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GUISE.

GUISE.

GUITERA.

douze pairies de Flandre. En 1177, Jacquesd’Avesnes, sire de Guise, ayant fait tner lechancelier de Flandre, pour se venger des in-jures qu’il eu avait recues au siege de Rouen ,les comtes de Flandre et de Hainaut entrerenten armes sur ses terres, y mirent tont aupillage, et rascrent le chateau de Guise et lefort de Lequielle, dont ils s’etaient rendus mai-tres; pur la suite, le cl«ateau de Guise fut re-bäti et la ville fortifiee. En 1339, les Anglaiss’en emparerent; mais l’intrcpide Jeanne deHainaut defendit avec succes le chateau contrele comte de Soissons, son pere, ligue alors avecles Anglais. C’est cette meine Jeanne qui, en4346, enleva Itirson ä main annee ä Charlesde Blois, son beau-frere. En 1422, les parti-sans de Charles "VH, desesperant de conserverles chateaux de Moy et de Brissy, les evaciie-rent apres y avoir mis le feu, et se retircreut äGuise.

En 1424, Guise etait la seule ville de Picar-die qui tint encore pour le roi, toutes les au-tres places de cette province etant a cette cpo-que entre les mains des Anglais et des Bour-guignons. Jean de Luxembourg, qui voulait äla faveur de quelques pretentions chimcriquess’approprier le comte de Guise, se chargea desouniettre cette place, defendue par Jean deProisy. II attaqua d’abord le fort de Wiege,que Proisy rendit au bout desix semainespourprendre le coniniandenient de la place. Le siegecommenca au inois d’avril, cl ne se terminaqu’eu septemhre par une capitulatiou lionora-ble, portant que la ville serait reudue le I ermavs 1425, si dans I’intervalle eile n’etait passecourue. Le 1 er mars eile fut remisc a Jean deLuxembourg, qui devint possesseur de tont lecomte de Guise, et le consei va jusqu’ä sa mort,arrivee en 1440.

Guise fut donne avec titre dt; conite,en 1413,a Charles d’Anjou, comte du Maine, en faveurde son manage avec Isabelle de Luxembourg.Cette ville fut attaquee saus Sucres, en 1486 et4487, par Montigny, general du roi des Ro-mains, qui y fut Messe morteüement. En (pH ,le comte de Guise fut donne a Jean d’Armngnnoet aLouis, son frere. Enliti, en !52o, eecomledevint la propriete du celebre Hände de Lor-raine, tige de ia inaison de Guise, en faveurduquel i! fnt erige en duche-paiiie [>ar lettrespatentes de 1528.

En 1536, les Imperiaux , sous les ord-es ducomte de Nassau , ayant fair nne irmption euPicardie, sYmparcrent de Guise par surprise.Cette ville fut assiegeeel 'epi-bo qiielqm» lempsapres. En 1594, Guise etait an pouvoiv de laLigue : Henri IV, qui n’avait pu ;irri\«*r ätemps pour sauver Ia Capelle. dont les ligueursvenaient de s’emparer, attaqua les laubouvgsde Guise, les emporta apres une action san-glante, et les brula en se rcliranl.

Le 12 juillet 16.36, Guise fut nitnque par lesEspagnols; mais la bravninv des h ibilants.commandes par Guebriaut, Ics nbligea d’en Y-ver le siege, evenement tpu ful !c salnt de 'outle pays. En 1650 , les Espagnc s, apre-. s’rtmempai esdu Cälelel, d’Anbeuten r! de.il ibemon t.

vinrent mettre le siege devant Guise, qui fut in-vesti le 16 juin. La ville fut emportee lc 27;mais les habitants curent le temps de se retireravec la garnison dans le chateau. Les vivresquimanquereut bientüt aux assiegeants, et la perled’un grand convoi qui leur lut enlevc le29 au-pres de la Gapeile, les forcerent ä lever le siegele 2 juillet.Une medailie fut frappee en memoirede ce succes; et, pour honorer le courage deshabitants, le. maire et deux ofliciers municipauxfurent auohlis.

En 1704, le comte de Guise fut erige denouveau en duche-pairie en faveur du princeet de la prineesse de Conde.

En 1791, la ville de Guise fut rcconnue placeforte de deuxieme classe par uue loi du 10juillet. Apres la prise de Valeneiennes, en179.3, rennemi ayant disperse 1’armce qui cou-vrail la frontiere du Nord, on fit un appel ätous les liommes eu etat de porter les armes. Le13, une levee en massc partie de Laon, et gros-sie dans sa route jusqu’au nombre de 15,000honnnes, s’arrbta ä Guise, dont eile changea lenom en celui de Reunion-sur-Oise. Le 25 juin1815, les troupes etrangcres investirent le chä-teau de Guise, qui se rendit par capitulatiou.

Les armes de Guise sollt : d*azur seine defleurs de lis d’or , au Hon (Vargent brochantsur lc edte dextre.

