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le nom d 'Aula Ouiriaca , ou Cour de Guereeh,d’ou son nom actuel.
Guerande fut assicgce saus succes par lesArmands en 919 et en 952. En 1342, pcndantles guerres de Jean de Montfort et de Charlesdt' Blois,Louis d’Espagne, qui avait pris le parlide ce dernier, embarqua ses troupes sur lesvaisseaux de commerce qui se trouvaient auCroisir, et vint assieger Guerande. Pres decetle ville existait encore raneienue lorteres.sede Granone, lxUie par les Romains. La gar-nisou, sommee de se renilre, s’v refugia. Leshabifants seuls se ohargcrent de la defense deleur ville : les femmes, les vieillards, les en-fants, les pretres, loul pritles armes ; mais quepeut une multitudo saus diel' eonti'o une ar-mee disciplinee? La ville fut prise d’assaitl ;les maisons et einq eglises furent brulees, loulce que l’emiemi rencontra dans les murs futpasse au hl de l’epee, saus distinetion d’äge nide sexe. Un grand nombre d’habilants avaitcherche un asile dans Tegfisede Sf-Aubin, levainqueur y mit le feu : la voiite calcinee s’e-croula sur eux. Des planclies, fixees sur laoharpente, remplacent encore denos jours celle’s oute qui, depuis ce lemps, n’a pas etc relevee.Ce fut dans cette expedition que la forteressede Granone lut entiereinent delruite.
En 1365, un trailc de paix fut coneiu ä Gue-rande, entre la comtesse Jeaune de Bretagne,veuve de Charles de Blois, etle comtede Mont-fort. Dugueselin assiegen el prit celle ville en1379. Olivier de Clisson, qni Tassiegca en1373, fut oblige d’en lever le siege, eine putla prendre. Le traitc de paix, condu en 1381,<»nlre le due Jean IV et Charles TI, roi dt)France, fut ratifie a Guerande, le 4 avril delameine annee. Les etats de Bretagne y furentassembles le 4 aoiit 1625.
Les armes de Guerande sollt : de gueulcsa deux lions passants d’argeul.
Cette ville est situee sur un coteau couvertde vignes, a 5 k. E. de TOeean; eile est do-minee par un ehateau flanque de \ ieilles tours,entouree de murs d’un aspeet triste, et balieen pierre de granit d’un aspect plus triste en-core. Les murs de Guerande eontenaient d’a-bord 12,000 citovens. Ce nombre , reduitensuite a 7,000, a dimimie suecessivement,paree que toutes les fois qu’on a releve lesremparls, ou a retreei l’enceinte de labile.Ct'iix qu’on vnii aujourd’liui dateul tle 1431.Jean Y les fit batir avec le produil des fouagesel des octrois. Un ehateau, ejui ajoulail jadis hses lorlilications, iutdemoli en 1614, sur lademande des etats de Bretagne , et les fossesprolonds, dunl leseaux croiq.issantes e.xhalnieutdes vapeurs mephitiq lieS » 0111 hiit place a despromenades ombraget’S d’ormeaux. Les rern-parts actuels de Guerande, revetus d un pare-inenl de pierres de taille el llanques de dixtours, formen! une figurc irrcguliere, dont laeirconference est de 1,434 m. On entre dansla ville par des porles plaeees aux points enr-dinaux. Une infinite de Souterrains, distribuesdans toutes les direetions, faeilitaienl, lors dessieges , les eommunications exterieures. I)u
haut de ces fortifieations antiques l’ooil deeou-vre une plaine immense qui n’a de bornes quel’hori/on ; au sud et au sud-est on apereoit lal»aie de Bourgneuf, Tile de Noirinoutiers, TO-eean et tonte la plaine enlre le Pouliguen ,Bat/ el le Croisic, oü sont situees les salines ;a Tonest on decouvre Belle-Ile, et au nord-ouest les iles de Ifedic, d’ifouat, la baie et lapointe de Quiberon.
Cette ville a deux hbpitaux, Tim affeele auxmalades, l’autre destine aux indigents. M. dela Bouexiere , aneien seneehal ile eelte ville, aeonsacre, dans Tespaee de Irente-deux aus, unesomme de 120,000 livresau retnblissement deTHölel-Dicu, fonde en 1650. La memoire deee vertueux eitoven est imperissnble, ses bien-fails Tont gravee dans le ccrur des pauvres.
A Tepoque ou la mer baignait encore uneparlie des marais salanls, Guerande avait unport; la navigation, quoique peu importante,ne lnissait pas d’oflrir a ses liabilants une res-sourc.e qu’ifs ont perdue. — On compte dansla commune plus de 18,000 oeillets salanls, les-quels, annee commune, produisent environ900 muids de sei tres-blanc , trcs-loger , queTon exportc par terre el par mer pnur l’inle-rieur de la France et a Telranger.
LaTurballe, pelil villnge de la comimine eta Tonest de Guerande, arme plus de trenlc ba-teaux et chnloupes pour la peche de la snrdirn*.Ces bateaux et (' _ s, monles par 6 ou 7
liomnies, procurent des movens d’cxistence aplus de 800 indi\klus.
Fahrujues de toilcs deliu, hnsins, serges. Fi-latures de laine et de coton. — Commerce, degrains, vins blaues, sei, chevaux et bestinux.- -Foires les 2 janv., 3 fev., 1 c ‘ - mars, 11 el 23avril, 18mni, 20 juillel, 10 aorit, 3 sept., 19et 29 oct., 20 nov.et 11 dec.
