne dequalre colonncs, et on y monle par plusiem*smarclies; en fac.e est une helle promcnade.L’eglise de St-Leger est un hei edifice duxi° siede, et porte de magnifupies caraeleri'sdu style de Iransilion.
La vallee pittoresque qui conduit vers Mur-bacli et Bühl olfre sur une clevalion les hellesruines du chateau de 1 fugstein.
Le balion de Soultzou dctluelmiller, poiutnilminant de la chaine des Vosges, s’eleve a lahauleur considerahle de 1,433 m. Si Fon y par-vieul par un temps clair, on y jouit de la vue laplus admirable; Fhorizon que Fon y decouvres’elend des inontagnes du 'Fyrol aux confms desprovinces rheivanes, et ollVe a la vue du voya-geur entliousiasme le plus magnilique des ta-bleaux : iei Faspecl herisse des glaciers de laSuisse, la le lUiiu qui sillonne au loiu l’im-mense plaine, et qui lui apparait cojnme unfaible ruisscau;de Ions cot es des forcls qui,semblables a de larges teinles \erles, se deta-chent sur le jaune des moissons... Trente\illes dont les eloehers et les tours signalentFimportauee , puis d’innombrables villages je-tes e.ä el la dans les plaines, dans les gorges,dans les vallees !... L’ascension du ballou n’eslpas penible, et Fon y parvient en moins dequalre heures.- - Le ballou de Ouebwiller lormele eouimeacemenl d’une large inas.se (FuucJormc lubereulcuse qu’on >oit au nord de laAalleede Sl-Aiuarin, enlre eile el les premiersrameaux de la vallee de la Lauch. Sa ciinen’est emnerle de neige que pendant six moisde l’aimee, et forme, jiendanl. Fete, uu assezhon paturagc. La pelouse dont son vaste dorneest couvert esl. entremelee de hostpiels de he-lles nains, deruiers dforts de la Vegetation ar-horeseenle pour vaincre la vigueur des dimatsde c<^s lieux cleves et saus ahri. Elle renlermeplusieurs dialets analogucs a ceux des Alpes etdes parlics haules du Jura.- Sur lellancsi‘pten-trionaldu ballou de Ouebwiller est uu vaste am-phitliealre en forme d’entonnoir grossicrementeiieulaire, dont le ibnd esl oce.upe par un !>eaulae; les parois s’elev ent a plus de 250 m. au-des-sus des eaux du lac, dont la surfaee est d’envi-j ron 900 in. ;m-dessus de la iner et a 500 m.au-dessous de la cime du ballou. Sa profundem-inoyenne esl de 30 m., sa superlicie d’environ75,000 in. carrcs, son diamelro inoveii de300 m. La sui-faee des eaux de ee lae etail ja-dis plus elevee; mais, en 1740, les pluies elles neiges les lireiil niouter ä une hauleur ex-traordinaire, el le 21 decenihre, au milieu deia nuit, Fedusc el um- digue couslruites par