La ville de Guise est dans une belle Situation,sur Ia rive gauche de l’Oise, et traversee parun canai de derivalion de cette riviere. Les l’or-titications de cette place se mluisent a peu presa im simple mur dYneeinte. Le chateau, cons-truit par Claude de Lorraine en 4549, dominela ville d’environ 50 melres, et s’eieve de ceedle sur un escavpement ä pic. Sa forme est apeu pres triangulaire , et ses fortilications tres-regulieres. Sa capacite interieure est peu eon-siderabie; on v rencontrc cependant une tourronde ties-elevec, uu vaste magasin pour l’ar-tillerie, et des casernes pour environ 250 hom-mes. Lc chälcau <Je Guise renferme de plus dessouterrains assez beaux, et un puils creuse dansle roc jus(|u’;ui niseau de la riviere.

On li ou\e dans les em ironsde cette ville um*fontaine d’eau minerale legerement femigi-neuse, des carrieres de gres a paver, et desterres viti iolttjues.

Biographie. Patrie de Charles de Blois,celebre et inalheui’eux concun-enl de Jean deMontforl pour le'duche de Bretague, mort en1364.

Dt; Camille Dksmoulins , avocat et hommede |t*Ures, premier apdtre de la liliertc, dejuitcde l’Aisne a la convcntion nationale, mort surreehafaud revolutiounaire le 6 avril 1794. 11 alaissc plusieurs ouvrages , dont le plus reinar-quable esI son Histo'irc secrctc de la rvvolutionet des si.r premiers mais de la rcpidd'ujue.

De J.-F. Bf.Mn, cultivaleur , momhre de laeonvention et ( j u consei! des cinq Cents.

De C. Dormay, nuteur d’une Histoire de.Soissons, mort en 1671.

De A. Drnois, general de. division, l’rapped’un coup mortel a la Bataille de Koveredo, en1796.

De Jkax de Lüxembourg , dont le nom nesaurait se derober a l’exeeration des siecles. Ilvernlit la Pucelle aux Anglais, et fit la guerre äses conipatriotes avec la ferocile d’un canni-bale; mort en 1440.

De P. Marchand, homme de lettres et biblio-grajihe, auleur de VHistoire de Vorigine et despremiers progres de Vimprimerie; ne vers1675, morten 1756.

De Ch.-L. Lesur, londateur de 1 'Annualrence.rologique.

Industrie, l’abriques de toiles, fdatures decoton elde lin, tanneries, briqueteries, buile-ries. — Commerce de chanvre file, lin, eaux-de-vie, etc.*— Foircs les 7 fev., 7 mars, 7 mui,7 juin, 7 aoilt, 7 sept., 7 nov. et 7 dec.—Marche les lundis, mercredis, vendredis et sa-medis.

GUISE, vg. Nievre, comm. de Moux, iS deMontsaudie.

GU1SKN1EUS, Gysimacus, vg .Eure (Nor-mandie), arr., cant., [S et ä 8 k. des Andelys.Pop. 4G6 h.

GUISlMi, vg. Moselle , comm. de Bettwil-ler, de Kobibacb.

(■UISLAIN (le), vg. Manche (Normandie),arr. et a 20 k. de St-Lb, cant. de Percy, C3 deVillcbaudon. Pop. 462 b. — Commerce decbevaux de trait et de hestiaux. — Foire le 30avril.

(JUISSAIIXES , vg. Charente, comm. deVindolle, ^ d’Angouleme.

UL’ISSEXY , vg. Finistcre (Bretagne), arr.et a 30 k. de Brest, cant. de Laimilis, CS deLesnevcu. Pop. 3,102 h.

GUISY, vg. Pas-de-Calais (Artois), arr. eta 23 k. de Mouti(iul-suv-Mer, cant. etg3 deHesdin. Pop. 177 h.

(iUITAEENS, vg. Tarn (Languedoc), arr.,a 18 k. de Castres, cant. de Vielmiu’.Pop. 609 h.

GUITAUT, vg. II.-Garantie , comm. deMonlcsquieu-de-Lille, IS de FlsIe-en-Dodon.

GUITERA, vg. Corse, arr., (S et a 53 k.d’Ajaccio, cant. deZieavo. Pop. 306 h.

Dans un vallon distant d’eiiYiron deux inil-los du village de Guilera, on trouve une sourcedVau sulfureuse thermale qui jouit d’uuegraude ccleluile. Depuis 1776, les habitantsdes oonumuies de Guitera et de Corra elaientdans l’usage d’y faire rouir du lin et du elian-vre. Quel(|ues fenunes, qui etaient alteintes jiarle Systeme derntoi'de, ayant ete parfailenieutguerics par »Piminersion de leurs jambes danscette eau, coinnu;ncerent sa repulation. Plustard , Antoine-Francois Peraldi, aujourd’buieure a Bayon, departeinent de la Gironde, for-ma le projet d’y envoyer uu de ses neveux,qu’il aimait tendrement, t;t. qui elnit affeclerrmie malndie cutanee repulee incuralile. Il lefit, Iransporter aux hains de Guitera, et au boutde dix jours il en revinl gueri. Getto eure im-portante fit ivgardet* ces eaux c.oinnu; iniraeu-b'iises, cl dcqmis cette epoque dies n’ont ressedY’Ire tivs-frequeulees.

H n’y a pas d’elablisscment projirement dita Guitera. On v trouve seulemont deuxmaison-