Bibliographie. Mort.knt. Pre'cis sur Gue-rande, le. Croisicet ses environs, in-8,1819.
GUEltAItl), bg Seine-et-Marne (Brie), arr.,cant. et a 11 k. de Coulommiers, ^ de Faro-moutiers. Poj>. 1,859 h. — II est silue dansune belle vallee arrosee par le Grand-Morin,et possede un Ires-beau eliateau.
La commune deGuerard etait aulrefois unepetite place de guerre, environnee iTeaux vives.Les liameaux, situes sur les hauteurs, offrenlde beaux jiavsages ; les ruines de Taueien mo-nasfci-e de la Celle, autrefois oecupe par desbencdictius anglais, se decouvreul, dans le val-lon, sous un aspect tros-pitloresque.
(ll’EUIiAVIIXF, vg. Se'me.-Inf, (Norman-die), an*, el a 20 K. d’Yvetol, cant. de Caude-bee. IS 3 . (ä la Maillerave). A 368 k. de Ba-ris pour la taxe des lettres. Pop. 2,092 h. —Foires les 12 nini et 19 sept.
Le liameau de la Maillerave, remarquablcpar le beau ehateau decenom, fait partiede lacommune de Guerhaville.
GITERBHINY, vg. Somme (Picardie), arr.,cant., (Kl el ä 10 k. de Montdidier. P. 704 h.•— Filature de laine. - - Fotre le 28 oct.
(11TEUCHE (la), peilte ville, JUe-ebVilatnc(Bretagne), arr. et ä 21 k. de Titre, ohef-l. decant. Cure. Gito d’elape. £ 3 . A 340 k. de Pa-
ris pour la taxe des lettres. Pop. 4,412 h. —Terrain ile Iraiisilion moyen.
Celle > die esl situee dans une contree agrea-ble, pres de la ibret qui porte son noiu, au mi-lieu d’un pays ferlile ou Ton recolle aliondam-menl des grains de loute espece. d’excellentesehalaigm's, h'eaueoup de lin et. de ehanvre tres-recherehes, el du eidre. de honne qunlite. Laforel de la Guerehe ahomle en exct'llenl gihier,el les paIm ages des aleulours iiourrissent quan-lile de Ix'sliaux.
Los armes dela Guerehe sont : degueidesa deux leopards d’or,
Fabritfues de loiles fines et coinmunes. Tan-lieries. Muileries, —Commerce eonsiderahled’exeellenl heurre, grains, lin, chanvres re-eherehes, liuile de. noix, chalaignes, bestiaux,inmilous , eie. - Foires le 1 er mardi d’avrilel de juillel, mardi quisuille 11 nov. el mardiapi-es la langevim* du 8 sept.
Bibliographie. * Aotice penealogiifue et
ftis/oriqne sur Pouance et la Guerehe, in-8,
1832.
«äUEItCHE-SlTSt - C11EUSE (la) , Guer-ehium, pelile ville, Indre-et-Loire (Touraine),'arr. et u 42 k. de Loches, eaui. el de Pres-signy-le-Graud. Pop. 542 li. Sur la Oeuse.
Cette pelile ville esl une loealite u pari. Enfait de \illes, les unes s’ele\eut, s’agrandis-sent, ehangent, se modifient; d’autres vieillis-senl, tombeul , disparaissent; iei rieu u’aeliange en bien ni en mal. Fondee par Char-les A ll, a Tepoque ou par derision on appelaitce priuce rot de Jiourges, eile presente encoretonte la physionomie duxv (! siede. Rueselroi-les, torlueuses , soml>res, tanlbt. s’elevanl enmonlagnes ou olfrant de veritahles preeipieos ;maisons lougues, poinlues , bizarres, conluur-nees, peuehees les unes sur les autres , a gui-cliel elroit, saus eour, saus jardin , scrrcestoutes autour du \ieux ehateau eomnie dejeunes oiseaux dans le nid mnti^rnel; teile eslencore cette relique dont un curieux voudraiteertainemonl orner sa eolleetion , si eile pou-\ait y IrouNer place. Mais si la pelile ville estrcslee intacte, il n’en est pas de. meine du elui-teau. Ele.vanl sa tele orgueilleuse el feudaledans les airs, il a suhl bien des orages. Char-les VII , galant plus que guerrier, quoi qu’ailpu faire la famense pueelle, construisil pour lagenlille Agnes Sorel cd nntique manoir qui.enloure deforels, servail «'ucoivderemle/.-vousde cliasse. De x ieilles diaiisons raeonlent Josprouesses du roi en combat el dednyet deohasse el d’amour; des peinhuvs a fresipn'dans Tinlerieur des pieces du ehateau rupre-sentenl ee prinee lorsqu’il courait le eerf ou lesauglier. Au-dessus du eorps de logis el deshuit tours, qui snbsislaienl il y a Irenteans dans leur etal primilil', se. vinait um*galerie exlerieure , sculplee a jour , suppor-lee par des eonsoles oü Ton distinguait desU'les de femmes, el celle devise Al«, A sur A,rehus digne de l’epmpie sur la belle des helles(Agnes Sorel, ou Surcne). Alors la magnifi-cenre de celle residence anuom;ail une hahita-tiou rovale ; de Iarges ponls-lesis, des murs